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Eclairage

Articles avec #politique sociale

Pas trop souple la carte !

21 Septembre 2009, 19:41pm

Publié par Grégoire

En toute logique, les meilleurs établissements attirent les meilleurs élèves en particulier ceux qui étaient  autrefois contraints de fréquenter les établissements imposés par la carte scolaire et cela au détriment  d'un enseignement à la mesure  de leurs capacités et de leurs ambitions personnelles ou familiales
Le succès de ces établissements ne se dément pas , c'est la rançon du succès mais aussi la marque d'une difference ressentie en terme de qualité de l'enseignement et de l'attractivité des filières "classiques" encore considérées comme étant la voie obligée pour se diriger vers les carrières les plus en-vues .

En France , les métiers manuels ont donc toujours une mauvaise cote et l'on voit bien que malgré la crise, malgré les débouchés supposés des filières techniques,  les familles restent fascinées par les métiers auxquelles préparent les filières générales . S'agit il d'une faiblesse de la communication autour des filières techniques, d'un déficit d'image ou d'autres causes (métier plus physique, moins rémunérateur)  ?

On peut se demander quelles seraient  les conséquences pour les établissements demandés par des élèves de zones difficiles ; Il y aura peut être un abaissement du niveau scolaire au bénéfice d'un brassage, d'une mixité sociale supposée devoir régler le blocage de l'ascenceur social .

En revanche, concernant  les établissements les moins prestigeux on peut s'attendre à une ghettoïsation, une augmentation de la fracture scolaire et au final un effet contre-productif .

Après les passe-droits et les combines pour échapper à la carte scolaire, on va voir apparaitre la discrimination positive  pour s'adapter à la nouvelle situation.

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La buvette du foot

18 Juin 2009, 20:27pm

Publié par Simon Duplessis

La vente de boissons alcoolisées est interdite dans les établissements « protégés » : établissements d’instruction publique; scolaires, de formation ou de loisirs de la jeunesse, stades, piscines, terrains de sports publics ou privés... tout cela est très bien mais les clubs locaux qui parsément nore pays vont se retrouver en panne de financement. Si vous organisez un tournoi de foot pour essayer de réduire les cotisations du club , n'espérez pas faire beaucoup de bénéfices en ne vendant que du Perrier. En revanche, ceux qui veulent s'alcooliser ne manqueront pas d'apporter ce qu'il faut dans le coffre de leur voiture. Toute cette affaire occupe bien nos gendarmes qui, la mine sévère et convaincus de leur importance, viennent inspecter les buvettes de nos campagnes.
En général, chez nous, on buvait une ou deux bières dans l'après midi et on rentrait chez soi à pied, heureux d'avoir  discuté avec les uns et les autres. Il est évident que cette occupation franchouillarde doit disparaitre. Il vaut mieux aller regarder Ko Lanta ou Drucker à la TV et que nos jeunes aillent participer à la rave party voisine qui ne doutons pas sera bien encadrée par un escadron de gendarmerie. Cherchez l'erreur.

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Bye-bye Pépé !

20 Février 2009, 07:20am

Publié par Simon Duplessis

Je n'ai pu m'empêcher de faire le rapprochement entre deux récentes propositions de loi.
La première, celle de jean Leonetti, prevoit  une "allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie". Cette proposition de loi permettre de pouvoir disposer  d'un "versement, pendant une durée maximale de trois semaines, d'une allocation de 49 euros par jour pour toute personne accompagnant à domicile un patient en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause".
Malheureusement, il ya un problème; celui de connaitre à l'avance la date du décès du parent concerné pour que le dit-congé puisse être pris au bon moment. Personne ne peut prévoir,en effet,  à quel moment le néo de l'oesophage de Pépé va finir par faire exploser son aorte. Dans 10 jours ? dans 3 mois, dans un an  ?
C'est là que la deuxième proposition de loi présentée par une  dizaine de députés sarközystes  sous la houlette  d' André Wojciechowski prend tout son sens. Il suffit de légaliser l'euthanasie en France :
« On ne peut pas indéfiniment fermer les yeux face à une tendance qui se propage si rapidement, répètent les cosignataires. Les mœurs évoluent et aujourd'hui, l'euthanasie (…) représente la seule issue possible des malades incurables qui souhaitent cette solution.»
Cette initiative a reçu d'ailleurs immédiatement le soutien du militant homosexuel et pro-euthanasie Jean-Luc Romero, ancien de l'UMP.
La solution, c'est effectivement de fixer vous même la date du décès. Vous posez vos congés, vous commandez à la pharmacie le soluté de glucosé,  le pentothal,  la cellocurine et le potassium, vous faites poser la perfusion par l'infirmière le jour J.  Vous  n'oublierez pas surtout   de garder les 3 derniers jours des congès pour l'enterrement. Le tour est joué; bye-bye Pépé !

