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Eclairage

Articles avec #livres

Drumont aujourd'hui

20 Mars 2013, 06:34am

Publié par Simon Duplessis

http://www.dreyfus.culture.fr/upload/m_file/256_1135_image_ap_drumont_na237-01219-2.jpgAntenne 2 a programmé hier soir un mauvais téléfilm sur Drumont. Voici un exemple parmi tant d'autres de ce que l'on peut lire à ce sujet ( tv figaro)

 

Le journaliste et polémiste, qui fonda toute sa carrière sur son antisémitisme féroce, apparaît comme un homme de lettres raté. Un poète frustré qui réalise ses rêves de célébrité en donnant libre cours à sa haine. Reste à comprendre pourquoi un tel individu, auteur en 1886 de La ­France juive, un livre nauséabond tiré à 60 000 exemplaires en une année, a ­obtenu un tel succès.

On notera d'entrée de jeu le terme "nauséabond" quasi symptomatique de l'axe du bien quand il veut s'attaquer à la "bête immonde". Quant à l'homme de lettre raté qui a fait un tel tirage avec ce livre, que dire d'un BHL ! ?

Pourtant il faut avoir lu la France juive pour s'apercevoir que ce livre n' a pas pris une ride. De Panama à  l'affaire Madoff en passant par Stavisky, le français moyen est en mesure  de se poser quelques questions sur le rôle du lobby sans nom. De fait, s' il s'intéresse de près aux initiateurs des attaques contre notre civilisation en terme de moral, de culture, d'identité nationale, il trouvera souvent la marque du cosmopolitisme. A l'époque " La France juive" venait confirmer son impression initiale de façon judicieuse. C'est cette conjonction entre l'intuition du quidam et l'analyse fouillée de l'écrivain qui a fait le succès du livre hier, comme il fait celui de l'humoriste Dieudonné aujourd'hui malgré les pressions qui s'exercent sur lui via les organisations institutionnalisées que nous connaissons aujourd'hui.

 

Bernard Lazare, souvent cité dans le téléfilm, disait lui même à propos de son livre " de L'Antisémitisme, son histoire et ses causes":

Je n'approuve pas l'antisémitisme, c'est une conception étroite, médiocre  et incomplète, mais j'ai tenté de l'expliquer. Il n'était pas né sans causes, j'ai cherché ces causes. Ai-je réussi à les déterminer ? C'est à ceux qui liront ces pages d'en décider.

Il m'a semblé qu'une opinion aussi universelle que l'antisémitisme, ayant fleuri dans tous les lieux et dans tous les temps, avant l'ère chrétienne et après, à Alexandrie, à Rome et à Antioche, en Arabie et en Perse, dans l'Europe du Moyen Âge et dans l'Europe moderne, en un mot, dans toutes les parties du monde où il y a eu et où il y a des Juifs, il m'a semblé qu'une telle opinion ne pouvait être le résultat d'une fantaisie et d'un caprice perpétuel, et qu'il devait y avoir à son éclosion et à sa permanence des raisons profondes et sérieuses."

 

 

Plutôt que de vilipender Drumont sans le connaître, relisons une partie de son introduction de la France juive. Comment ne peut pas évoquer le monde contemporain , la crise économique actuelle et le rouleau compresseur journalistique qui nous lave conscieusement le cerveau.

 

Aujourd'hui, grâce au Juif, l'argent auquel le monde chrétien n'attachait qu'une importance secondaire et n'assignait qu'un rôle subalterne est devenu tout puissant.

La puissance capitaliste concentrée dans un petit nombre de mains gouverne à son gré toute la vie économique des peuples, asservit le travail et se repaît de gains iniques acquis sans labeur.

Ces questions, familières à tous ceux qui pensent en Europe, sont presque inconnues en France. La raison en est simple. Le Juif Lassalle lui-même a constaté combien était mince le fond intellectuel de la bourgeoisie dont les opinions sont fabriquées par les gazettes. « Celui qui lit aujourd'hui son journal, écrivait-il, n'a plus

besoin de penser, d'apprendre, d'étudier. Il est prêt sur tous les sujets et se considère comme les dominant tous. » Il y a soixante ans que Fichte, dans une espèce de vision prophétique qui n'omettait aucun détail, a peint ces lecteurs « qui ne lisent plus de livres, mais seulement ce que les journaux disent des livres, et à qui cette lecture narcotique finit par faire perdre toute volonté, toute intelligence, toute pensée et jusqu'à la faculté de comprendre....

