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Eclairage

Le “mariage” homosexuel, c’est comme l’allaitement paternel !

31 Janvier 2013, 09:08am

Publié par Simon Duplessis

http://2.bp.blogspot.com/-ewENw4z_9AA/UQmUrgwHOYI/AAAAAAAADjw/mbqBqj_XsU8/s320/cordileone.jpeg

  L’archevêque de San Francisco, Mgr Salvatore Cordileone, vient d’accorder une interview au Catholic Herald britannique.

Phrase à retenir :

 « Légiférer pour affirmer le droit des personnes de même sexe de se marier, c’est comme légaliser l’allaitement paternel. » 

Quelques autres paroles fortes :

« La vérité est claire. Vouloir que les enfants soient liés à un père et une mère ne constitue une discrimination à l’égard de personne. Chaque enfant a un père et une mère, et soit vous soutenez la seule institution qui assure ce lien d’un enfant avec son père et sa mère ou vous ne la soutenez pas. L’adoption, par une mère et un père, est le miroir de l’union naturelle entre une mère et un père et fournit l’alternative heureuse et équilibrée lorsqu’un enfant ne peut pas être élevé par ses parents biologiques. »

Mgr Cordileone récuse le recours à la théologie dans la bataille contre le « mariage » gay :

« Si vous utilisez la théologie, vous faites leur jeu et ils vous diront que vous utilisez la religion pour prendre le contrôle des gens. Le mariage ne se trouve pas d’abord dans la théologie : le mariage est dans la nature. La théologie construit sur la base de l’institution naturelle, en nous donnant un sens plus profondément mystique et surnaturel de sa signification. »

Et il appelle à l’action, après que l’intervieweuse Mary O’Regan, note que pour beaucoup, prendre part au débat expose à des critiques, des problèmes, voire des pertes d’emploi. Ayant rappelé qu’il est plus facile à cet égard aux clercs de s’exprimer, il précise :

« Nous battre pour le mariage est notre façon d’aimer Dieu, et cette bataille est le don particulier que Dieu a donné à notre génération. C’est notre épreuve spécifique, et en la surmontant nous pouvons atteindre à la grandeur spirituelle. Cela entraînera des souffrances que de nous opposer au mariage gay, une chose qui menace d’une telle destruction le sens du mariage naturel, qui est une institution orientée vers l’enfant. » 

Quant aux termes « mariage gay », il recommande de n’y avoir recours que « parcimonieusement », car il s’agit d’une impossibilité naturelle : à force d’employer les mots, nous pourrions nous laisser tromper jusqu’à croire qu’il s’agit d’une réalité authentique qui n’attend que l’approbation du gouvernement pour la rendre légitime.

 

Riposte catholique . Jeanne Smits

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La haine antichrétienne en vidéo

30 Janvier 2013, 07:05am

Publié par Simon Duplessis

 

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Mariage pour tous : et ça veut devenir parents ?

29 Janvier 2013, 04:42am

Publié par Simon Duplessis

Communiqué de presse du 28 janvier 2013 du bloc identitaire


http://www.humanite.fr/sites/default/files/vignettes/mariage_jesuss.jpgAvec officiellement 125 000 participants selon la Préfecture, la manifestation des pro-"mariage pour tous" n'a pas atteint les objectifs escomptés.

Le Bloc Identitaire, qui avait participé le 13 janvier à la "Manif pour Tous", rassemblant plus d'un million de personnes contre le projet de loi socialiste, se réjouit de cette mobilisation réduite alors même que toute la classe politique, syndicale et associative de gauche avait appelé à la mobilisation.
 
Le rapport de force militant est donc clair : les opposants au projet sont au moins quatre fois plus nombreux. La manifestation en faveur de la dénaturation du mariage a fait un bide. Total. Sans appel. Définitif. Le gouvernement doit tirer les conclusions de l'échec de sa manifestation, en sortant de son autisme et en retirant son projet de loi.

Et ce ne sont ni les chiffres gonflés par les autorités - autant que ceux de la "Manif pour Tous" avaient été volontairement diminués - ni les dizaines de milliers de militants de gauche et d'ultra-gauche rameutés à la dernière minute pour garnir des rangs qu'on prévoyait clairsemés, ni la grotesque fête des "peoples" organisée le soir, qui masqueront ce qui relève purement et simplement d'un échec flagrant.

Mais au delà de cet échec numérique, c'est l'image renvoyée par ce cortège de haine, d'obscénité, de mauvais goût, qui aura marqué les observateurs.
 
