Ségolène : le retour
Ségolène Royal, a rencontré la semaine dernière à Buenos Aires Cristina Kirchner, la nouvelle présidente des
Argentins. Dans une lettre aux internautes Ségolène Royal fait part de ses réflexions: « Je suis curieuse de voir de
plus près comment un pays plein de potentiel mais acculé à la faillite par le dogme du “consensus de Washington” a repris ses affaires en mains en s’affranchissant de cette idéologie
ultra-libérale et en redonnant à l’Etat un rôle d’impulsion et de régulation. »
Ségolène Royal évoque la lutte de Kirchner contre « les grands bailleurs de fond
internationaux », elle déclare que la nouvelle chef de l’Etat « ne va pas se laisser faire » par les créanciers et le Club de Paris car ça a déjà été dur
de « récupérer la maîtrise de son destin ». Elle évoque leur vue commune sur « les errements du système financier globalisé », qui
devient « un facteur d’instabilité économique, sociale et même politique » et qu’après « l’avertissement » de cet été, « il y a
urgence à bâtir des mécanismes de régulation ». Ségolène Royal parle même de « nouvelles formes d’intervention de la puissance publique pour (...) se protéger des risques d’une
financiarisation aveugle et livrée à elle-même ». (solidarité)
Mme Royal ne dit donc pas que des bêtises surtout quand elle ne se sent plus prisonnière de la pensée unique qui régne en France . Avec un tel discours, il est certain qu'on ne lui
proposera pas le poste de son ami DSK. Redoute t-elle pour la France un scénario argentin ?
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