 

Mon livre se rattache à tous les travaux tentés sous des formes différentes, par les psychologues et les romanciers, par les critiques et les chroniqueurs au jour le jour, par les Daudet, les Goncourt, les Zola, les Bourget, les Claretie, les Platel, les Scholl, les Maupassant, les Uzanne, les Bonnières, les Fournel, pour peindre ce monde  qui change en quelque manière à vue d'oeil. Chacun a le pressentiment d'un immense écroulement et s'efforce de fixer un trait de ce qui a été, se hâte de noter ce qui demain ne sera plus qu'un souvenir.


Ce qu'on ne dit pas, c'est la part qu'a l'envahissement de l'élément juif, dans la douloureuse agonie d'une si généreuse nation, c'est le rôle qu'a joué, dans la destruction de la France, l'introduction d'un corps étranger dans un organisme resté sain jusque-là. Beaucoup le voient, en causent à table, s'indignent de rencontrer partout des Sémites tenant le haut du pavé, mais ils aiment la paix et, pour des causes multiples, évitent de coucher leurs impressions sur le papier.


Il eût été plus sage, peut être, d'imiter cette prudence, mais je me souviens que saint Jean range les timides parmi ceux qui peuplent l'abîme infernal et ne regrette pas d'avoir publié ce livre.

Combien de fois m'est-il arrivé, après quelque séance dans une bibliothèque, de songer à un écrivain dont l'ouvrage, souvent inconnu, m'avait donné la révélation du passé, bien fait voir, bien expliqué un point d'histoire énigmatique !


Ce guide revivait vraiment pour moi, il était immortel, l'image que je me faisais de ce contemporain des jours disparus cheminait quelque temps avec moi à travers les rues de Paris. Mon livre, mal apprécié dans le présent, me vaudra plus tard quelque ami qui, lui aussi, pensera à moi, il me saura gré de lui avoir bien fait comprendre comment cette France, la terre des lys, le royaume au manteau bleu comme l'azur du ciel, s'est laissé enjuiver, affubler de la loque jaune.


Je ne me dissimule pas cependant les imperfections de mon travail, imperfections qui tiennent à plusieurs causes.

Tout d'abord l'œuvre latente du Juif est très difficile à analyser, il y a là toute une action souterraine, dont il est presque impossible de saisir le fil. Henri Heine l'a dit très justement : Les faits et gestes des Juifs, ainsi que leurs moeurs, sont choses inconnues du monde. On croit les connaître parce qu'on a vu leur barbe, mais on n'a vu d'eux que cela, et, comme au Moyen Age, ils sont toujours un mystère ambulant. »


En outre, l'histoire écrite ainsi en présence des événements a des inconvénients si elle a des avantages, elle donne l'accent précis et comme le rythme des faits, elle constitue le plus précieux des témoignages pour l'avenir. En revanche, il lui manque les documents que les chancelleries ne livrent que lorsque le temps a fait de la poussière des hommes et des passions d'une époque. Semblable à ces bâtons sigillaires ui contenaient chacun un fragment d'un acte ou d'une lettre, et qui, en se rejoignant, servaient comme d'un irrécusable témoignage, l'histoire définitive ne se constitue que par rapprochement des documents d'un pays, avec les documents d'un autre pays.


C'est un simple classement préparatoire, je le répète, que j'ai voulu tenter. Qu'on ne cherche point dans cet ouvrage les Mémoires secrets de la troisième République, quoique les écrivains juifs aient pénétré sans cesse dans la vie privée de tous pour les déshonorer, et que tout soit permis contre eux, je ne suis pas organisé pour les imiter, j'ai pris simplement, pour le passé, les documents historiques, pour le présent, les faits divers, les faits publics, évidents, racontés dans tous les journaux.

C'est dans la rue que je vous propose de regarder, en apportant seulement à cet examen la réflexion qui aide à tirer un enseignement du moindre détail, le bon sens du patriote qui cherche à se rendre compte du lamentable état dans lequel est tombé son  pays.

