Il ressort du livre de Thomas GORDON sur les dossiers noirs de la CIA que la deuxième guerre du Golfe aurait été déclenchée sur la base de témoignages d'un
personnage détenu par les allemands. Celui-ci a raconté aux services de la lutte antiterroriste que l'Irak procédait à des expérimentations de matériel de contamination bactériologique
mobile dans le desert.
La CIA, ayant tout misé sur la technologie, manquait cruellement de renseignements obtenus sur le terrain. Elle ne pouvait donc s'en
remettre qu' aux déclarations de ce prisonnier, jugées par les services allemand comme peu fiables en raison d'un élément évident : elles étaient isolées et ne pouvaient donc être
recoupées.
La prudence de certains analystes de la CIA corroborait l'avis des allemands pour des raison évidentes de méthodologie : un témoin = pas de témoin !
C'est à cet endroit que la perversité de la prétendue plus grande démocratie du monde apparait dans toute sa splendeur. En tout état de cause, les experts de la CIA
ayant émis des doutes sur la fiabilité du témoin, auraient du voir leurs remarques prises en compte par leur hiérarchie et en avertir les autorités proches du président.
La bureaucratie aurait du jouer son rôle de filtre en suivant des procédures normalisées et immuables dans ce genre de situation. Le doute aurait du figurer
dans les compte-rendus et la décision d'engager le conflit remise en cause.
Or, il semble que la hiérarchie n'ait pas eu son mot à dire et que la bureaucratie paralysée n'ait pas pu ou voulu contrer les pressions exercées du sommet vers la
base et que le conflit se soit produit sur des injonctions du président et de conseillers determinés à en découdre.
Les différents garde-fous n'ont donc pas fonctionné car les hiérarques de la CIA ont été contraints nolens volens d'avaliser la
thèse officielle. Ils se sont sentis certes floués mais aussi fortement instrumentalisés et se sont de fait autocensurés.
Il est nécessaire de souligner à quel point la décision du President a pu court-circuiter l'avis des experts de la CIA et comment celle-ci s'est rendue à son
avis sans résister.
Ceci est à rapprocher des évènements du 11 septembre eux-même: à bien y regarder, on se rend compte que tout procède du même principe et laisse planer le doute sur les preuves avancées par
les services US concernant les participants à l'attentat (on se souvient des passeports opportunément retrouvés intacts au pied d'une des tours alors que l'avion complètement désintégré
venait d'exploser) .
Mais cela aussi accrédite la thèse d'une éventuelle manipulation, voire d'une provocation ou d'une organisation des évènements eux-même, pour en quelque sorte forcer l'engagement
du pays dans un conflit rendu inévitable. Cela relance sans aucun doute la théorie du complot même si l'explication mise en avant réside dans la prétendue incompétence
des services de securité ce jour là.
Tout comme la CIA, le FBI et les autres officines de securité n'auraient donc pas davantage réagi alors qu'on sait que francais et allemands
avaient prévenu les américains de possibles attentats.
La bureaucratie n'aurait donc fait que servir de courroie de transmission aux injonctions sans produire ce qu'elle fait normalement, c'est à dire, lenteur et
dérives !!
Ainsi, d'un coté nous avons une bureaucratie qui passivement applique des décisions lourdes de conséquences après avoir fourni
des données érronées et de l'autre une bureaucratie incapable de valider et de transmettre des renseignements fiables sur d'éventuels
attentats .
Heureuse Amérique où tout est possible.