Jacques Attali, le président de la commission nationale pour la croissance nous a dit tout l'intérêt d'une telle solution : 
Dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons l’allongement de la vie n’est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoir... Dès qu’on dépasse 60--65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et coûte alors cher à la société... Il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement, plutôt qu’elle ne se détériore progressivement... On pourrait accepter l’idée d’allongement de l’espérance de vie, à condition de rendre les vieux solvables et de créer un marché... Je suis, pour ma part, en tant que socialiste contre l’allongement de la vie parce que c’est un leurre, un faux problème... L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures... »

 

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Délocaliser l'ANPE ?

5 Mai 2008, 09:49am

Publié par Simon Duplessis

La mondialisation en marche

Une offre d'emploi "low cost" à Pondichéry, en Inde, rémunéré en roupies indiennes l'équivalent de 160 à 320 euros par mois, a déclenché la polémique ce week-end entre l'ANPE, des syndicalistes et le PS, alors que le gouvernement s'apprête à durcir les obligations pour les chômeurs.
Révélée par Le Parisien, cette offre à prix cassé porte sur un poste d'informaticien niveau Bac+2 spécialisé dans la conception de sites web
.

"Est-ce que, pour le gouvernement, cela fait partie des offres raisonnables d'emploi?", s'est-il interrogé, à deux jours d'une première grande réunion tripartite sur l'avenir de l'assurance chômage, avec les syndicats, le patronat et la ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde.

"C'est une offre difficile à refuser en tant qu'agent ANPE, car elle correspond aux salaires légaux indiens", a réagi Bernie Billey, déléguée CFDT à l'ANPE.

Interrogé sur RTL, le directeur de l'ANPE, Christian Charpy, s'est étonné de la polémique: "le salaire proposé est quatre à cinq fois supérieur au salaire moyen en Inde. Chacun est libre de faire ou non une expérience d'expatriation et je ne vois vraiment pas pourquoi on se pose la question de savoir si cette offre est légitime ou pas légitime"./ AFP

Effectivement, il n'est pas question de remettre en cause les bienfaits de la mondialisation et  dans le cadre de la rupture, il faut envisager sérieusement de délocaliser l'ANPE .

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La mondialisation en marche

23 Avril 2008, 06:06am

Publié par Simon Duplessis

Dans cette histoire de salariés "sans papiers", Brice Hortefeux régularisera au cas au cas par cas. En clair, cela veut dire que le gouvernement va céder en catimini, comme d'habitude.
Une chose est sûre : convaincu d'avoir « mis le pied dans la porte », la CGT veut contraindre le gouvernement à régulariser en masse. Au-delà des sans-papiers actuellement en grève. « Il y a déjà un appel d'air. Heure après heure, de nouveaux sans-papiers qui ne participaient pas au mouvement nous appellent pour savoir comment faire un dossier », explique la CGT.

Voici une nouvelle preuve de la collusion de ce syndicat avec le  patronnat français pour maintenir les salaires à la baisse. On ne va pas tarder à nous dire que ces gens payés à coup de lance pierres ne se plaignent pas et  font un boulot que le français ne veut pas faire.

Il ne faut pas s'étonner dans ces conditions que certains "happy few" soient de plus en plus riches tandis que le commun des mortels se retrouve  au smig. Vive la mondialisation !


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N'importe quoi ?

19 Avril 2008, 06:14am

Publié par Simon Duplessis

À peine tournée la page du projet de suppression de la carte Famille nombreuses, le gouvernement annonce un décret qui diminue les allocations familiales pour les enfants de 11 ans et plus. Pour Jean-Frédéric Poisson, député (UMP-FRS) des Yvelines, et porte-parole du Forum des Républicains Sociaux, il s’agit d’une « mauvaise idée ».
« En amputant les ressources des familles de plus de 600 euros sur la période des 11 à 18 ans des enfants, cette décision affecte le pouvoir d'achat des familles qui pour plus de 80% d'entre elles ont des revenus modestes.

Ce mauvais réflexe de réaliser des économies sur le dos des prestataires plutôt qu'en optimisant la gestion et la performance des organisations ne peut pas devenir la forme habituelle des décisions publiques.
La réduction du montant des prestations familiales, dans le contexte économique tendu que nous traversons, doit absolument demeurer la dernière extrémité et le dernier recours. »

Le député regrette que « sur ces sujets hautement sensibles tant sur le plan social que sur le plan politique », on ne sollicite pas automatiquement et préalablement la représentation nationale et l'ensemble des mouvements familiaux.