En réunissant dans cette étude des raisons et des causes tout l'effort de notre travail et de notre bonne volonté, nous mériterons que ceux qui viendront après nous disent de nous : « Ils n'ont rien pu empêcher, sans doute, mais ils ont bien discerné les sources du mal, et ils les ont signalées avec intelligence et courage, ils n'ont été traîtres ni envers Dieu, ni envers la Patrie, ils n'ont été ni imbéciles, ni lâches. »

Que de gens, aujourd'hui en belle situation, dont la Postérité ne pourra pas dire autant !

8 décembre 1895

 

Aujourd'hui, avec les Adler, Attali, BHL, Cohn-Bendit, DSK, Elkabach, Kahn, Miller, Slama , Timsit et tous ceux qui façonnent l'opinion où dominent la finance mondiale, Drumont pourrait faire le même bouquin.

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Philippe Ploncard d'Assac

30 Janvier 2012, 21:13pm

Publié par Simon Duplessis

 

 Le 11 septembre, l'opération gladio, les attentats de Madrid et de Londres et le complot mondialiste


La maçonnerie, ses origines juives kabalistes au service de la  subversion et de la révolution mondiale; ses méthodes, son infiltration dans l'Eglise le FN  et dans les milieux traditionalistes.
Les effets de la décolonisation, l'antiracisme et ses officines. Les guerres programmées et la déchristinisation des nations.
Lucifer dans ses oeuvres à travers les âges.

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Les hommes de droite vus par Drumont

29 Août 2011, 06:16am

Publié par Simon Duplessis

drumontMalgré le  bilan catastrophique du gouvernement marqué par une aggravation prodigieuse de notre endettement, une politique étrangère belliqueuse dictée par les seuls intérêts israéliens (1) et  la poursuite de l'islamisation du pays programmée afin d'assoir le nouvel ordre mondial,  les bien-pensants de la droite bourgeoise, bernés par les déclarations d'intention et les mouvements de menton de nos hommes politiques,  s'apprêtent à reconduire Sarkozy à la tête de l'état.

Concernant notre classe politique, ce texte de Drumont, un siècle après avoir été écrit,  apparaît d'une étonnante fraîcheur:

 

En réalité, ce sont des gens médiocres que ces hommes de la droite. J'ai constaté la pauvreté de ce qu'ils ont dit en ces quatre années remplies par tant d'événements faits pour inspirer l'éloquence humaine. Pas un éclair, pas une de ces paroles enflammées qui mettent le feu à tout, pas un de ces cris qui remuent une nation,  pas un de ces outrages qui arrachent un hurlement de colère à un ministre prévaricateur, pas une évocation de la Patrie française d'autrefois devant cette France d'aujourd'hui, pillée, trahie, livrée ( ... ). A part quelques discours de de Mun qui sont vraiment d'un beau souffle, tout a été pure rhétorique, verbiage, plaidoirie ; ils ont parlé tous comme parlent les avocats à la barre ; ils ont dit le contraire de ce que venait de dire celui qui avait oratoré avec eux, et puis voilà tout...  La vérité, c'est que ces politiciens ne croient pas à ce qu'ils défendent. Ils n'ont point le Verbe parce qu'ils n'ont pas la Pensée ; il ne faut point leur demander cette inspection des choses face à face et coeur à coeur qui seule est la caractéristique de toute bonne pensée en tout temps ; ils sont, comme dit Carlyle, « dans les insincères hypothèses, les plausibilités, les ouï-dire ». Ils estiment que la religion vaut mieux que l'irréligion, mais leur âme n'est point pleine de l'idée de Dieu. Dans ces conditions, on ne fait rien qui vaille et on ne touche personne, même lorsqu'on s'exprime en termes bien choisis. Le grand homme n'est pas un homme comblé de dons extraordinaires, c'est un homme ordinaire qui veut résolument accomplir tout ce que Dieu attend de lui ; il sait qu'il y a une volonté divine, une idée de Dieu sur le monde, et il s'efforce ingénument et simplement de correspondre à cette idée .

Edouard Drumont : la fin d'un monde

 

(1) BHL et la guerre en Lybie

 

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L’aide fatale

13 Novembre 2009, 21:38pm

Publié par Hermione Grainville

Je ne saurais trop vous recommander de lire le live de DAmbisa Moyo , l’aide fatale

Cet écrivain d’origine zambiène qui a fait ses études d’économiste en occident nous confie ses reflexions sur l’aide humanitaire en Afrique:

 « Pour avoir une idée de comparaison, nous découvrons que le plan Marshall, entre 1948 et 1952, a déversé sur l’Europe 13 millions de dollars soit 100 milliards de nos jours ….

