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Eclairage

Drumont aujourd'hui

20 Mars 2013, 06:34am

Publié par Simon Duplessis

http://www.dreyfus.culture.fr/upload/m_file/256_1135_image_ap_drumont_na237-01219-2.jpgAntenne 2 a programmé hier soir un mauvais téléfilm sur Drumont. Voici un exemple parmi tant d'autres de ce que l'on peut lire à ce sujet ( tv figaro)

 

Le journaliste et polémiste, qui fonda toute sa carrière sur son antisémitisme féroce, apparaît comme un homme de lettres raté. Un poète frustré qui réalise ses rêves de célébrité en donnant libre cours à sa haine. Reste à comprendre pourquoi un tel individu, auteur en 1886 de La ­France juive, un livre nauséabond tiré à 60 000 exemplaires en une année, a ­obtenu un tel succès.

On notera d'entrée de jeu le terme "nauséabond" quasi symptomatique de l'axe du bien quand il veut s'attaquer à la "bête immonde". Quant à l'homme de lettre raté qui a fait un tel tirage avec ce livre, que dire d'un BHL ! ?

Pourtant il faut avoir lu la France juive pour s'apercevoir que ce livre n' a pas pris une ride. De Panama à  l'affaire Madoff en passant par Stavisky, le français moyen est en mesure  de se poser quelques questions sur le rôle du lobby sans nom. De fait, s' il s'intéresse de près aux initiateurs des attaques contre notre civilisation en terme de moral, de culture, d'identité nationale, il trouvera souvent la marque du cosmopolitisme. A l'époque " La France juive" venait confirmer son impression initiale de façon judicieuse. C'est cette conjonction entre l'intuition du quidam et l'analyse fouillée de l'écrivain qui a fait le succès du livre hier, comme il fait celui de l'humoriste Dieudonné aujourd'hui malgré les pressions qui s'exercent sur lui via les organisations institutionnalisées que nous connaissons aujourd'hui.

 

Bernard Lazare, souvent cité dans le téléfilm, disait lui même à propos de son livre " de L'Antisémitisme, son histoire et ses causes":

Je n'approuve pas l'antisémitisme, c'est une conception étroite, médiocre  et incomplète, mais j'ai tenté de l'expliquer. Il n'était pas né sans causes, j'ai cherché ces causes. Ai-je réussi à les déterminer ? C'est à ceux qui liront ces pages d'en décider.

Il m'a semblé qu'une opinion aussi universelle que l'antisémitisme, ayant fleuri dans tous les lieux et dans tous les temps, avant l'ère chrétienne et après, à Alexandrie, à Rome et à Antioche, en Arabie et en Perse, dans l'Europe du Moyen Âge et dans l'Europe moderne, en un mot, dans toutes les parties du monde où il y a eu et où il y a des Juifs, il m'a semblé qu'une telle opinion ne pouvait être le résultat d'une fantaisie et d'un caprice perpétuel, et qu'il devait y avoir à son éclosion et à sa permanence des raisons profondes et sérieuses."

 

 

Plutôt que de vilipender Drumont sans le connaître, relisons une partie de son introduction de la France juive. Comment ne peut pas évoquer le monde contemporain , la crise économique actuelle et le rouleau compresseur journalistique qui nous lave conscieusement le cerveau.

 

Aujourd'hui, grâce au Juif, l'argent auquel le monde chrétien n'attachait qu'une importance secondaire et n'assignait qu'un rôle subalterne est devenu tout puissant.

La puissance capitaliste concentrée dans un petit nombre de mains gouverne à son gré toute la vie économique des peuples, asservit le travail et se repaît de gains iniques acquis sans labeur.

Ces questions, familières à tous ceux qui pensent en Europe, sont presque inconnues en France. La raison en est simple. Le Juif Lassalle lui-même a constaté combien était mince le fond intellectuel de la bourgeoisie dont les opinions sont fabriquées par les gazettes. « Celui qui lit aujourd'hui son journal, écrivait-il, n'a plus

besoin de penser, d'apprendre, d'étudier. Il est prêt sur tous les sujets et se considère comme les dominant tous. » Il y a soixante ans que Fichte, dans une espèce de vision prophétique qui n'omettait aucun détail, a peint ces lecteurs « qui ne lisent plus de livres, mais seulement ce que les journaux disent des livres, et à qui cette lecture narcotique finit par faire perdre toute volonté, toute intelligence, toute pensée et jusqu'à la faculté de comprendre....

 

Mon livre se rattache à tous les travaux tentés sous des formes différentes, par les psychologues et les romanciers, par les critiques et les chroniqueurs au jour le jour, par les Daudet, les Goncourt, les Zola, les Bourget, les Claretie, les Platel, les Scholl, les Maupassant, les Uzanne, les Bonnières, les Fournel, pour peindre ce monde  qui change en quelque manière à vue d'oeil. Chacun a le pressentiment d'un immense écroulement et s'efforce de fixer un trait de ce qui a été, se hâte de noter ce qui demain ne sera plus qu'un souvenir.


