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Eclairage

Le grand bleu

10 Septembre 2009, 21:28pm

Publié par Simon Duplessis

Ce soir, dans l'émission "envoyé spécial", on apprend que des français  se trouvent de plus en plus souvent  poursuivis pour avoir répondu à un dépositaire  de l'autorité publique. En général, cela se termine plutôt mal pour le citoyen lambda  qui s'en tire avec un casier judiciaire chargé,  environ 6000 euros à débourser entre l'amende, les dommages et intérêts et les honoraires d'avocats, sans compter le plaisir de l'éventuelle garde à vue.

L'homme en bleu s'en tire toujours bien , lui,  et ne prend  aucun  risque à porter plainte, l'avocat étant rémunéré par l'administration.
Conclusion ; il faut se la boucler : "oui monsieur  l'agent, bien monsieur l'agent." 
 Il est vrai que les policiers et le gendarmes qui font parfois un  métier difficile (mais ils ne sont pas les seuls) n'ont pas à recevoir d'insultes dans le cadre de leur activité. Néammoins, si vous vous amusez à irriter un fonctionnaire en civil  faisant  ses courses avec sa bourgeoise un samedi après midi , c'est le même tarif. C'est une histoire qui est arrivée à un retraité.

Mais, le but de mon propos n'est pas de jeter l'opprobre sur ces braves fonctionnaires mais plutôt d'essayer de comprendre l'incompréhension grandissante qui se manifeste actuellement entre la police et les citoyens. De tous temps, il est vrai, le français n'a jamais aimé recevoir une contredanse et pourtant il ya quelques années, il ne récriminait pas comme aujourd'hui. D'où vient ce malaise ?

Le citoyen a t-il l'impression (fausse certainement ) d'être persécuté ?
A t-il le sentiment que le policier en fait beaucoup plus pour lui que pour le malfrat ou le caïd du 9-3 ?
Quand dans son commissariat de quartier,   il a voulu porter plainte pour cambriolage , n'a t-il pas été éconduit par un flic désinvolte macheur de chewing gum ?
Quand les 4  pneus de sa voiture ont été crevés, on lui a dit que c'était normal et qu'il n'y avait rien à faire.
Quand il a perdu petit à petit  ses 12 points de permis, on lui a dit qu'il était un délinquant de la route  et qu'il devait marcher à pied pour aller bosser.

Cela dit, dans une banlieue  chaude, on imagine bien que le fonctionnaire réfléchira à deux fois avant de contrôler un "jeune" sur un vélomoteur s'il ne veut pas se retrouver aussitôt encerclé par une meute de grands frères. En revanche, il ira plus facilement  taper sur votre carreau de voiture , tout excité,  pour vous inciter à vous  garer sur le côté, s'il vous surprend à téléphoner dans un embouteillage. 
C'est humain, n'est ce pas?  

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Chouan récalcitrant 11/09/2009 01:22

Il y aura bientôt trois ans, au gendarme qui me retirait le point m'amenant à 5 sur 12 pour un appel téléphonique, je disais que quoique l'on puisse en penser, l'Ancien Régime donnait la primauté à la noblesse qui avait fait beaucoup pour La France. on pouvait en discuter mais c'était ainsi. Maintenant la noblesse de la france c'étaient les pompiers et les forces de l'ordre dont les engagements étaient plus discutables. Il est remonté sagement dans sa voiture d'où il s'était extrait tel un flic de San Francisco, sans rien dire. Il avait fait plus pour la dangerosité de la circulation en m'interpellant que moi en téléphonant. O tempora, o Mores !