Après cette manne distribuée d’une façon parfois inéquitable, les robinets se sont taris les pays se sont pris en main et ont connu ce que l’on a appelé les trentes glorieuses …..

 En Afrique, depuis les années 40, ce sont 1000 milliards de dollars qui ont été versés de manière interrompue  soit 1000 dollars par habitant de la planète …..

 Résultat :  la pauvreté entre les années 70 et 98 est passée de 11 % de la population à 66 %

 80 % des flux de l’aide servent à autre chose , cet argent est détourné, sert à acheter des biens immobiliers à l’étranger ou est déposé sur des comptes secrets dans les paradis fiscaux    …. Chaque année 10 milliards de dollars quittent ainsi l’ Afrique ..tous ces chiffres pour dire que l’Afrique n’avait pas et n’a toujours pas de gouvernement responsable, honnête ou encore soucieux du bien-être de son peuple qui puisse le sortir de ce bourbier. »

L’élite de ces pays formée à l’étranger pour la plupart , quand elle rentre au pays (et c’est rarement le cas ..) continue le shéma qui a cours depuis des années : pouvoir = passe-droit, commission, népotisme, favoritisme, détournements de fonds …. etc

 Les chinois, eux depuis quelques années prêtent beaucoup d’argent à l’ Afriquer mais c’est sans angélisme, sans état d’âme ni mauvaise conscience !!!

Le système est simple et a fait ses preuves : tu emprûntes et tu rembourses avec les intêrets 

Si tu ne peux rembourser alors tu donnes la terre  …. Ainsi les chinois sont-ils en train d’exploiter des terres laissées sans culture par les africains et cela va aider la Chine à nourrir sa population à des prix défiant toutes concurrences et pour cause ….

 Alors, quel serait le remède ???  Madame Moyo (qui ne retournera jamais en Zambie) dit une chose très simple qu'elle seule peut dire en tant qu' africaine,  : plus d’aide du tout car cela infantilise les pays, les déresponsabilise, cela maintient en place des gouvernements corrompus et  appauvrit une population qui ne voit jamais le moindre cent de l’aide si genéreusement octroyée par les pays occidentaux depuis si longtemps ….

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La censure contre Paul-Eric Blanrue

9 Juin 2009, 06:10am

Publié par Simon Duplessis

 

Nous tenons à signaler à nos correspondants  la parution du livre explosif de Paul-Eric Blanrue, Sarkozy, Israël et les juifs qui ne réussit pas se faire diffuser en France. L'ouvrage de P.-E. Blanrue sur Sarkozy, Israël et les juifs est désormais en vente sur le site des Editions Akribeia.

Pour tous ceux qui soutiennent ce livre, merci de diffuser ce communiqué massivement sur toute la Blogosphère, forums, etc., toutes tendances politiques confondues.

Ce qui arrive concerne tout le monde.




    Communiqué de Maître John Bastardi Daumont

    Concernant le scandale touchant Paul-Eric Blanrue pour son livre intitulé Sarkozy, Israël et les Juifs, je me borne à un simple constat.
    Mon client est un chroniqueur respecté de la revue Historia, et auteur de nombreux ouvrages. Ses livres se vendent habituellement bien dans notre pays, il n'a jamais eu de problème de diffusion, jusqu'à aujourd'hui. Le voilà, en France, contraint en raison de son sujet, qu'il traite d'ailleurs très sereinement, de chercher à l'étranger un éditeur, d'expatrier sa pensée, son enquête, son travail, car toutes les personnes contactées dans le milieu de l'édition française ont refusé. Sans parler de celles qui répondirent par un éloquent silence. Le voilà contraint d'éditer en Belgique, comme Voltaire en son temps s'expatriait en Hollande, et de fournir sa recherche au courageux éditeur : "Oser Dire".
    Mais, pas de diffusion française, en raison d'un refus du diffuseur travaillant habituellement avec cette maison. Mon client peut-il attaquer en justice le seul éditeur courageux car la diffusion française ne se fait pas ? Juridiquement, oui, moralement, non. Paul-Eric Blanrue est un homme d'honneur et ne compte pas cracher dans la seule main qu'on lui tend lorsqu'il est à terre.
    L'éditeur peut-il de son côté attaquer un diffuseur qui refuse, lorsque c'est son principal partenaire comme c'est souvent le cas ? Ici encore, délicat et, procéduralement, long. Or, cet ouvrage est d'actualité.
    Une question se pose alors, lorsque l'audacité du monde littéraire quitte le pays de la Liberté :
    Est-ce le thème ou le contenu qui intimide? Ce n'est pas à moi de me prononcer, mais de constater la seconde question, en réaction: Qui est lésé?