Via liberté politique

Et si toutes ces mesures contre la famille n'étaient pas un couac mais plutôt une volonté délibérée de NSS ?  Tour à tour, on privilégie le court terme au long terme et on s'attaque aux fondements de la société française. Hier la défense nationale, aujourd'hui la politique familiale, et demain  ? Pendant de temps là, on veille à soigner sa "com", hier avec
le Ponant, aujourd'hui avec Aimé Césaire sans se soucier de la moindre économie.
Du coup, après cela,  le cadeau fiscal de juillet dernier devient totalement incongru.

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Vivement qu'on nous reparle de la grippe aviaire

27 Novembre 2007, 15:27pm

Publié par Simon

D'après les forces de police, et on veut bien les croire sur parole, la révolte est plus importante et plus violente qu'en 2005. Ainsi, en moins de 24 heures, 80 policiers ont été  bléssés par des armes à feu.
Quelles excuses les bonnes âmes  pourront-elles  trouver cette fois pour justifier ces exactions ? 
J'entendais encore M. Fillon ce midi sur France-Inter essayer de trouver  les mots les plus énergiques pour condamner cette sauvagerie et assurer le bon peuple de  la détermination du gouvernement.
Tout cela ne me fait même plus rire car je vois le même scénario se reproduire : on va laisser les "sauvageons" brûler quelques milliers de voitures et quelques centaines de bâtiments, au passage il ya aura bien un brave type qui va se faire tuer parce qu'il photographait un réverbère, une brave lycéenne qui va se faire crâmer dans son bus. Bon, rien de très grave du moment qu'il n'y ait pas de bavure !  Et puis, tout va rentrer dans l'ordre progressivement jusqu'à la fois prochaine et on pourra reparler de choses plus importantes comme la grippe aviaire par exemple.
Surtout, n'en faites pas un fromage car toute cette histoire encore une fois va profiter à Le Pen.
Qui disait déja :" un peuple sans âme, n'est qu'une vaste foule" ... ?

Des policiers tentent de contenir la foule le 26 novembre 2007 à Villiers-le-Bel

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La crise de sortie de crise

25 Novembre 2007, 11:55am

Publié par Grégoire

Depuis qu'il sait que l'on se dirige vers une sortie de crise honorable pour tout le monde, le président socialiste de la région Ile de France, Jean-Paul Huchon se répand sur toutes les radios et se montre trés attentionné pour les usagers des transports, épuisés par les huit jours de grève qu'il viennent de subir sans qu'on l'ait beaucoup entendu prendre fait et cause pour eux. 

Le coût de la grève pour les usagers:
Huchon, en bon socialiste ne manque pas souffle et demande que les usagers soient dédommagés de leurs titres de transport non utilisés. Mais, il demande cela ....à la SNCF et à la RATP au nom de l'image de marque que doivent tenir ces sociétés auprès de leurs clients !!!

Cela revient en somme à faire payer 3 fois le pékin : une première fois par l'avance du titre de transport, une deuxième fois, (et cela est incalculable tant les conséquences directes et indirectes sont multiples et inattendues) par  les coûts induits par la grève et ensuite troisième coût, par les augmentations de tarifs qui ne manquent jamais de survenir à terme pour couvrir les surcouts de la gestion de crise en interne et les augmentations de salaires, primes diverses incitatives à la reprise du travail quand ce ne sont pas les jours de grève payés ("comme le veut la tradition") véritable achat de la paix sociale à court terme.
Et qu'on ne nous fasse pas croire qu'il ne s'agit là que d'un budget pub réservé au maintient de la qualité relationnelle avec la clientèle.
 
En terme de gestion, cela relève de l'inconséquence et de l'irresponsabilité. C'est pour ces raisons que les syndicats ne refusent jamais de faire usage de la grève préventivement et qu'ils n'ont pas trop de soucis financiers puisque leur trésor de guerre se renouvelle  aux frais du contribuable et des usagers (les mêmes, en fait)

Réformer le financement des syndicats:
Il serait bien que  les socialistes apprennent ce qu'est réellement la gestion d'une entreprise et arrêtent de croire que l'argent public est inépuisable. Les syndicats devraient pour leur part être financés uniquement par les cotisations de leurs  adhérents et non pas par des subsides publics voire patronaux !  
Cela obligerait les syndicats  à devenir représentatifs, à clarifier leurs  rapports avec l'état et le monde du travail qu'ils sont sensés représenter et donc à devenir responsables.
 
