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Eclairage

La débacle de l'éducation nationale

4 Novembre 2007, 17:29pm

Publié par Simon Duplessis

La débâcle de l'école/ Une tragédie incomprise »
Par Laurent Lafforgue, Liliane Lurçat (collectif)
 

«
 Le système éducatif français se trouve dans une situation qui n'est pas sans analogie avec celle de l'armée française en 1940. Comme alors, des erreurs conceptuelles fondamentales ont été commises et l'esprit de système a obscurci le sens du réel. Comme alors, la responsabilité appartient d'abord au commandement, en l'occurrence aux instances dirigeantes de l'Education nationale qui ont transformé la nature et la finalité de l'école et ont imposé, depuis des décennies, des pratiques pédagogiques destructrices des apprentissages.
« Les conséquences de la débâcle de l'école pour les nouvelles générations et pour notre pays tout entier – si elles ne se manifestent pas avec la même immédiateté et la même brutalité – promettent d'être aussi graves et destructrices, à moins qu'une prise de conscience collective ne conduise rapidement à un sursaut et à l'amorce d'un processus de refondation et de reconstruction 

Le normalien Laurent Lafforgue, médaillé Fields essaie de secouer le mammouth. Il faudrait peut être secouer aussi M. Darcos pourqu'il mette un arrêt définitif aux méthodes de lecture  globales et semi-globales dont on connait l'inefficacité et les effets néfastes à long terme.

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Mathilde Lefol 05/11/2007 21:24

Il faudrait aussi que l'école primaire se concentre à nouveau sur les bases élémentaires à savoir apprendre à lire, à écrire et à compter correctement. C'est inamaginable ce qu'un enfant de CM1 doit apprendre en plus : vie collective (ie éducation civique), sécurité routière : permis piéton et vélo,  informatique, théâtre etc...Les fondamentaux se trouvent très dilués dans toutes ces matières différentes. Les parents se retrouvent perdus dans les méandres de la nouvelle langue des enseignants. Ce ne sont plus des rédactions, mais des "productions d'écrits" ; on ne parle plus de grammaire mais de "technique de la langue". Les enfants sont fatigués, dispersés et les parents souvent désemparés. Et pourtant beaucoup d'enseignants aiment leur métier et tentent de le faire dans les meilleures conditions pour les enfants. Le "mamouth" est trop lourd à digérer sans doute ....

PROSPECTIVISTE 05/11/2007 20:22

Le système éducatif peut apparaitre comme en faillite (mais je n'utilise ce qualificatif qu'avec beaucoup de prudence compte tenu des foudres qu'il déclanche de la aprt de nos gouvernants).Il ne l'est pas tant que cela au regard de la structure de notre société.Il ne sert en fait qu'à reproduire le shéma qui correspond à une certaine élite qui ne fait que se reproduire.La séléction ne se passant plus qu'en fin de parcours (prépa)et parfois bien trop tard (après bac +3), il convient de trouver des moyens subtils, respectant les apparences de la "démocratie" et le politiquement correct.C'est le concept du bac pour tous (enfin pour 85% d'une génération).La séléction se fait en réalité beaucoup plus tôt , voire dès la maternelle au dire de certains enseignants qui détectent les bons éléments et ceux qui poseront des problèmes dès la maternelle ! Bien sûr tout cela est trop dangereux pour être évoqué lors des réunions de parents mais reste une réalité lors des réunions entre enseignants.Petit à petit , les classes se passant et sous couvert de la liberté laissée au parents de s'opposer au redoublement, l'enferment se produit et les élèves qu'on ne peut contraindre à maitriser les methodes d'apprentissage se retrouvent confrontés à des choix ineptes dans des filières- voies de garage auto prédictives qui conduisent à des erreurs et des regrets éternels. Dès le primaire, certains élèves seront "orientés" vers des classes qui les conduisent au collège puis au lycée à ne plus pouvoir rattrapper leur retard.Ainsi , on relèves un taux anormal d'élèves incapables de lire et d'écrire correctement en 6ième.Les parents les plus avertis et les plus présents veulent le meilleur pour leurs enfants en sont souvent contraints d'assurer par des cours particuliers pour éviter le pire !C'est le cout de la sélèction passive ! N'espérez pas voir une quelconque réforme de ce système qui reproduit et accentue les inégalités dans la mesure où les enseignants qui refusent de faire des heures sup en viendraient à perdre la possibilité de gagner plus en donnant des cours et non pour ne pas faire plaisir à Mme Royal comme de vils et ignorants téléphonistes essayerent de nous le faire croire lors de la dernière campagne élèctorale !!!! Les profs seraient ils devenus sarkocompatibles avant l'heure : travailler plus pour gagner plus !! Ne jetons plus la pierre sur le corps enseignant qui n'est pas si buté qu'on voudrait bien nous le présenter.Reste la question du black dont les francais , par principe fraudeurs et attachés à ce petit bout ultime de liberté ne veulent pas se détacher.

Marie-Marie 04/11/2007 21:12

un seul ministre a eu le courage de demander ( entre autre ) pourquoi les stages des maîtres et autres professeurs ne se faisaient pas pendant les vacances scolaires et de parler du "mamouth"  :  c'est Claude Allègre ; résultats :  il a eu tous les syndicats sur le dos et n'a jamais pu faire une seule réforme car il a été immédiatement lâché par le premier ministre son ami monsieur Jospin ....c'était un socialiste alors vous pouvez imaginer ce que sera la réaction de ces gens avec un gouvernement "de droite"    il n'y aura pas de réforme ni de réformette ni de mini-réforme ni de réformoncule !!!!!