    1/ la Liberté d'expression, dans le pays où elle naquit;
    2/ le droit légitime à l'information du public français.

    Que l'on donne la possibilité aux Français de lire, et ensuite la critique pourra s'opérer. L'esprit français est réputé mondialement pour son ouverture et sa capacité au débat.
    Si le contenu du livre suscite des réactions judiciaires, nous sommes prêts à y répondre, tout naturellement. L'ouvrage est traduit en quatre langues et sera diffusé dans les librairies belges, au Canada, en Angleterre, au Moyen-Orient et ailleurs, sauf en France.
    Que pensera alors l'opinion de ces pays face à cette situation inédite? Après les délits d'opinion, les lois proclamatrices d'histoire, unenouvelle forme de censure est née en France, et ne touche pas seulement mon
    client, ce que l'actualité récente a démontré plusieurs fois ces derniers mois.J'appelle cela: la censure par le vide. En ma qualité d'avocat et de citoyen français, je revendique le droit de la dénoncer publiquement.


    John Bastardi Daumont.



(Via le Comité de soutien à Vincent Reynouard)

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Maurice Faivre

25 Mai 2009, 16:59pm

Publié par Simon Duplessis

 Historien spécialiste de la guerre d' Algérie, St-Cyrien, docteur en sciences politiques, Maurice Faivre  était récemment l'invité de l'ASAF (Association  Soutien de l'Armée Française).  Cela lui a permis de préciser le rôle de l'historien à une  époque où l'activisme mémoriel va souvent à l'encontre de la vérité historique.
« Il faut lutter contre la désinformation, des médias, des politiques, des historiens, des Algériens, faire attention à la vision unilatérale ».Le général s'est attelé pendant plus d'une heure, et devant une assemblée fournie, à « rétablir certaines vérités » sur une guerre qui fait toujours couler beaucoup d'encre. N'hésitant pas à aborder les sujets sensibles, Maurice Faivre a tenu à souligner que « la torture n'est certes pas niable mais est à replacer dans un contexte de terrorisme ». L'historien a aussi évoqué, « sans polémiquer », d'autres thèmes délicats comme « les bienfaits de la colonisation » ou la scolarisation en Algérie. « Le travail des historiens doit être révisionniste, à ne pas confondre avec le négationnisme. Les historiens doivent continuer à étudier, les témoins à témoigner. » C'est ainsi que « la vérité chemine petit à petit » a t-il conclu.
Source Est Eclair

Rarement invité dans les medias, l'historien a fait cependant parler de lui ces temps derniers; hier il était l'invité de radio-courtoisie pour présenter son dernier ouvrage "les 1000 villages de Delouvrier". La semaine dernière, il avait vivement réagi au discours de Nicolas Sarkozy  à Toulon le 8 mai et lui adressait la  lettre ouverte que voici :

 
Monsieur,

  Une fois de plus, les Français de Tunisie, du Maroc et, surtout, d'Algérie, se voient voler la reconnaissance de leurs sacrifices.
  En effet, à aucun moment, dans votre discours de la Nartelle, vous n'avez mentionné la participation des Pieds-Noirs au débarquement de Provence et à la libération du pays.
  Et pourtant, nous osons espérer que vous n'ignorez pas le sacrifice considérable consenti par les départements français d'Algérie : 16% de la population européenne. Jamais auparavant un sacrifice d'une telle ampleur n'avait été demandé par la France à ses citoyens.
  Nos pères se sont battus en Provence, à Cassino, sous la conduite du général Juin, futur maréchal de France, jusqu'en Allemagne. Et ils attendent toujours un simple mot de la patrie reconnaissante.
  La France aurait-elle mauvaise conscience au point de préférer oublier ses enfants auxquels elle doit une partie de sa victoire (et non pas de l'Armistice comme indiqué sur votre site) et qu'elle a lâchement abandonnés en 1962 après leur avoir promis de les protéger ?