Les médias, comme Libération, qui ont recensé les slogans de la manifestation ont pris soin de passer sous silence les plus nombreux qui sont les plus odieux. Il convient de les citer ici pour montrer à quel degré d'abjection est descendue, par exemple, une Roselyne Bachelot pour s'être jointe à cette mascarade : "si Hollande recule, on l'encule", "Frigide ton cul doit être jaloux de la merde qui sort de ta bouche", "Jésus avait deux papas et une mère porteuse", "on est pédés mais pas curés"...

Loin de l'ambiance familiale qui régnait le 13 janvier, loin des slogans sains qui y avaient été scandés, loin des promesses d'apaisement du pseudo "président normal"... cet étalage d'insanités montre bien l'immaturité et la violence morale d'une poignée d'activistes provocateurs à qui il apparaît définitivement difficile de confier le moindre enfant.

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Révolution

21 Janvier 2013, 08:39am

Publié par Simon Duplessis

http://www.france-pittoresque.com/IMG/jpg/Louis-XVI.jpg21 janvier : jour anniversaire de la mort du Roi. C'est l'occasion de redire que la république est née sur un crime, comme Robespierre le disait formellement le 3 septembre 1792.

 

Louis fut Roi et la République est fondée. Louis a été détroné par ses crimes. Louis dénonçait le peuple fançais comme rebelle : il a appelé, pour le chatier, les armes des tyrans ses confrères, la victoire et le peuple ont décidé que lui seul était rebelle. Louis ne peut donc être jugé : il est déjà condamné...
    En effet, si Louis peut encore être l'objet d'un procès, il peut être innocent : que dis-je ! Il est présumé l'être jusqu'à ce qu'il soit jugé : mais si Louis... peut être présumé innocent, que devient la Révolution ?
    ...je n'ai pour Louis ni amour ni haine ; je ne hais que ses forfaits...Je prononce à regret cette fatale vérité... mais Louis doit mourir parce qu'il faut que la patrie vive... Je demande que la Convention nationale le déclare dès ce moment traître à la nation française, criminel envers l'humanité..

 

La république s'est ensuite construite sur un populicide. St Just déclarait : Pas de liberté pour les ennemis de la liberté",  "ce qui constitue une république, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé" et puis  "Le gouvernement révolutionnaire doit aux bons citoyens toute la protection nationale ; il ne doit aux ennemis du peuple que la mort". Pendant  La période révolutionnaire, on  connaîtra la guillotine, les massacres, les noyades, la guerre qui se poursuivra avec le premier empire. Au total , environ deux millions de morts. En fait, on assiste à  une réduction méthodique de la population dénoncée par ailleurs par Babeuf et  comme le fera aussi Staline avec la famine oraganisée en Ukraine.

 

La Révolution  a gagné  ensuite la  Russie de 1917avec l'instauration du système communiste responsable d'après Stéphane Courtois de 100 millions de morts. Elle a momentanément échoué en Espagne en 1936 grâce à la détermination du général Franco.

 

Aujourd'hui, elle avance à couvert, de façon  aseptisée,  mais elle est tout aussi dangereuse et mortifère.  L'IVG n'est- elle pas passée dans les moeurs comme demain le sera l'euthanasie ?

Préparée dans les loges, la Révolution est la doctrine en action de cette secte anti-chrétienne. Sa principale force résulte de notre naïveté et de notre faiblesse.

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Les vrais chiffres de la manifestation

18 Janvier 2013, 12:26pm

Publié par Simon Duplessis

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSLcpf8Ub5GVfIpoSyGY34ySAfnpUou9MUUwuWtun3tFPpBTWQXTY38Q8CxOn vous le dit ; c'est 340 000 !! pas un de plus .La préfecture de police a vérifié plusieurs fois  les résultats– d'ailleurs ce sont des "pros" du comptage -

Le nouveau directeur du renseignement de la préfecture de police de Paris qui est totalement indépendant du pouvoir politique -on le savait- le confirme en disant qu'il n'a aucun intérêt à raconter des histoires.

 

Moi je veux bien tout ce que l'on veut, mais ayant participé à plusieurs manifestations parisiennes dans ma longue  carrière de militant, je pense -certainement à tort -qu'il y en avait beaucoup plus.

 

Étudions un peu le problème à la façon CM2 ( la baignoire qui se remplit et se vide en même temps, cela vous rappelle quelque chose ?) en essayant d'être objectif et pragmatique et en sachant qu'il y aura un petit delta d'incertitude..

