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Eclairage

le 8 mai 1945 à Bad Reichenhall

8 Mai 2009, 07:01am

Publié par Simon Duplessis

Dans les premiers jours du mois de mai 1945, une douzaine de SS français se rendent sans combat aux troupes américaines. Certains appartiennent au régiment Hersche, comme l'Ostuf Krotoff. D'autres sortent des hôpitaux, comme en témoigne la fiche d'évacuation qu'ils portent sur leur uniforme. Le lieutenant Briffault, un ancien de la LVF, n'a pas servi dans la Waffen SS et s'est retiré avec I'état-major du PPF, sur les bords du lac de Constance.

Les Américains internent les Français avec des prisonniers allemands dans la caserne des chasseurs de montagne de Bad Reichenhall. Le 6 mai 1945, des éléments de la 2e division blindée du général Leclerc, poursuivant leur avance en Bavière, occupent la petite ville. En apprenant que leurs gardiens vont être relevés par des gaullistes, les SS français décident de s'évader. Ils réussissent à franchir la clôture de la caserne; et parviennent dans un petit bois qui se trouve à proximité. Mais leur fuite est rapidement découverte. Ils sont encerclés par deux compagnies de la 2e D.B. et placés sous surveillance.

Contrairement à ce qui a été longtemps affirmé, le général Leclerc vint s'entretenir en personne avec eux, comme en témoignent Ies photographies prises par un correspondant de guerre. Comme il leur reproche d'avoir revêtu l'uniforme allemand, les prisonniers rétorquent qu'il porte lui-même un uniforme américain. Le général Leclerc, devant cette « attitude insolente », décide de faire fusiller les douze SS français.

Il n'y aura aucun jugement d'un tribunal militaire, même improvisé. L'exécution ne doit laisser aucune trace et certains des fusillés seront même recherchés plus tard par les autorités judiciaires...

L'exécution aura lieu, par trois groupes de quatre hommes, le 8 mai 1945, le jour même de la fin de la guerre, alors que les combats ont partout cessé en Allemagne.

Dans l'après-midi, les douze prisonniers sont conduits en camion jusqu'à Karlstein, ou plus exactement au lieu-dit Ruglbach ou Kugelbach. L'une des victimes a soif mais on refuse de lui donner une goutte d'eau. Lorsqu'il est annoncé qu'on les fusillera en leur tirant dans le dos, les prisonniers protestent violemment et demandent le droit de se tenir en face.

Le père Maxime Gaume, ancien missionnaire au Dahomey et aumônier dans la division Leclerc, est le seul témoin actuellement connu de l'exécution. Son témoignage a été communiqué aux familles des victimes identifiées et reproduit dans le numéro spécial de la revue Historia consacré à la SS internationale: «Après que la décision eut été prise à I'état-major de la division de fusiller les prisonniers sans jugement, le père Fouquet, aumônier divisionnaire, me donna I'ordre d'assister ceux-ci dans leurs derniers moments. Le jeune lieutenant qui reçut l'ordre de commander le peloton d'exécution n'appartenait d'ailleurs pas à mon unité et était complètement affolé d'avoir à exécuter un pareil ordre, se demandant même s'il n'allait pas refuser d'obéir. II résolut alors de faire au moins tout ce qui était en son pouvoir pour adoucir les derniers instants des victimes - et communia même avec eux avant l'exécution. Un seul refusa les secours de la religion; trois d'entre eux déclarèrent n'avoir aucun message à faire transmettre à leur famille. La fusillade se fit en trois fois: par groupe de quatre, de sorte que les derniers virent tomber leurs camarades sous leurs yeux. Tous refusèrent d'avoir les yeux bandés et tombèrent bravement aux cris de « Vive Ia France». Conformément aux instructions reçues, je laissai les corps sur place. Les corps demeureront sur le terrain et seront enterrés seulement trois jours plus tard par des soldats américains. C'est alors que les noms des fusillés sont inscrits sur des croix de bois qui disparaîtront par la suite.

Le 2 juin 1949, on exhumera les cadavres de la clairière de Karlstein. Ils seront alors placés dans le cimetière communal de Sankt Zeno, à Bad Reichenhall. La tombe commune se trouve encore là aujourd'hui, exactement dans « Gruppe 11, Reihe (rangée) 3, n° 81 et 82

2db.free.fr 

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Philippe barrot 02/04/2012 13:47


Revêtir l'uniforme d'une puissance étrangère occupant son pays s'appelle tout simplement trahir son pays.


Après, qu'on ait fusillés ces pauvres types sans jugement, ça se discuterait si ces faits s'étaient produits la semaine dernière...


Quant à parler de TPI, c'est du pur délire et je laisse son auteur là où je n'aimerais pas me trouver, dans les marécages de la pensée politiquement correcte et l'ignorance crasse.


 

Simon Duplessis 06/04/2012 10:50



Ces français se sont battus contre le bolchevisme avec la bénédiction du gouvernement légal du Maréchal Pétain. D'autres se sont battus contre d'autres français en Syrie  sous l'uniforme
anglais après que la perfide Albion ait massacré nos marins à Mers El Kébir. Qui est traître ? Qui est politiquement correct ? Allez savoir ... Avec Dresde, Hiroshima, Nagasaki,  les
vainqueurs d'alors ne me semblent pas au dessus de tout soupçon  de crime contre l'humanité. Leclerc en est un exemple.


 



couteau 11/10/2010 14:49



Triste épisode qui aurait pu être évité; la guerre était finie mais les réglements de comptes entre Français commençaient; le sujet reste "épineux" 65 ans après. Il reste que le gouvernement
collaborateur de Vichy était légal, que l'engagement à l'est de la LVF et que le recrutement pour la waffen SS l'étaient tout autant.


Triste époque. Ces 12 soldats n'avaient pas de sang français sur les mains; Leclerc non plus, sans doute ... jusqu'à leur rencontre.  


Malheur aux vaincus.



Martin 27/02/2010 19:44


Le fait est que Leclerc a piqué sa rogne et a fait fusiller 12 soldats qui se battaient contre le bolchevisme juste pour calmer sa crise de nerf . Appelez ces combattants des traitres si cela vous
fait plaisir..Cela justifie tous les crimes


jeeprs14 27/02/2010 19:09


Le Gle LECLERC est un vrai meneur d'hommes, il a toujours été avec ses troupes, ce jour là, il trouve en face de lui des français avec un uniforme de la SS, se ne sont ni plus ni moins que des
traitres à la patrie, à cette époque peleton d'execution ....loi militaire, pas besoin de jugement puisqu'ils sont porteur de l'uniforme ennemi. Pensez au contraire .....se sera une execution
identique dans le meilleur des cas ou ....les crochets du boucher...
D'ailleurs quelqu'un de nous était présent ce jour là .......NON      Alors il est facile de porter un jugement APRES les faits .... noublions pas les villages rayés de la
carte ....!!!! Ces hommes ont été fusillés ils ont fait un choisx au départ ...ils ont payé le prix fort .....normal.


PEYRON Bruno 08/01/2010 02:29


Ils sont mort avec un uniforme ennemi en temps de guerre ils en connaissaient les risques. Le général LECLERC reste un grand soldat et un libérateur il a pris une décision de chef en temps de
guerre .