  Vous avez parlé de la « vraie France », celle des résistants. Faisions-nous partie de la « fausse France », avec Alger, capitale de la France en guerre ?
  Vous avez également dit que « les troupes coloniales » s'étaient battues « comme si » elles se battaient pour la mère patrie. Il s'agit d'une insulte grave à l'égard de nos pères qui chantaient « C'est nous les Africains qui revenons de loin... pour sauver la Patrie ». Beaucoup d'entre eux sont morts pour cette mère patrie, sans même pouvoir reposer dans leur terre natale.
  Nous sommes las, après plus de 40 ans, d'avoir à subir ces insultes et ce négationnisme par omission. Nous n'avons plus qu'une seule arme à notre disposition, le bulletin de vote ; nous saurons nous en servir à bon escient.

Veuillez croire à nos sentiments de tristesse et de colère

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Ordo ab chao

22 Février 2009, 22:59pm

Publié par Simon Duplessis

                  

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Les juifs américains

12 Novembre 2008, 22:47pm

Publié par Simon Duplessis

Les juifs américains. par André Kaspi.


Faut-il être juif pour pouvoir parler des juifs en toute quiétude et déclarer que le lobby "qui n'existe pas " existe tout de même ?  On apprend dans le livre de Kaspi que les juifs aux USA sont 2 fois plus riches que leurs concitoyens américains;  avec 3% de la population, ils représentent par exemple 25 % des professeurs de l'université de Princeton. Autre révélation:  le nombre des mariages mixtes menace la survie de l’identité juive (c'est ce que craint d'ailleurs ouvertement Attali qui est pourtant en faveur du métissage pour les non juifs.).
On ne sait pas en revanche si  André Kaspi nous explique dans son ouvrage  le pourquoi du comment; c'est à dire, comment se fait-il que les juifs fassent  partie en si grand nombre de l'élite américaine ?  .

Professeur à la Sorbonne, André Kaspi a réussi avec ce livre un coup de maître. Son sujet est délicat : est-il exact que les juifs contrôlent la politique, l’économie et la culture aux Etats-Unis ? L’auteur apporte des éléments précis et chiffrés très nombreux et brosse un tableau objectif et nuancé de la réalité : pour lui, « depuis 1945, on est dans une période heureuse dans l’histoire des juifs américains. On pourrait évoquer un âge d’or qui, soixante ans plus tard, n’a rien perdu de son éclat ».

Réussite économique d’abord : le revenu par tête est de 27.500 dollars pour les juifs contre 14.100 dollars pour la moyenne nationale. Les Américains anglo-saxons sont à 17.000, les Asiatiques à 14.776, les Hispaniques (Mexicains en majorité) 10.590  et les Noirs américains à 9.424.

En matière culturelle, le succès est encore plus grand. Avec 3% de la population, les juifs représentent 20% des élèves et 25% des professeurs dans une université prestigieuse comme Princeton. 62% entrent dans une université contre 27% des jeunes en moyenne nationale. Leur réussite est patente dans la presse, le cinéma et la télévision. En général, ils défendent plutôt des idées « libérales » au sens américain du terme, donc de gauche, mais ils sont nombreux aussi dans les milieux néo-conservateurs qui soutiennent Bush. Ils sont parfaitement intégrés dans la vie américaine : il faut dire aussi que l’Amérique converge avec eux, en raison de la lecture de la Bible si importante chez les protestants américains. De plus, l’auteur note l’importance qu’a prise la mémoire de la Shoah chez tous les Américains (grand succès des films sur le sujet et construction de grands musées sur la persécution des juifs pendant la deuxième guerre mondiale).

D’après l’auteur, leur influence politique, la plus controversée, est relativement faible : leur nombre au parlement n’est pas très élevé en définitive et il n’y a jamais eu de président juif aux USA. D’opinions variées, ils soutiennent tous Israël ou presque, ce qui est logique. C’est sur ce point que l’on peut parler de « lobby » juif, ce qui chez l’auteur, n’a aucunement un sens péjoratif : les lobbies font partie de la culture politique américaine depuis toujours.