 

  • Trois colonnes de manifestants se groupent en arrivant au champ de mars côté tour Eiffel, défilent et le quittent du côté de l'École Militaire. Les photos aériennes montrent une colonne de personnes qui s'étale tout le long du Champ de Mars (L = 750 m) sur une largeur "l "de 100 m environ. La densité "d " est d'une personne par m² (norme communément admise par tous)

La vitesse V du cortège est estimée à 1,5 km/h et le remplissage du C de M a débuté à 14 h30 pour se terminer à 19 h 45. (durée T = 5, 25 h)

Question sur 10 points : quel est le nombre total de manifestants N ?

 

soit " Nt "le nombre de manifestants à l'instant "t" présents sur l'esplanade. Nt = L x l x d = 750 x 100 x 1= 75 000

et nous avons N = Nt . T. V/L = 75 000 x 5,25x 1500/750 = 787 500

 

800 000 à la louche voilà le chiffre minimum que l'on peut retenir avec des données objectives . CQFD .

Ces chiffres corroborent ceux du général Dary et correspondent à la moyenne entre l'estimation basse de la PPP (340 000) et celle des organisateurs (1300 000)

Je veux bien en débattre avec les spécialistes d'une "logique toute mathématique" .

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La France réveillée, la france retrouvée !

16 Janvier 2013, 18:53pm

Publié par Simon Duplessis

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e2017c35bf261b970b-800wiNous nous sommes comptés le 13 janvier; nous étions 1300 000 à marcher dans le froid sur le sol parisien après avoir, pour la plupart d'entre nous, fait plusieurs centaines de kilomètres pour venir de province. Comment expliquer une telle mobilisation contre ce projet de loi alors que depuis des dizaines d'années, le français avale tout sans broncher ;  la perte de son identité nationale, le chômage, la pression fiscale, l'islamisation de son pays , l'insécurité, les repentances successives qui lui sont imposées, les guerres pour rien, et "j'en passe et des meilleurs" ?

La réponse est simple ; le Français  est sorti  de la léthargie  dans lequel le système l'avait plongé et pour cela on peut remercier François Hollande. Hier avec Sarko, un petit air de flûte suffisait à tromper son monde,  mais aujourd'hui avec le pouvoir PS, c'est tellement gros que nos compatriotes ne se laissent plus hypnotiser.

 

De plus, ils ont vu comment le pouvoir a minoré les chiffres de cette gigantesque révolte pacifique et comment il les a méprisés. Comme si la France "blanche et catholique" était une minorité sectaire, ringarde et communautariste, comme si nos gouvernants avaient  déjà fait  une croix sur notre pays, son peuple, ses racines,  sa tradition chrétienne, comme si leur rêve mondialiste était déjà réalisé. Il faut espérer que cela constitue un début de prise de conscience.

 

Un de nos blogs amis a évoqué  une chouannerie du 3° millénaire et au moment où l'on rend hommage à trois de nos soldats morts pour la France, je crois en effet que nos compatriotes sont capables de se battre jusqu'au sacrifice pour défendre leur terre et leur foi.

 

Photo : salon beige. Notre évêque;  Mgr Centène .

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La vérité rend libre

8 Janvier 2013, 10:03am

Publié par Simon Duplessis

http://www.la-croix.com/var/bayard/storage/images/lacroix/religion/s-informer/actualite/civitas-dans-la-mouvance-du-nationalisme-catholique-_ng_-2012-11-19-877665/28243884-1-fre-FR/Civitas-dans-la-mouvance-du-nationalisme-catholique_article_popin.jpgBeaucoup iront à la manif du 13 janvier et c'est tant mieux. On peut regretter cependant qu'il faille devoir cacher son  identité pour faire bonne figure auprès de Mme Frigide Barjot. Exit les croix, les cols romains et les drapeaux tricolores car  il n'est pas bien venu de se montrer catholique ou nationaliste. Le catholique est forcément coincé, intégriste et le nationaliste,  un nazi; c'est bien  connu.

 

On voit bien ici que c'est l'Eglise, ni plus ni moins et accessoirement notre pays et notre peuple qui sont la cible du système.

 

De notre côté , nous ne pouvons pas espérer faire gagner nos idées sans désigner clairement notre  adversaire, surtout en continuant à croire que tout ce qui nous arrive va  dans le sens de l'histoire ou relève  de l'évolution normale de la société.

