L'affaire de Draguignan
Dans l'affaire de Draguignan : on s'aperçoit que :
1/ Jouer à Spaggiari est parfois un jeu dangereux
2/ un gendarme est parfois mais pas toujours soutenu par sa hiérarchie quand il se sert d'une une arme à feu dans le cadre de la loi.
3/ que les politiques ouvrent toujours le parapluie (peut être plus dans ce cas précis parce que c'est une femme et qu'elle craint pour sa mise en pli)
4/ un bon gendarme est toujours un gendarme mort en service
5/ Le prévenu était un pauvre gars qui n'avait même pas fait d'excès de vitesse; juste quelques vols à main armée...
Rappelons les faits : (Nouvel Obs)
Le gendarme soupçonné d'avoir tué avec
son arme de service un homme alors qu'il tentait de s'enfuir lors de sa garde à vue à la gendarmerie de Draguignan (Var) a été mis en examen dans la nuit de dimanche à lundi pour "coups ayant
entraîné la mort sans intention de la donner". Il a été placé sous mandat de dépôt, précise-t-on lundi de source judiciaire
Le gendarme est soupçonné d'avoir ouvert le feu à sept reprises jeudi soir sur Joseph Guerdner, en garde à vue dans une affaire de vol et séquestration, alors qu'il tentait de s'enfuir après
avoir sauté par une fenêtre de la gendarmerie. Atteint de trois balles, il est mort après avoir réussi à sauter la clôture de la gendarmerie et franchir une
palissade.
Citons la réaction du ministre de l'intérieur
"A la suite de la dramatique évasion qui a coûté la vie à un gardé à vue à Draguignan, Mme Alliot-Marie a demandé qu'une enquête interne de la gendarmerie soit menée sans
délai afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette affaire", a affirmé un communiqué du ministère de l'Intérieur, .
"La ministre a par ailleurs demandé au général Parayre, directeur général de la gendarmerie nationale, de suspendre de ses fonctions le gendarme qui a fait usage de son arme
administrative".
Citons la réaction des retraités de la gendarmerie :
Le mensuel L'Essor de la gendarmerie et l'Union
nationale des personnels retraités de la gendarmerie (UNRPG) se sont «indignés» lundi que le gendarme, soupçonné d'avoir tué un homme qui fuyait durant sa garde à vue à Draguignan (Var) et mis en
examen pour coups mortels, ait été incarcéré.
Dans un communiqué publié lundi, L'Essor et l'UNPRG «regrettent très vivement la tragédie» de Draguignan et «présente leurs condoléances à la famille de Joseph Guerdner, 27 ans, tué par balles
par le gendarme.
»Dans l'attente des conclusions de l'enquête de service en cours (par l'Inspection technique de la gendarmerie, l'équivalent de la «police des police» pour les gendarmes, ndlr), ils rappellent
que le gendarme appliquait les prescriptions de l'article L. 2338-3 du code de la défense«.
Ils rappellent également »que l'article 15 du statut général des militaires prévoit la protection de ceux ci« et »expriment leur total soutien à leur collègue.
Un des alinéas de l'article L. 2338-3 du code de la défense prévoit que les officiers et les sous-officiers de la gendarmerie peuvent faire usage de leurs armes «lorsque les personnes invitées à
s'arrêter par des appels répétés de +Halte gendarmerie+ faits à haute voix cherchent à échapper à leur garde ou à leurs investigations et ne peuvent être contraintes de s'arrêter que par l'usage
des armes».
Qu'est ce que l' article L. 2338-3 ?
Les officiers et sous-officiers de gendarmerie ne peuvent, en l'absence de l'autorité judiciaire ou administrative, déployer la force armée que dans les cas suivants :
1° Lorsque des violences ou des voies de fait sont exercées contre eux ou lorsqu'ils sont menacés par des individus armés ;
2° Lorsqu'ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu'ils occupent, les postes ou les personnes qui leur sont confiés ou, enfin, si la résistance est telle qu'elle ne puisse être vaincue que
par la force des armes ;
3° Lorsque les personnes invitées à s'arrêter par des appels répétés de « Halte gendarmerie » faits à haute voix cherchent à échapper à leur garde ou à leurs investigations et ne peuvent
être contraintes de s'arrêter que par l'usage des armes ;
4° Lorsqu'ils ne peuvent immobiliser autrement les véhicules, embarcations ou autres moyens de transport dont les conducteurs n'obtempèrent pas à l'ordre d'arrêt.
Ils sont également autorisés à faire usage de tous engins ou moyens appropriés tels que herses, hérissons, câbles, pour immobiliser les moyens de transport quand les conducteurs ne s'arrêtent pas
à leurs sommations.
Qu'en pense Slobodan ?
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