Nadine Morano
Nadine Morano est "la figure contemporaine de la mort qui enfin vit une vie humaine". Une citoyenne© de l'après-Histoire. Une Morte parmi les morts. Pour être exact : la poissonière de la cité des Morts. Car c'est bien ça, son franc-parler et son courage. Des bavardages de commère, des calculs de poissonnière zolienne. On dirait Lisa Quenu du Ventre de Paris (qui était charcutière, mais passons).
Avec ça, on comprend pourquoi la droite nage. Parce qu'elle est ni de gauche ni de gauche. Elle a les tics, les obsessions, la logorrhée de la gauche. La même envie de plaire aux imbéciles et aux approuveurs professionnels. La même manie d'appliquer des cataplasmes sociétaux (=les prises de position faciles qui vont dans le sens du vent, sur l'adoption par les homos et autres fantasmes philonéistes*) sur l'ulcère de son vide doctrinnal.
Le sarkozysme, c'est la droite de gauche qui fait regretter Chirac et qui fait désirer Royal.
Le sarkozysme c'est la droite des morts. Des morts qui croient vivre, des morts qui croient que l'Histoire continue alors qu'elle cesse.
Quand je vois cette ministresse ridicule, nommée pour donner des gages aux assos de cathos et qui au final a des idées bien plus térébrantes que
les socialistes, je me dis que cette époque est vraiment la dernière. La monde s'arrêtera réellement quand les gens auront perdu jusqu'aux mots pour exprimer ce qu'ils ont perdu. Avec Morano, on
en est presque là.
L'anomie se fait passer pour l'ordre.
L'incivisme se fait appeller tolérance.
Le laisser-aller se fait appeller progrès.
La décadence se fait appeller volonté.
Ce coup-ci, la France ne verra plus le soleil du sens se lever et se rappeller à elle. On a touché le fond...
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