André Kaspi montre la diversité de la communauté juive, souvent ignorée : il y a les orthodoxes, très religieux, les « réformés », aux idées assez à gauche et laïques, et les conservateurs, qui seraient un juste milieu entre les deux. Il montre aussi que la communauté, riche et influente, il ne le nie pas, a ses faiblesses. Le nombre des mariages mixtes (de l’ordre de 50%) menace la survie de l’identité juive et les orthodoxes font tout pour combattre cette évolution mais avec peu de succès. La démographie n’est pas bonne car les juifs américains font peu d’enfants (sauf les orthodoxes). On voit d’ailleurs l’importance de la religion pour la survie de toute communauté, n’en déplaise aux juifs « laïcs ».

Les juifs non ou peu religieux jouent d’ailleurs, d’après l’auteur, un rôle majeur dans des courants comme la défense du laxisme sexuel ou le féminisme. D’après André Kaspi, « les intellectuels juifs occupent une place particulière. Ils déchristianisent la vie intellectuelle aux Etats-Unis (…) ils ouvrent la voie au pluralisme et deviennent des agents principaux du changement culturel. Ils laïcisent la pensée américaine, (…) tiennent un rôle capital puisque dans les universités, dans les revues, dans la littérature, ils apportent une dimension universelle qui manquait jusqu’alors » (page 247).

L’auteur revient souvent sur ce sujet fréquemment : « Quoi qu’il en soit, les juifs sont plus à l’aise dans les milieux libéraux (la “gauche” américaine) que dans les milieux conservateurs. Ils y craignent moins des accès d’antisémitisme. Ils savent que ce n’est pas là que surgira une proposition de faire des Etats-Unis une nation chrétienne » (page 173).

L’auteur a consacré un intéressant chapitre à l’antisémitisme pour montrer que celui-ci est très faible, relève surtout de marginaux et qu’il a diminué. Une exception serait certains milieux de la communauté des Noirs américains car les juifs sont perçus comme des Blancs et donc censés être « dominateurs ». Des groupes comme celui de Farrakhan, Noir musulman, accusent les juifs d’avoir joué un grand rôle dans le commerce des esclaves noirs. Le cinéaste Spike Lee a présenté des patrons de night-clubs juifs comme des exploiteurs de pauvres Noirs. Mais globalement la situation est satisfaisante pour la communauté juive qui dispose d’associations de vigilance très puissantes et très actives contre l’antisémitisme.

L’auteur dresse donc le bilan d’une communauté dynamique et instruite qui a remarquablement réussi mais sa note finale est pourtant pessimiste : les juifs, par la faible natalité et les mariages mixtes, risquent de disparaître peu à peu : « Dans cinquante ans, les juifs américains n’occuperont pas la place qu’ils occupent. Qu’on s’en désole ou qu’on s’en réjouisse, peu importe. C’est une évidence à laquelle il n’est pas possible d’échapper. » Mais qui peut vraiment prévoir l’avenir ?

Personnellement, je n’ai jamais lu un livre plus fin et plus intelligent sur ce sujet.

Yvan BLOT-  Polemia

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Journées chouannes de Chiré

2 Septembre 2008, 22:20pm

Publié par Simon Duplessis

XVIIIe Journées chouannes :

Le samedi 6 et le dimanche 7 septembre 2008 auront lieu les XVIIIème journées chouannes dans les locaux de SA D.P.F. à Chiré-en-Montreuil.
SA D.P.F.
BP1
86190 Chiré-en-Montreuil
 

Tel: 05.49.51.83.04
Fax: 05.49.51.63.50
sadpf.chire@gmail.com

Pour vous y rendre :
http://www.duquesne-diffusion.com/nosdedicaces.htm


merci à Hervé Ryssen

                      

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Alexandre Soljénitsyne

4 Août 2008, 07:54am

Publié par Simon Duplessis

          


Le prix Nobel de littérature 1970, le plus grand écrivain russe du XX ° siècle s'est éteint aujourd'hui. Reconnu par tous aujourd'hui et célébré pour sa résistance au système soviétique, il a été longtemps ignoré de l'intelligentsia  occidentale  de l'époque, les donneurs de leçon actuels.
C'était un grand chrétien,  un patriote, un résistant,  un immense écrivain. RIP.


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