Ce qu'on ne dit pas, c'est la part qu'a l'envahissement de l'élément juif, dans la douloureuse agonie d'une si généreuse nation, c'est le rôle qu'a joué, dans la destruction de la France, l'introduction d'un corps étranger dans un organisme resté sain jusque-là. Beaucoup le voient, en causent à table, s'indignent de rencontrer partout des Sémites tenant le haut du pavé, mais ils aiment la paix et, pour des causes multiples, évitent de coucher leurs impressions sur le papier.


Il eût été plus sage, peut être, d'imiter cette prudence, mais je me souviens que saint Jean range les timides parmi ceux qui peuplent l'abîme infernal et ne regrette pas d'avoir publié ce livre.

Combien de fois m'est-il arrivé, après quelque séance dans une bibliothèque, de songer à un écrivain dont l'ouvrage, souvent inconnu, m'avait donné la révélation du passé, bien fait voir, bien expliqué un point d'histoire énigmatique !


Ce guide revivait vraiment pour moi, il était immortel, l'image que je me faisais de ce contemporain des jours disparus cheminait quelque temps avec moi à travers les rues de Paris. Mon livre, mal apprécié dans le présent, me vaudra plus tard quelque ami qui, lui aussi, pensera à moi, il me saura gré de lui avoir bien fait comprendre comment cette France, la terre des lys, le royaume au manteau bleu comme l'azur du ciel, s'est laissé enjuiver, affubler de la loque jaune.


Je ne me dissimule pas cependant les imperfections de mon travail, imperfections qui tiennent à plusieurs causes.

Tout d'abord l'œuvre latente du Juif est très difficile à analyser, il y a là toute une action souterraine, dont il est presque impossible de saisir le fil. Henri Heine l'a dit très justement : Les faits et gestes des Juifs, ainsi que leurs moeurs, sont choses inconnues du monde. On croit les connaître parce qu'on a vu leur barbe, mais on n'a vu d'eux que cela, et, comme au Moyen Age, ils sont toujours un mystère ambulant. »


En outre, l'histoire écrite ainsi en présence des événements a des inconvénients si elle a des avantages, elle donne l'accent précis et comme le rythme des faits, elle constitue le plus précieux des témoignages pour l'avenir. En revanche, il lui manque les documents que les chancelleries ne livrent que lorsque le temps a fait de la poussière des hommes et des passions d'une époque. Semblable à ces bâtons sigillaires ui contenaient chacun un fragment d'un acte ou d'une lettre, et qui, en se rejoignant, servaient comme d'un irrécusable témoignage, l'histoire définitive ne se constitue que par rapprochement des documents d'un pays, avec les documents d'un autre pays.


C'est un simple classement préparatoire, je le répète, que j'ai voulu tenter. Qu'on ne cherche point dans cet ouvrage les Mémoires secrets de la troisième République, quoique les écrivains juifs aient pénétré sans cesse dans la vie privée de tous pour les déshonorer, et que tout soit permis contre eux, je ne suis pas organisé pour les imiter, j'ai pris simplement, pour le passé, les documents historiques, pour le présent, les faits divers, les faits publics, évidents, racontés dans tous les journaux.

C'est dans la rue que je vous propose de regarder, en apportant seulement à cet examen la réflexion qui aide à tirer un enseignement du moindre détail, le bon sens du patriote qui cherche à se rendre compte du lamentable état dans lequel est tombé son  pays.

En réunissant dans cette étude des raisons et des causes tout l'effort de notre travail et de notre bonne volonté, nous mériterons que ceux qui viendront après nous disent de nous : « Ils n'ont rien pu empêcher, sans doute, mais ils ont bien discerné les sources du mal, et ils les ont signalées avec intelligence et courage, ils n'ont été traîtres ni envers Dieu, ni envers la Patrie, ils n'ont été ni imbéciles, ni lâches. »

Que de gens, aujourd'hui en belle situation, dont la Postérité ne pourra pas dire autant !

8 décembre 1895

 

Aujourd'hui, avec les Adler, Attali, BHL, Cohn-Bendit, DSK, Elkabach, Kahn, Miller, Slama , Timsit et tous ceux qui façonnent l'opinion où dominent la finance mondiale, Drumont pourrait faire le même bouquin.

Commenter cet article

Sam 30/03/2013 12:55

le brebis galleux: il faut qu'il y ait une révolution dans les consciences ça peut prendre encore du temps (ou pas) !

le brebis galleux 24/03/2013 21:21

Non, Sam ! La situation est bien pire, et le projet bien plus avancé ! C'est atroce, et les goyim vont avoir à payer de leur niaiserie !

Sam 20/03/2013 22:19

Excellent article cher Simon !

Mon Dieu comme le film de France 2 était épouvantable de méchanceté à l'endroit du génial historien de LA FRANCE JUIVE !

Toutefois il est dommage qu'il n'ait pas vu le piège du sionisme, funeste idéologie satanique qui, à la fin XIXème siècle, allait gangréner et piéger la terre entière jusqu'à aujourd'hui et sans
doute demain.

En effet dans LA FRANCE JUIVE (qu'il faut lire absolument) on sent qu'il lui manquait les informations relatives au projet de domination mondiale par la haute finance juive kabbalistique
esclavagiste et métisseuse.