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Eclairage

Commerce extérieur : la voix du salut !

21 Janvier 2008, 20:49pm

Publié par Grégoire

Le commerce extérieur français, avec 40 milliards de déficit serait il le véritable indicateur de l'état de notre économie ?

 A n'en pas douter si l'on regarde les causes structurelles de notre déficit qui n'est pas prêt de s'éteindre.
 
A force de tuer le petit commerce et l'industrie, de privilégier la sous-traitance extra-territoriale , la France est en train de devenir un vaste musée tout juste bon à recevoir (mais comment?) les millions de touristes venus piétiner les parquets de la Galerie des Glaces et à leur servir des produits de luxe de plus en plus inaccessibles pour nous !
 
On se dirige à marche forcée vers un pays où la grande distribution, elle aussi à la peine, domine l'économie nationale. Or, on n'a jamais vu les distributeurs innover et investir massivement dans la recherche et le développement.
 
Pour combler notre déficit, il conviendrait, comme le font les allemands de défendre les pme-pmi et de générer une nouvelle race d'entreprises moyennes qui fourniraient emplois et taxes en valorisant les innovations technologiques et en exportant.
 
Personne ne dira assez le paradoxe de voir Renault avoir de la dfficulté à vendre des voitures de plus en plus bas de gamme et BMW ou Mercedes réussir sur le marché français. Le consommateur francais est exigeant et achète à bas prix mais il sait aussi reconnaître la qualité et y mettre le prix ! Entre les deux , le marché des constructeurs francais est mince et d'autant plus difficile à séduire !
 
Le patron de Renault-Nissan a beau jeu de se targuer de réussir son paris alors que les ventes nationales chutent et qu'il vient de racheter Lada dont les ventes explosent en Russie, son ambition étant de masquer les échecs de la marque nationale par la réussite de son acquisition.
 
Les francais manquent plus de confiance en l'avenir que de pouvoir d'achat. Or la confiance en économie c'est tout ! La preuve, c'est le déficit du commerce extérieur. Celui-ci montre bien que lorsque les produits sont attractifs et innovants, ils se vendent très bien en France.
 
Freiner la consommation par un encadrement excessif du crédit serait en cette période de crise financière une erreur fatale car cela achèverait de tuer la confiance.Mais le réflexe des banquiers sera de limiter le crédit en France et de durcir le ton ....pour compenser les erreurs dues à leur incompétence criminelle aux USA !
 
La hausse des taux du crédit à la consommation aura pour effet de freiner l'économie européenne et mondiale au moment où il faudrait la relancer dans notre bloc pour éviter la crise de confiance.
 
A quoi nous sert donc l'euro dans ces conditions, qui nous fait nous aligner derrière les USA ?


                           

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Lelysdanslavallée 22/01/2008 21:57

A Lafayette, je ne suis pas un surdoué d'économie et je me sens incapable de faire un commentaire avisé à ce sujet. (Je ne sais pas qui est Martel  mais il est percutant comme Charles.)Néammoins, haro sur les USA ? : oui ils méritent . Ne sont ils pas des va t-en guerre ( le 11/9 n'est pas clair, l'invasion de l'Irak une véritable tartufferie ) ? et les subprimes ? c'est en Europe ?

lafayette 22/01/2008 14:00

je partage cette analyse plus fine que celle de grégoire, qui, contrairement à son habitude, semble vouloir faire de l'idéologie au detriment de la rigueur de l'analyse.haro sur les USA, le slogan à la mode...

Martel de la Madeleine 22/01/2008 13:20

Je ne remets pas en cause l'analyse générale de votre article, que je trouve juste (surtout ce qui concerne la comsommation en tant que seul moteur de la croissance en France).Je voudrais cependant éclaircir et peut-être corriger certains points:Contrairement à ce qui est dit dans votre article, les grandes entreprises francaises ne sous-traitent pas à l'etranger (en tout cas, pas davantage que  pour les autres entreprises etrangères, en proportion).C'est même une caractéristique des PME francaises: elles sont essentiellements des sous-traitantes. Cette situation les place evidemment dans une posture instable, puisqu'elles sont dépendantes des succès (ou echecs) des grandes entreprises.Alors, la question sous-jacente est:Pourquoi les entreprises allemandes par exemple ne sont pas dans cette situation? Plus ckairement, pourquoi travaillent-elles tournées vers le monde et non pas vers les grandes entreprises allemandes?La réponse est: ce sont des raisons structurelles qui l'expliquent.En effet, les grandes et performantes entreprises francaises ( pratiquement toutes celles du CAC 40), privilégient une stratégie de réduction des couts fixes. Autrrement dit, un transfert de couts fixes vers des couts variables (= sous-traitance), afin d'éviter au maximum la chute du résultat lorsque les ventes ne sont pas au rendez-vous. Ce qui veut dire que lorsqu'il n'y a moins de contrat, il n'y a  pas d'usine arrétée, il suffit de commander moins à son sous-traitant.A l'inverse, les grandes entreprises allemandes (qui sont d'ailleurs peu nombreuses et moins performantes financièrement que les francaises), en sont restées à une structure traditionnelle (par les couts fixes importants) et ne privilégient donc pas la sous-traitance.La conclusion de cela est que les PME allamandes sont plus fortes (moins sensibles puisque moins dépendantes) et davantage tournées vers le monde.En résumé, les hommes politiques ne sont pas responsables de tout les maux. La régulation est souvent un maux qui s'ajoute à ceux préexistants. Et surtout, il existe souvent (comme ici) des situations structurelles, "naturellement" construites par le temps.Ce qui ne veut pas dire qu'il faut tout laisser faire...