Le Zimbabwe à la une
Le Zimbabwé fait de nouveau la une et inquiète enfin les médias:
D'abord en raison des déboires électoraux du parti de Robert Mugabe, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), qui a perdu officiellement les élections générales
de Mars (élections des députés , sénateurs et conseillers municipaux) . Mugabe a demandé un recomptage partiel des votes. Ensuite le Zimbabwe est dans le collimateur
du Human Rights watch qui accuse les dirigeants de torturer ses opposants. Il a dénoncé l'existence de "camps de torture", où le parti au pouvoir passe à tabac des sympathisants
de l'opposition.
Il est vrai que le pays ne va pas bien ; la tension ne cesse de croître, faisant craindre une explosion de violence dans ce pays en plein marasme économique, où l'hyperinflation
frôle les 165.000% sur l'année.
Elle était de 32% en 1998, le taux de chômage approche les 80%
Depuis 2001 , plus de trois millions de personnes ont quitté le Zimbabwe à cause de la crise économique. Environ 1,2 million de Zimbabwéens travaillent en Afrique du Sud, notamment dans les mines et l'agriculture.
En revanche on ne parle pas de la cause de ce marasme totalement induit par le nettoyage ethnique ;
En 1980, il y avait 500 000 Blancs au Zimbabwe. En 2000, il en restait encore 200 000 . En 2004, il n'en reste plus
que 30 000.
Mugabe lance en 2002 un programme de redistribution des terres afin de chasser les propriétaires blancs remplacés par des gens ethniquement conformes mais incompétents.
Il s'ensuit rapidemment une chute des diverses productions. De plus, la productivité des terres, qui bénéficiaient jusque là d’équipements d’exploitation moderne et d’un personnel qualifié, est aujourd’hui remis en question avec le découpage en petites unités agricoles.
Les greniers sont vides et la famine menace près de la moitié de la population. Le pays qui
consomme habituellement près de 2 millions de tonnes de blé, la nourriture de base des habitants, doit faire face à des prévisions pour le moins alarmantes avec 750 000 tonnes escomptées cette
année.
Partout ailleurs, on aurait parlé de nettoyage ethnique et de persécution mais ici cette politique ayant été mise en place par un dirigeant noir contre des Blancs, c'est le
silence...
Les droits de l'homme; oui mais pas pour les blancs.
"Les blancs ne sont pas des êtres humains"
Joseph Msika, vice président du Zimbabwe
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