L'ennemi existe : c'est la secte anti-chrétienne (luciférienne, en fait) représentée par la franc-maçonnerie sans oublier leurs compagnons de route cosmopolites, adeptes du mondialisme messianique. Tout ce que l'on pourra dire d'autre est en réalité un gage de soumission aux forces modernistes.

 

Cerains le disent avec un certain courage :

Philippe Ploncard d'Assac en premier lieu qui allie avec talent,  lucidité, intransigeance et pédagogie doctrinale.

Bruno Gollnisch

"Libre à la secte du Grand Orient de faire connaître au grand public sa « vision du monde », mais elle ne saurait stigmatiser l’Eglise au motif qu’elle entend user du droit de faire connaître la sienne".

Mgr Cattenoz

"Nous avons aujourd’hui un gouvernement de gauche et franc-maçon. Je ne vois donc pas comment il pourrait être très favorable à l’Église. La récente sortie de Vincent Peillon en est une bonne illustration. Les chrétiens seront probablement persécutés un jour ou l’autre mais tout cela aide également l’Église à grandir".

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Un evêque à la manif du 13 !

7 Janvier 2013, 22:01pm

Publié par Simon Duplessis

 

Pour n’avoir pas osé dire, dès qu’ils s’en aperçurent, qu’il n’y avait pas de fil sur la navette du tisserand, les courtisans du conte d’Andersen (1) exposèrent leur roi à exhiber sa nudité à la face de la Cour. Il fallut le cri d’un enfant pour ouvrir les yeux de tous. La morale de cette histoire est d’une étonnante pérennité. Elle nous invite à ne pas céder lorsque l’idéologie dominante semble l’emporter sur la vérité.

Depuis quelques mois tisserands et tailleurs s’agitent dans l’ombre pour confectionner un « mariage pour tous » à la mesure des « couples » de même sexe. Ils consultent des gens qui sont de leur avis et refusent tout véritable débat national sur le sens et la nature de la famille.

Là aussi c’est la voix de l’enfant qui nous ramène à la vérité et nous ouvre les yeux. Ce cri d’enfant, nous l’avons entendu samedi dernier à Reims lorsqu’un jeune adopté s’est écrié : « à l’orphelinat, les enfants rêvent tous d’un père et d’une mère, pas de deux papas ou de deux maman (2)

Parce qu’il ne tient pas suffisamment en compte de l’enfant, le projet de loi sur le « mariage pour tous » constitue une dénaturation du mariage et un détournement de l’adoption. Il ouvre un boite de Pandore dont le contenu met en péril les fondamentaux d’une société déjà bien malade de ses manques de repères.

1) Une dénaturation du mariage.

Le mariage n’est ni la reconnaissance publique de l’amour entre deux personnes, ni un contrat dont les termes seraient aléatoires. Il est une institution dans laquelle un homme et une femme s’engagent en vue de la procréation et de l’éducation de leurs enfants. Quand les pouvoirs publics légifèrent sur le mariage ils ne légifèrent pas sur les sentiments mais sur une institution. C’est parce que cette institution est ordonnée au bien commun de la société qu’elle bénéficie de la faveur du droit, tant sur le plan fiscal que sur le plan patrimonial. Ce n’est pas l’amour de deux êtres, c’est le service du bien commun qui justifie son statut particulier.

C’est la complémentarité homme-femme inscrite au cœur de la nature qui en assure la fécondité tant au niveau de la transmission de la vie que de l’œuvre éducative.

C’est la différence sexuée objective, et non l’orientation sexuelle subjective, qui fonde le mariage. Comment des enfants élevés par des parents de même sexe vivront-ils une phase de construction aussi importante et universellement reconnue que le complexe d’Œdipe ?

Le « mariage pour tous » ne consiste pas à ouvrir aux homosexuels une situation qui leur était interdite par l’arbitraire des lois et donc à créer plus d’égalité et de justice, il consiste à modifier l’institution du mariage pour la leur rendre accessible. Cette modification est une révolution anthropologique sans précédent car elle dissocie de manière définitive la procréation de la sexualité, le mariage de l’engendrement, la famille de la nature. Quelle cohérence y a-t-il à prétendre entrer dans une institution quand pour y entrer il faut la détruire ?

2)  Un détournement de l’adoption.

