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Eclairage

Urgences

30 Décembre 2008, 23:12pm

Publié par Simon Duplessis


Le problème de la sur-fréquentation des urgences ne se réglera pas par une augmentation du nombre de postes à l'hopital mais principalement par une valorisation à l'université de la médecine générale auprès des étudiants en médecine et également par une véritable coordination entre médecine de ville et médecine hospitalière.

MG France, premier syndicat de médecins généralistes, dénonce les slogan irresponsables :
MG France ne méconnait pas la difficulté de l'exercice médical dans les services d'urgences ; passages de patients désespèrémént nombreux, actes en majorité non urgents, lourdeur du travail de nuit, gardes souvent répétées, accumulation des récupérations dues...

Pour autant, MG France observe que nombre de jeunes médecins, désespérés par ce qu'est devenu l'exercice libéral, se tournent vers les urgences au lieu d'exercer la médecine générale. Ainsi, dans l'Ariège, alors que le nombre de médecins généralistes en exercice diminuait, le nombre d'urgentistes était multiplié par quatre en quelques années.

Il est vraiment temps, plus que temps , de donner à la medecine de ville les moyens de créer les maisons de santé pluridisciplinaires attendues par la population, par les jeunes médecins et les élus. Il est vraiment plus que temps d'organiser la permanence des soins de ville autour d'un renforcement de la réponse et de la régulation téléphonique, en créant des postes supplémentaires, en attribuant un numero national dédié 33 33, en organisant le passage des patients "debouts" vers les Maisons médicales de Garde.

Alors le 15 pourra être rendu aux urgences vitales et aux détresses, le 17 et le 18 seront protégés des appels qui n'ont rien à y faire, les services d'urgences seront réservés aux patients arrivant "allongés" et bien des hospitalisations inutiles évitées
.


Le Dr Pelloux président du SMUHF tente encore maladroitement à partir de trois accidents sans rapport entre eux de tirer la couverture à lui. Comme le rappelle Yves Thréard dans le Figaro : "
l'hôpital absorbe tous les ans plus de la moitié de la dépense publique de santé. Soit quelque 52 milliards d'euros. Cette somme est, par tête d'habitant, l'une des plus élevées au monde. L'argent serait-il mal utilisé ? Pas de doute. C'est l'ensemble du dispositif qu'il convient donc de reconsidérer. Depuis l'introduction calamiteuse des 35 heures dans ce secteur ; même Martine Aubry le reconnaît. Jusqu'à nos réflexes individuels qui nous conduisent aux urgences pour un oui ou pour un non. En passant par l'excès de bureaucratie qui pèse sur les coûts de fonctionnement (70 % du budget hospitalier) et la transmission des décisions.
Les vrais dysfonctionnements sont là. Parmi d'autres, ils expliquent beaucoup de défaillances. On aimerait que les syndicats l'admettent plutôt que de monter en épingle des cas "

                         

               
       
Commenter cet article
M
Le diagnostic est bon : essayez à Paris un vendredi soir (après 18h) de trouver quelqu'un pour faire 3 points de suture... A part les urgences, où vous allez passer 6 heures dans un couloir, à vous faire houspiller...Oui, Simon, vous avez compris qu'entre la logique idéolo-administrative de Bachelot-Raquin-Sarkozy-Nagy-Bocsa, et celle corporatiste des syndicats -même de médecins-, il n'y a pas d'issue.La logique doit être celle des processus, celle des professionnels qu'on incite à travailler entre eux pour trouver des solutions, etc.C'est pour cela que sarko echoura dans ses réformes : il ne va pas au fond, repeind sur la crasse, encourage le syndicalisme idiot, pénalise la France.Et dans tous les domaines, c'est pareil....
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M
le Docteur Peloux m'a effectivement donné l'impression d'un égo surdimensionné et d'être agité comme un taureau devant une muletta dès qu'il voit une caméra ou un micro ....
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P
Simon Comprenez bien qu'il est bon pour tout le monde et en particulier le petit nerveux qu'il ait un problème à règler surtout s'il est bien complexifié et touche un domaine sensible manière de bien mobiliser et focaliser l'opinion publique et la santé touche tout le monde ! Mieux, il ne faut pas mettre en oeuvre trop vite des solutions de bon sens qui dévaloriseraient les multiples intervenants (personnelshospitaliers, politiques, syndicats, administrations , ministres et secrétaires d'état, fonctionnaires , sécurité sociale, maires, médecins généralistes, spécialistes, directions des hopitaux, smur, Samu.....) dont chacun doit défendre bec et ongles sa cause.En effet, comment justifier alors de la toute puissante intervention de notre Deus ex machina ? Il a une solution bien à lui n'en doutez pas mais elle est à tiroirs et proposable sur plusieurs mois.Vous allez voir X trois points Bertrand s'y atteler pour servir son chêf et celui-ci demander un deuxième mandat pour le mettre en oeuvre et en tirer le bénéfice.D'aucun aura compris tout l'intérêt de jouer le jeu de la revendication inapplicable car excessive pour exister dans les média et devenir incontournable dans d'autres négociations plus utiles pour lui et pour enganger des succès plus modestes mais bien plus rentables.
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