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Eclairage

Espoir pour le FN ?

9 Septembre 2009, 22:35pm

Publié par Simon Duplessis

Etonnant, un grand journal "la Tribune de Genève" parle du front National et de son leader de façon objective : est-ce le début d'un tournant pour un parti qu'on donne moribond ?


Jean-Marie Le Pen prend congé de la scène politique mais à reculons. Interviewé, hier, par France 2, le chef du Front national a annoncé qu’il quitterait la tête de son parti en 2010 ou 2011, la date du congrès n’étant pas encore fixée. Dès lors, il est «probable» qu’il ne se portera pas candidat à l’élection présidentielle de 2012, pour la première fois depuis 1974.

L’année dernière, il avait fait pareille annonce, avant de se raviser. Mais aujourd’hui, il semble bien avoir pris le chemin du départ. Son âge, 81 ans, est un adversaire imbattable. Comme Le Pen l’a déclaré à France 2 dans un soupir: «Je ne suis pas éternel et je le regrette!»

Plus jeune député en 1956, élu sur la liste poujadiste (défense des petits commerçants), Le Pen a quitté le parlement en 1962 à la suite d’une défaite. Il entame sa traversée du désert au cours de laquelle il tente de regrouper les groupuscules d’extrême droite. Il y parvient en 1972 avec la fondation du Front national et se porte candidat à l’élection présidentielle deux ans plus tard. Le Pen n’y récolte que 0,75% des voix.

L’ennemi Sarkozy

Depuis, sa progression est continue jusqu’au sommet atteint le 21 avril 2002 où, avec près de 17% des suffrages, il devance le premier ministre socialiste Jospin et se qualifie pour le second tour de la présidentielle.

Avec Nicolas Sarkozy, Le Pen tombera sur un os. L’actuel président assumera la partie la moins contestable du discours lepéniste, notamment concernant la lutte contre la délinquance. Et siphonnera l’électorat frontiste. En perte de vitesse électorale et en butte à de gigantesques difficultés financières, le Front national n’est pas mort pour autant, contrairement aux avis de décès publiés un peu rapidement par moult médias après la victoire de Sarkozy en 2007. Au contraire, trois épisodes récents montrent que l’extrême droite peut reprendre du poil de la bête.

Le bon score de Marine Le Pen. En juillet dernier, la liste emmenée par la fille de Le Pen recueille 47,62% des voix à l’élection municipale d’Hénin-Beaumont. Un résultat plus qu’honorable dans la mesure où il a fallu que tous les autres partis en présence, de l’extrême gauche jusqu’à l’UMP, fassent cause commune pour la battre. Dès lors, Marine Le Pen devient la grande favorite pour succéder à son père. Son principal rival, Bruno Gollnisch, a un charisme de fromage blanc, ce qui est rédhibitoire dans un parti d’extrême droite.

La délinquance. Avec une hausse de 5% des violences contre les personnes et de 12% des cambriolages, la présidence Sarkozy est mise en échec sur son point fort. Ce qui fait le bonheur des frontistes.

Philippe de Villiers à l’UMP. Le patron du MPF chassait sur les terres lepénistes. Son ralliement à Nicolas Sarkozy va créer un espace que le Front national pourra occuper.

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Chouan récalcitrant 11/09/2009 01:07

Siimon est de retour, Allelluuuuiaaaa, Sa perspicacité est un secoursAlleeelluuuuiiia.Merci Simon pour votre regard lucide dans ce monde de ....Par contre les initiales N.S me déplaisent car elles me rappellent quelqu'un qui n'a rien de commun avec Sarkoléon

Titou 10/09/2009 10:38

Oui, le vieux lion va mourir demain.Marine va prendre sa place.Etes-vous vraiment sûr qu'elle ne se ralliera pas un jour à M Sarkozy, comme M de Villiers, pour une place de ministre et deux de députés?