La filiation adoptive est une fiction juridique destinée à donner une famille à un enfant qui n’en a pas : elle est en faveur de l’enfant. Elle vise à atténuer pour lui le malheur d’avoir perdu sa famille en lui donnant une famille de substitution dans laquelle il pourra retrouver les repères qui lui permettront de se construire  humainement et socialement. Elle consacre un droit de l’enfant non un droit à l’enfant. En effet, si le désir de se perpétuer dans une descendance est naturel, le droit à l’enfant n’existe pas et ne peut pas exister. Cela reviendrait à en faire un objet que l’on pourrait posséder.

Le but de l’adoption est de satisfaire le besoin de famille qu’un enfant abandonné ou orphelin peut ressentir et non de combler le désir d’enfant d’un couple. Moins encore de profiter du malheur d’un enfant pour l’instrumentaliser au profit d’une construction arbitraire qui ne pourra apparaitre que comme un artifice. Ouvrir l’adoption aux couples homosexuels c’est rendre à jamais illisible la filiation des enfants adoptés  à une époque où toutes les découvertes de la psychologie nous montrent combien il est important de savoir d’où l’on vient.

3)  Une boite de Pandore.

Pour mesurer les conséquences du « mariage pour tous » il ne suffit pas de constater que tel ou tel enfant qui vit dans un couple homosexuel semble heureux aujourd’hui. Ce type de réforme ne peut s’apprécier que sur plusieurs générations au regard des évolutions qu’il suscite.

La loi sur « le mariage pour tous » n’est pas encore votée qu’on nous promet déjà des amendements visant à autoriser la procréation médicalement assistée. Sauf à introduire une discrimination intolérable entre les couples homosexuels féminins et les couples homosexuels masculins, cela ouvrira la possibilité de recourir à des mères porteuses. La nature est ainsi faite que l’hétérosexualité est indispensable à la vie. Cela relève du principe de réalité. La loi ne peut rien y changer. Le « mariage » homosexuel, s’il veut s’épanouir dans une filiation, sonne le glas du mariage à deux ou fait entrer l’humain dans la catégorie des biens de consommation commercialisables. On n’a jamais vu une femme riche porter l’enfant d’un couple pauvre, fût-il homosexuel.

Le « mariage pour tous » fait aussi tomber le tabou de l’inceste. En effet, le tabou de l’inceste n’est pas inné. Il s’est établi de manière empirique au long des siècles. C’est à force de constater que les unions endogames finissaient toujours par produire des enfants dégénérés que l’exogamie s’est imposée. Au nom de quoi pourrait-on les interdire dans le cas d’unions homosexuelles par définition stériles et donc peu susceptibles de provoquer une dégénérescence de l’espèce ? « Cessante ratione legis, cessat lex » (3)

La boîte de Pandore réserve encore bien des surprises.

Au-delà des circonstances de l’espèce, la loi sur le prétendu « mariage pour tous » pose aussi la question de l’attitude qui doit être celle des citoyens  face à une loi contraire au bien commun. Depuis Antigone jusqu’au procès de Nuremberg, l’histoire nous a appris qu’il ne suffit pas qu’un texte soit légal pour qu’il soit légitime quand l’intérêt supérieur de l’humain est en cause. Quelle attitude observer vis-à-vis d’un régime qui croit pouvoir bafouer le bien commun fondé sur le droit naturel ? Le positivisme juridique dont il fait preuve n’est pas compatible avec l’objection de conscience. Les mandats électoraux ne pourront-ils être brigués que par des personnes disposées à faire litière de leur conscience ? Cela fera-t-il grandir la crédibilité d’une classe politique déjà bien contestée dans sa capacité à résoudre les vrais problèmes auxquels la société est confrontée en ce début de XXIème siècle : récession économique, dissolution du lien social, montée de la délinquance ? A quelles résurgences du communautarisme faut-il s’attendre ? Si la loi n’est plus un socle commun pour la nation, qui pourra garantir la stabilité du pacte social ?

Notre société est déjà bien fragilisée par la perte des repères qu’elle subit depuis des décennies ainsi que par la crise économique endémique que la mondialisation étend à l’ensemble de la planète. Quel sera le prix à payer par l’humanité pour les bouleversements que le « mariage pour tous » nous laisse entrevoir?

Si nous voulons éviter au roi le désagrément d’aller nu de par les rues et épargner à nos enfants la vision de ce triste spectacle, osons dire dès maintenant qu’il n’y a pas de fil sur la navette du tisserand.

Mgr Centène
Docteur en Droit
Evêque de Vannes

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