Discours de cloture au MNR
9e université d'été du MNR, discours de
clôture
Bruno Maigret est époustouflé par l'élection de Nicolas Sarkosy
"Cent jours sont passés et l’état de grâce est toujours là. À l'évidence, Sarkozy impressionne, séduit et subjugue. Même pendant les vacances il est omniprésent. Et quand il rentre, il bat
encore des records de popularité. Bref il a réussi et tout lui sourit à commencer par les médias. Sarkozy, ça marche : la rupture est au rendez-vous. D'ailleurs il n'a plus d’opposition et
il est là pour longtemps." (....)
Une manœuvre habile menée de main de maître.
"Une manœuvre dont on
peut décortiquer les mécanismes dans le discours comme dans les actes.
Il y a d'abord l'utilisation de formules ou de mots à forte signification symbolique mais sans aucune application pratique. (....)
Le deuxième procédé cher au nouveau président consiste à dire ce que les Français ont envie d'entendre, mais sans bien sûr en tirer de conséquences
pratiques. " (....)
Pas de rupture que de faux-semblants
"Mais à quoi mène cette frénésie, cet activisme ? À la rupture ?
Nullement ! Il est vrai qu'après l'immobilisme quasi pathologique de Chirac, on a l’impression que maintenant ça déménage comme on dit. Mais il ne s'agit que d’un simulacre d'action. Car
derrière ce bougisme, il n'y a pas de rupture. Tout est en faux-semblants. "(....)
La chance du système et la chance pour la France
"Sarkozy est partout et tout semble lui sourire. Mais la situation peut se retourner. Sans doute pas tout de suite mais peut-être plus vite qu’on ne le croit.
Nous devons donc nous préparer pour ce jour là. Car Sarkozy était la dernière chance du système. Nous sommes la seule chance de la France."
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