Ainsi, on retrouve un des fondateurs de la revue « Le Point », Olivier Chevrillon ; le président de Péchiney, Pierre Jouven ; le futur représentant du comité exécutif de EADS, Jean-Louis Gergorin qui travaillait au ministère des Affaires étrangères ; le futur président de l’Institut français des relations internationales (l’IFRI), Thierry de Montbrial ...
Le lancement officiel de la FAF eut lieu grâce à la proposition du président Giscard
d’Estaing, lors d’un repas à l’ambassade de France à Washington le 18 mai 1976, en présence du président des Etats-Unis, Gerald Ford et du Secrétaire d’Etat, Henry Kissinger. Le but recherché
comme le rappellent les textes officiels est le suivant : « L’objectif de la Fondation franco-américaine est de renforcer la relation franco-américaine considérée comme
un élément essentiel du partenariat transatlantique ». Cette formulation atlantiste recèle, bien évidemment, beaucoup de choses.
Que répondre à ceux qui disent que la FAF n’est rien d’autre qu’un club cultivant l’amitié entre les peuples américain et français ?
PH : Il va de soi qu’évoquer le principe d’un « club cultivant l’amitié entre les peuples américain et français » est une farce. D’abord, l’amitié n’existe pas entre les Etats. En revanche, on peut assister à des élans d’amitié entre certains peuples. Cependant, restons prudent. En effet, en raison des rivalités économiques et, parfois, militaires, ces liens d’amitié peuvent vite disparaître. Ensuite, à la lecture des noms composant le groupe des généreux donateurs1 et dirigeants2, on peut se dire que des raisons bien matérielles et idéologiques doivent agiter les esprits de la FAF. En effet sans tous les nommer, on y trouve Franck Carlucci du groupe Carlyle ; David Rockfeller, ancien président du Council on Foreign Relations et fondateur de la Trilatérale ; Ernest-Antoine Sellière, ancien président du patronat français et européen ou encore un des anciens présidents de la FAF, John Negroponte, ancien ambassadeur à Bagdad. A ce niveau, la philanthropie n’existe pas.
Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest
aujourd’hui pour un observateur extérieur. Alexandre Soljenitsyne.
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