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Eclairage

Macabre découverte au Mans

30 Juillet 2009, 19:49pm



Dans ce petit reportage signé FR3, on voit bien avec quelle délicatesse et quelle prudence  les medias républicains traitent le sujet. Visiblement , il n'y a pas de quoi en faire un scoop.
Dans cette bonne  ville du Mans, deux fosses renfermant les restes de victimes d'une tuerie survenue en décembre 1793 durant les guerres de Vendée  ont été découvertes en Mars dernier.
Hormis un enfant et deux adolescents, les sujets inhumés étaient tous des adultes, dont de nombreuses femmes. Les restes portaient les "stigmates osseux d'un véritable acharnement", à l'arme blanche, fractures de fémurs et de radius, mandibule tranchée, maxillaire coupé, omoplate percée. Un seul impact d'arme à feu a été décelé.
L'armée catholique et royale s'était emparée du Mans, le 10 décembre 1793. La reprise de la ville par les troupes de Kleber et Westermann s'était accompagnée d' une terrible répression qui a fait environ 5000 morts . Les blessés, les femmes et les enfants qui s'étaient réfugiés dans les maisons en furent délogés et massacrés par les bleus.

Bref, il n' y a vraiment  pas de quoi  faire une salade à la une de TF1 entre grippe porcine et malaise lypothymique.
Pourtant , cela aurait pu être une bonne occasion de faire un devoir de mémoire en rappelant les témoignages de l'époque collectés par  Reynald Secher :


Le capitaine Dupuy écrit en janvier 1794 à sa soeur: " Nos soldats parcourent par des chemins épouvantables les tristes déserts de la Vendée… Partout où nous passons, nous portons la flamme et la mort. L'âge, le sexe, rien n'est respecté. Hier, un de nos détachements brûla un village. Un volontaire tua de sa main trois femmes. C'est atroce mais le salut de la République l'exige impérieusement. "

Lequenio, envoyé du Comité de Salut public, dit pour sa part: "On a vu des militaires républicains violer des femmes rebelles sur des pierres amoncelées le long des grandes routes et les fusiller et les poignarder en sortant de leurs bras ; on en a vu d'autres porter des enfants à la mamelle au bout de la baïonnette ou de la pique qui avait percé du même coup la mère et l'enfant."

Thomas, chirurgien, écrit : "J'ai vu brûler des femmes et des hommes. J'ai vu cent cinquante soldats maltraiter et violer des femmes, des filles de quatorze et quinze ans, les massacrer ensuite et jeter de baïonnette en baïonnette de tendres enfants restés à côté de leurs mères étendues sur le carreau… "

A Angers, apprend-on, on a écorché les victimes et tanné leurs peaux pour en faire des culottes de cheval pour les officiers de la République. Pecquel, chirurgien-major au 4ème Bataillon des Ardennes " en a écorchés trente-deux… Les peaux furent transportées chez un nommé Langlais, tanneur, où un soldat les a travaillées. " Le berger Robin précise que les cadavres " étaient écorchés à mi-corps parce qu'on coupait la peau au-dessous de la ceinture, puis le long de chacune des cuisses jusqu'à la cheville des pieds, de manière qu'après son enlèvement le pantalon se trouvait en partie formé… "

Le 5 avril 1794, les soldats du général Crouzat brûlèrent cent cinquante femmes pour en récupérer la graisse à destination des hôpitaux.

Un responsable politique informe le " représentant du peuple " Minier : "Mon ami, je t'annonce avec plaisir que les brigands sont bien détruits. Le nombre qu'on en amène ici (à Nantes) depuis huit jours est incalculable. Il en arrive à tout moment. Comme en les fusillant c'est trop long et qu'on use de la poudre et des balles, on a pris le parti d'en mettre un certain nombre dans de grands bateaux, de les conduire au milieu de la rivière, à une demi lieue de la ville, et là on coule le bateau à fond. Cette opération se fait journellement."

Ceci s'est passé dans la France des droits de l'homme et du citoyen,  il y a à peine un peu plus de 200 ans. On attend toujours un zest de repentance de la république maçonnique française qui se permet de donner des leçons de moral à la terre entière. 

les Lucs sur boulogne

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