L'art d'avoir raison.
Ca y est. Les élus du peuple ont voté le maintien de nos
troupes Afghanistan. C'était touchant d'entendre Pierre Lellouche, hier soir, nous dire en substance que "la guerre, ce n'est pas beau. il y aura bien sûr des soldats français qui vont
mourir, il en est conscient mais nous n'avons pas le choix". F. FIllon surenchérit : "ce choix n'ira pas sans pertes. Voila donc des hommes politiques responsables et surtout
généreux avec la vie des autres.
Jean Marie Le Pen représente actuellement la seule opposition véritable en France:
c’est un faux débat qui a été organisé à l’Assemblée nationale sur la présence française en Afghanistan.
Le Premier ministre en a profité pour annoncer l’envoi de moyens supplémentaires : des hélicoptères, des drones, des mortiers, « avec les effectifs correspondants, soit une centaine d'hommes
».
C’est proprement dérisoire. Si l’on veut vraiment tenter de vaincre les talibans, il faut engager des forces considérables. Mais la France, qui de toute façon n’a pas à se substituer aux
Etats-Unis d’Amérique, n’en a pas les moyens.
Jules Cambon disait à propos de Talleyrand : « ... le don de la prévision. C'est un don redoutable : l'homme n'aime pas
qu'on l'avertisse.
Le bon sens quasi-prophétique de JMLP me fait penser à Jacques Bainville qui avait compris dès 1914 ce que pourrait être la fin de ce conflit, et l'après-guerre qui suivrait, qui ne
serait qu'un entre-deux-guerres ... «Car, dans cette hypothèse, chacun rentrant chez lui après cette vaine débauche de vies humaines, cette consommation d'énergies et de richesses, la carte
d'Europe étant à peine changée, les problèmes irritants demeurant les mêmes, on se trouve conduit à prévoir une période de guerres nouvelles où l'Allemagne humiliée, mais puissante encore et
prompte à répéter ses forces, où l'Angleterre tenace, où les nationalités insatisfaites engageraient à nouveau le monde.»
D'ailleurs, on ne peut pas discuter du maintien de nos troupes en Afghanistan sans s'interroger sur la finalité de la politique américaine, sur l'Europe que nous souhaitons, sur le
bien fondé des valeurs démocratiques que nous défendons. Tout est lié.
ce qui est curieux ce n'est pas tant que l'on ait tout dit mais qu'on ait tout dit en vain de sorte que tout est toujours à redire.
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