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Eclairage

Shoah: l'exclusivité mémorielle

17 Juillet 2008, 20:38pm

Publié par Grégoire

Voila l' exemple d'un groupe d'auteurs qui ont pondu une somme autour des sujets touchant à la mémoire de l'extermination des juifs .

 
Il me parait utile de comprendre comment se fait le travail de mémoire chez les juifs et surtout de se poser la question de l'absence du même travail chez les  autres catégories de déportés qui furent exterminés dans les mêmes camps .

La Shoah s'apparente à une véritable  marque déposée mais on ne voit pas pourquoi elle ne  pourrait pas concerner les autres communautés ou exclure pour elles  la possibilité de revendiquer le souvenir de la même souffrance et du même martyr.

Dans ces camps, auront ainsi péri entre 4 et 5 millions de déportés politiques, et environ 5,7 millions de déportés raciaux, ce qui établit l’ensemble aux alentours de 10 millions de personnes.
Sur l’ensemble des déportés raciaux, on comptait environ 3 millions de Juifs, ce qui signifie qu’un nombre presque aussi important de Tziganes, de Slaves, de Noirs et d’autres minorités a été gazé. S'il ne ne faut aucunement minimiser l'horreur de la solution finale  et  l'idéologie qui la fait naître, il est d'autant plus important de reconnaitre les crimes tout aussi ignobles qui ont concerné les autres populations.
 
Que ne se manifestent, chez nos parents et grand-parents,  des penseurs et des gardiens de la mémoire de l'autre Shoah ? Une des caractéristiques de la reconnaissance des marques est avant tout la preuve de leur usage.Ne laissons pas à nos amis juifs ce triste privilège.
 
NB : La Shoah:  mot hébreu signifiant "catastrophe"

   Maximilien Kolbe


 
Vivre et écrire la mémoire de la Shoah

Littérature et psychanalyse

sous la direction de Charlotte Wardi et Pérel Wilgowicz


Éditions du Nadir - 2002
Collection Voix
ISBN 2-914209-34-7


Table des Matières

Vivre et écrire la mémoire de la Shoah, par Charlotte WARDI

Du "vampirisme" individuel et collectif à la transmission
, par Pérel WILGOWICZ

Mémoire, oubli, littérature: l'effacement et sa représentation, par Henri RACZYMOW

À propos des écrits privés
, par Denise WEILL

La langue de la deuxième génération
, par Thomas SPARR

L'invention de la mémoire dans l'œuvre de Patrick Modiano, par Jacqueline LÉVY-VALENSI

L'expression narrative de la Shoah chez quelques écrivains actuels
, par Albert MINGELGRÜN

À l'ombre de la mémoire: "Exclusion" et travail mnémoniques dans l'écriture de la fin et l'après-Shoah
, par Karla GRIERSON

Le temps pour dire la Shoah
, par Eva WEIL

Distances traversées
, par Steven JARON

Introduction à la table ronde "Enfants cachés, mémoire et transmission?"
, par Pérel WILGOWICZ

À la place de personne
, par Dora SKURNIK-FRYDENZON

Réminiscences, brides de mémoires après cinq ans de groupe
, par Françoise MEYER

De la survie à l'identité. Travail psychique dans un groupe d'anciens enfants cachés
, par René SALINGER

Survie et identité, par Pérel WILGOWICZ

"Das meschugene Leben". Quatre exemples de littérature judéo-allemande d'aujourd'hui
, par Christoph MIETHING

Les témoins de l'absence après la Shoah
, par Ellen S. FINE

Représentation de la Shoah et travail de l'absence dans God's Grace de Bernard Malamud
, par Michaël TAUGIS

Images et voix de la Shoah chez les poètes israéliens de la deuxième génération
, par Joseph MILMAN

Ecrivains yiddish de la langue française
, par Myriam ANISSIMOV

Les films de la deuxième génération en Israël
, par Régine FRIEDMAN

Témoins de témoins
, par Renaud DULONG

Le témoignage, une formation intermédiaire
, par Régine WAINTRATER

L'après-témoignage: mise en forme scientifique et héritage existentiel
, par Yannis THANASSÉKOS

Réception de la Shoah dans l'espace public: quelques aspects du travail de mémoire, par Pascale GRUSON

De l'antisémitisme banal à l'éliminationisme: Edmond de Goncourt
, par Gilbert DIATKINE

Le discours négationniste
, par Georges-Elia SARFATI

Du trou noir de la pensée aux mots vivants du sujet
, par Bianca LECHEVALIER

Penser la médecine après Auschwitz. Insuffisance de l'humanisme si "les hommes sont de trop"
, par Jacques ASCHER

Sortir de l'impasse: "L'acting in" et les racines du futur
, par Josette ZARKA

Commenter cet article

Polichinelle 18/07/2008 05:42

Ce n'est pas la question d'en faire des tonnes. Il suffit de constater que certains descendants de ces victimes n'arrive pas à "faire résilence", et à guérir d'une névrose qu'ils entretiennent en permanence. Ils ne savent plus vivre en dehors de la réaffirmation de leurs statuts de victimes (ce qu'ils sont).Faute de pouvoir la soigner, les politiques pensent qu'il faut en rajouter pour que les névrosés votent pour eux. Je pense qu'ils feraient mieux de consulter des psychiatres