Le
problème de la sur-fréquentation des urgences ne se réglera pas par une augmentation du nombre de postes à l'hopital mais principalement par une valorisation à l'université de la
médecine générale auprès des étudiants en médecine et également par une véritable coordination entre médecine de ville et médecine hospitalière.
MG France, premier syndicat de médecins généralistes, dénonce
les slogan irresponsables :
MG France ne méconnait pas la difficulté de
l'exercice médical dans les services d'urgences ; passages de patients désespèrémént nombreux, actes en majorité non urgents, lourdeur du travail de nuit, gardes souvent répétées, accumulation
des récupérations dues...
Pour autant, MG France observe que nombre de jeunes médecins, désespérés par ce qu'est devenu l'exercice libéral, se tournent vers les urgences au lieu d'exercer la médecine générale. Ainsi, dans
l'Ariège, alors que le nombre de médecins généralistes en exercice diminuait, le nombre d'urgentistes était multiplié par quatre en quelques années.
Il est vraiment temps, plus que temps , de donner à la medecine de ville les moyens de créer les maisons de santé pluridisciplinaires attendues par la population, par les jeunes médecins et les
élus. Il est vraiment plus que temps d'organiser la permanence des soins de ville autour d'un renforcement de la réponse et de la régulation téléphonique, en créant des postes supplémentaires, en
attribuant un numero national dédié 33 33, en organisant le passage des patients "debouts" vers les Maisons médicales de Garde.
Alors le 15 pourra être rendu aux urgences vitales et aux détresses, le 17 et le 18 seront protégés des appels qui n'ont rien à y faire, les services d'urgences seront réservés aux patients
arrivant "allongés" et bien des hospitalisations inutiles évitées.
Le Dr Pelloux président du SMUHF tente encore maladroitement à partir de trois accidents sans rapport entre eux de tirer la couverture à lui. Comme le rappelle Yves Thréard dans le Figaro :
"l'hôpital absorbe tous les ans plus de la moitié de la dépense publique de santé. Soit
quelque 52 milliards d'euros. Cette somme est, par tête d'habitant, l'une des plus élevées au monde. L'argent serait-il mal utilisé ? Pas de doute. C'est l'ensemble du dispositif qu'il
convient donc de reconsidérer. Depuis l'introduction calamiteuse des 35 heures dans ce secteur ; même Martine Aubry le reconnaît. Jusqu'à nos réflexes individuels qui nous conduisent
aux urgences pour un oui ou pour un non. En passant par l'excès de bureaucratie qui pèse sur les coûts de fonctionnement (70 % du budget hospitalier) et la transmission des
décisions.
Les vrais dysfonctionnements sont là . Parmi d'autres, ils expliquent beaucoup de défaillances. On aimerait que les
syndicats l'admettent plutôt que de monter en épingle des cas "
Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest
aujourd’hui pour un observateur extérieur. Alexandre Soljenitsyne.
simonduplessix@gmail.com
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