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Eclairage

la pierre d'achoppement: le concile vatican II

29 Janvier 2009, 19:16pm

Publié par Simon Duplessis

A l’issue de la dernière assemblée plénière des évêques de France, le cardinal Ricard faisait le point sur « l’accueil des groupes “traditionalistes” au sein de nos diocèses ».
Concernant la Fraternité Saint-Pie X, il écrivait : « La charité implique qu’on cherche à se connaître, à se comprendre, à faire disparaître les images fausses que l’on peut avoir les uns des autres […]
La vérité implique qu’on soit au clair sur nos points de dissension. Ceux-ci portent moins d’ailleurs sur les questions de liturgie que sur celle de l’accueil du magistère, tout particulièrement de celui du concile Vatican II […] La communion peut s’accompagner de questions, de demandes de précision ou d’approfondissement. Elle ne saurait tolérer un refus systématique du Concile. »

Dans ce souci de vérité désireux d’écarter toute fausse image, il importe effectivement de faire le clair sur l’objet de nos dissensions. Car, avouons-le bien simplement et en toute charité : il est curieux d’entendre la Fraternité Saint-Pie X taxée d’un refus systématique du concile Vatican II, lorsque l’on sait que cette dernière, en son décret même d’érection, s’appuie explicitement sur Presbyterorum ordinis (n°10 §2) ; ou encore qu’elle est l’une des rares Sociétés cléricales à respecter certaines demandes formelles du concile Vatican II quant à la formation sacerdotale : quel séminaire diocésain prend saint Thomas d’Aquin pour maître (Optatam totius n°13), ou assure un apprentissage systématique du latin (Optatam totius n°16 §3) ?

Ce ne sont là que quelques exemples, pris parmi d’autres, destinés à montrer la complexité de la situation : on ne peut opposer une acceptation “pleine et entière” de Vatican II – qui serait le propre des évêques de France – à un “refus systématique du Concile” caractéristique de la Fraternité Saint-Pie X. Il n’en reste pas moins que, d’un point de vue doctrinal, le positionnement de chacun face au concile Vatican II demeure la principale pierre d’achoppement.

Les uns, dénoncés en son temps par le cardinal Ratzinger, voudraient l’imposer comme un “superdogme”. Pour notre part, nous avons toujours rappelé qu’il n’engageait point la foi. Nous constatons de plus que, loin d’avoir clarifié les vérités révélées, le Concile a favorisé la diffusion des idées libérales, au risque de laisser chez beaucoup la foi catholique se dissoudre dans un relativisme pratique. Les constats sont là, par trop douloureux. Entre deux positions si divergentes, y a-t-il encore un espace pour un échange constructif et fructueux ? J’en suis persuadé. Avant même d’aborder le contenu du Concile, il est possible d’évaluer ensemble le degré d’assentiment qu’il réclame – ou ne réclame pas. Il est possible de répondre, d’un commun accord parce qu’en toute rigueur théologique, à la question suivante : quelle autorité pour le concile Vatican II ? Une telle conversation sera libératrice. Plusieurs d’entre vous nous l’ont dit : les questions et doutes que nous formulons, beaucoup les soulèvent en silence. Y répondre en toute vérité et charité, ensemble et à haute voix, soulagera bien des consciences…

Abbé R. de CACQUERAY

http://www.fsspx.org

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Vade retro 31/01/2009 11:06

Oui, le responsable de tout, c'est la tenue cléricale.L'habit fait le moine, le clergyman est déja protestant

CONCILIATOR 30/01/2009 11:20

Si le concile Vatican II avait été appliqué dans son Esprit, l'Eglise ne serait pas devenue la pétaudière qu'elle était devenue après 1963 ; un signe visible en est la tenue cléricale en totale désobéissance avec les directives et l'application du Rituel qui relève souvent de la plus haute fantaisie sinon du blasphème ou de l'hérésie la plus pure. Si l'application du Concile avait été de renforcer la Foi en Dieu et en l'Eglise il n'y aurait jamais eu autant de prêtre à demander leur réduction à l'état laïque.