Mardi 6 janvier 2009
  Il est toujours étonnant de suivre l'évolution des unes de journaux en France car il n'y a pas si longtemps, la
France et son opinion publique ne tarissaient pas d'éloges sur celui que les américains allaient élire comme nouveau Président.
La France si souvent et naïvement partagée entre son adoration et sa haine des Etats Unis ne vivait plus que suspendue au nouveau rêve américain .  La presse, ayant jeté son dévolu sur Obama  pour en faire le premier président de couleur, n'a qu'a de très rares exceptions posé la question de la politique internationale qu'il pourrait bien mener après son élection.
 
Profil bas donc maintenant que la passion est retombée et premières interrogations devant ce que les journaleux scribouillard ne supportent pas : le silence du nouveau président. Celui ci se révèle adroit et bien inspiré de ne rien dévoiler, se réfugiant habilement derrière la réserve qui s'impose pendant la phase traditionnelle de transition au sommet du pouvoir.
L'Amérique qui est une démocratie apaisée et intelligente nous montre que sur le fond il y a une continuité bien peu en rapport avec le show médiatico-financier des présidentielles américaines. C'est dire que l'administration veille aux intérêts constants des USA quelque soit la nature du camp au pouvoir.
Foin des batailles faussement idéologiques à la française qui provoquent retards et illisibilité.
 
Obama n'a rien dit mais on sent bien que l'Amérique ne renoncera jamais à sa politique de soutien à Israël et l'on découvre le poids relatif du Président et sa nécessaire adhésion à la stratégie américaine de long terme pour le Proche Orient. Et quand bien même, son intention serait d'infléchir cette politique pour lui donner son empreinte, sa fonction lui impose de préserver à minima les intérêts industriels et financiers de son pays.
Israël et les USA partagent beaucoup en terme de recherche et développement dans de nombreux domaines et notemment militaires. Obama sait à qui il doit son élection. Voici  une des différences qui nous sépare du pouvoir US lorsque nous découvrons avec quelle facilité notre président s'est détourné de ses alliés en mai 2007.
 
Les gesticulations de NS ne feront rien pour arrêter le conflit à Gaza aussi longtemps que Obama ne sifflera pas la fin de la partie; c'est à dire dans 20 jours, date officielle de son investiture. L'Amérique fera alors pression sur l'Iran qui reste une cible prioritaire risquant de devenir le nouvel Irak d'Obama . Il faut toujours un adversaire à l'Amérique pour entretenir le sentiment patriotique et légitimer l'interventionnisme au nom de la liberté.La question étant de savoir à qui elle profite en premier et le plus.
 
Viendra alors le temps du désengagement de l'Irak et la poursuite de la stratégie de sécurisation des sources d'approvisionnement en pétrole et de sa circulation.
 
Éternelle Amérique, déterminée, sûre d'elle, intrinsèquement violente , plus violente encore que ce que nous livre les images de Gaza ! Obamania ?
Par Grégoire - Publié dans : USA
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Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest
aujourd’hui pour un observateur extérieur. Alexandre Soljenitsyne.


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