Il n'y a pas de fatalité sauf dans l'esprit de ceux qui profitent de la lâcheté des gouvernants et de l'impuissance des dirigeants de entreprises. 
L'heure des réformes de bon sens est venu ! Il est Minuit docteur Sarko !

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La détermination faiblit...

19 Novembre 2007, 21:20pm

Publié par Grégoire

Ainsi donc, au 6 ième jour de grève, la détermination de façade de NSS se fendille. 
Au départ, pas question de négocier, il fallait y aller et ce, à tout prix ! Le peuple n'avait-il pas demandé la réforme, le changement ? Après des élections présidentielles au résultat sans appel et des législatives confirmant le verdict, le terrain était dégagé pour mener cette réforme.
On croyait le temps maudit de la négociation chiracovillepiniste révolu et on allait voir ce qu'on allait voir !!
Terminée donc la politique taillée sur les contours de la contestation des plus gueulards et  après tir de barrage sur les extrémistes, terminés également les  ballons d'essais prêts à se dégonfler à la moindre interview de scribouillard de gauche ou de la pseudo-droite.
 
NSS a bien su faire monter la sauce, embaucher la clique de gauche en mal de consolation après l'échec de Ségolène et s'est précipité pour les recevoir et, semble-t-il , afin de les circonvenir.
Une fois passés la stupeur et les premiers émois des fidèles priés de se taire, on aurait pu croire que de secrets accords de non belligérance allaient être passés en retour.
 
Mais non, car en politique les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent et notre VRP préférait offrir des cadeaux à ses affidés étrangers plutôt que de s'occuper de ses concitoyens en mal de  rupture. Pendant ce temps là, les mauvais perdants parlaient trivialement du "troisième tour social" comme mus par un souverain mépris du résultat des urnes.
 
A peine commencait-on à découvrir une ministre de la justice au caractère bien trempé et à la détermination inflexible que la presse se déchaîna contre elle après que 7 de ses collaborateurs fussent  contraints de partir; du jamais vu dans les couloirs feutrés du ministère de la justice. Et oui , le consensus n'était plus sur la façon de phagocyter la ministre mais sur sur la façon la plus dévastatrice de la flinguer car elle apparaissait comme beaucoup trop impitoyable pour ces fonctionnaires conservateurs et indirigeables.
 
Avec la grève de la semaine dernière, les choses semblaient bien engagées et la détermination du gouvernement entière. Puis les premières reculades sur la reprise du travail avant toute négociation (mais sur quoi ?) se font jour malgré le soutien d'une  France d'en bas qui souffre. On voit revenir la vieille méthode mélange d'impuissance, d'incapacité et de manque de communication .
Alors, au moment où les choses pourraient basculer, nous allons devoir subir un nouveau camouflet de la part des syndicats. Ce n'est pas le mois supplémentaire accordé pour la négociation qui y changera quoi que ce soit. On peut être assuré que les grèves sauvages reprendront à ce moment là.
 
NSS nous a pourtant habitué à mieux en cassant la gauche de façon magistrale. Pourquoi ne pourrait-il renouveler l'exploit avec les syndicats et nous débarrasser de la peste rouge une bonne fois pour toute ?

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La bonne méthode

16 Novembre 2007, 09:55am

Publié par Simon Duplessis

Après quelques faux-pas, le gouvernement est en passe de trouver la bonne méthode pour mener à bien la réforme des retraites des régimes spéciaux . 
Dire qu'on est prêt à dialoguer sur pas mal de choses mais qu'on reste déterminé sur  l'objectif et le faire avec gentillesse et avec humilité, voila de la bonne diplomatie.
"Il est de l'intérêt de tous que la réforme soit conduite dans un climat de dialogue et non d'affrontement", néanmoins " les principes de la réforme étaient "connus" et il n'y avait "pas à y revenir".
Dans le même temps, c'est M. Devidjan, président de l'UMP, qui est chargé de la dissuasion : 
il  déclare que si les grèves devaient « durer indéfiniment », l'organisation de contre-manifestations était « une perspective à laquelle il ne faut pas renoncer ». « L'exaspération des usagers monte très fort », a-t-il insisté
Le gouvernement désavoue à haute voix ces propos mais on peut être sûr qu'il s'en félicite en privé.

De toute façon, avec l'opinion publique et la plupart des médias de son côté (contrairement à 95 avec la réforme Juppé, les journalistes changent de ton)  le gouvernement ne peut que réussir et il le doit absolument car comme le dit Henri Guaino:
«Si on ne fait pas cette réforme, autant tout arrêter car nous n’en ferons aucune"

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