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Eclairage

Climat, progrès et écologie

8 Novembre 2007, 07:23am

Publié par Grégoire Vesin

A force de vouloir tout maîtriser et dans le courant idéologique actuel qui consiste à croire que l'homme peut contrôler les phénomènes naturels, on a fini par nous faire croire que ce qui était autrefois considéré comme des phénomènes naturels et imprévisibles est le résultat des activités frénétiques de l'homme moderne.

J'ai eu l'occasion ici, de souligner tout comme d'autres observateurs, la tendance qui consiste à vouloir faire porter à l'économie les maux dont souffrirait soudainement la planète. Beaucoup d'écologistes opportuns se penchent sur la question du réchauffement et du trou de la couche d'ozone; les avis sont partagés et les causes diverses.
Loin de nier l'inconséquence de nos pays industrialisés dans le gaspillage des ressources naturelles et dans la responsabilité des multiples pollutions,  il convient de noter qu'une démarche scientifique doit être menée afin d'éviter les erreurs de jugement.
De tous temps, la tentation aura été de rejeter le progrès technique. Le propre de la science est de nous faire découvrir ce que la force du présent nous empêche de voir, une nouvelle approche du monde qui dépasse nos croyances .
Les écologistes apparaisant  plus prompts à sauver la nature que l'homme et enclins à voir en chacun d'entre nous un vil pollueur indigne de vivre sur cette malheureuse terre, certains scientifiques commencent à s'insurger contre le dictat de ces nouveaux prêcheurs et font appel à notre raison et notre bons sens.
La peur du progrès technique est surtout une  peur de l'inconnu , et également  la crainte de ne pas pouvoir appréhender son avenir . Elle peut aussi  apparaître comme une remise en cause des position acquises à force de travail et d'efforts.
La paresse, l'égoïsme et la volonté individuelle de domination expliquent également en partie le rejet du progrès. Or, chacun aujourd'hui a une certaine inquiétude devant la mondialisation qui nous prive individuellement et collectivement de ce qui était devenu une routine et un ensemble de certitudes : nous ne risquons plus rien car nous maîtrisons beaucoup de choses.
Le thème du dérèglement climatique prend alors une tournure étrange car il nous renvoie à nos fragilités et à notre finitude si vite oubliée grâce à l'abondance de biens et services couvrant l'ensemble de nos besoins immédiats et les garantissant des accidents de la vie. 
Nous n'en sommes encore qu'au début de l'aventure humaine au regard des millénaires écoulés sans la présence de l'homme et pendant lesquels la nature a subi et fait subir à la planètes d'autres bouleversements plus graves que ce que pauvres êtres fragiles nous subissons.
Une histoire du climat ne peut qu'être utile pour mettre un peu de raison dans le débat actuel.

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Marie -Marie 09/11/2007 14:55

Il est tout à fait exact que nous avons des ayatollahs de l'écologie qui sont des nostalgiques de la chadelle de suif et du vase de nuit !!   ce serait amusant si ces gens n'avaient pas un réel pouvoir de nuire ! ils sont noyautés pas des extrêmes de gauche et des soixante-huitards attardés  : le genre je-fais-mon-pain-moi-même est beaucoup plu subversif que l'on pourrait croire ! ce sont des pastèques : vert dehors rouge dedans ! le climat, si on veut bien aller chercher l'information, n'est pas si perturbé que cela mais est cyclique . de plus je ne vois pas la responsabilité de l'Homme dans un cyclone, un tsunami ou une éruption volcanique !!!