Un héros trés discret
Dans mon panthéon personnel, se trouve en bonne place Roland von Hoesslin. Officier de la wermarcht, il se distingua aux
côtés de Rommel pendant la guerre de Lybie où il fut gravement bléssé et obtint la croix de fer avec le grade de chevalier. Muté à l'académie militaire de Postdam comme instructeur, il se
lia d'amitié avec le colonel von Stauffenberg et convaincu qu'Hitler menait le pays dans une impasse, rejoignit les conjurés du complot contre Hitler. Celui-ci échoua le 20
juillet 44. Hoesslin fut arrêté peu après et le 13 octobre 1944, fut condamné à mort par un tribunal du Reich et pendu le jour même.
La veille au soir, ne se faisant aucune idée sur son sort, il écrivait une dernière lettre à ses parents où il témoignait de sa foi chrétienne, de son amour pour sa famille et son pays.
La Varende disait : dans les temps incertains, le plus difficile n'est pas de faire son devoir mais de savoir où il se place. Si l'on est guidé par l'honneur, l'amour de son prochain et que l'on
est prêt au sacrifice suprême, on doit normalement être sur la bonne voie. Hoesslin en témoigne.

August von Kageneck, auteur de "lieutenant de panzers", a tracé un portrait émouvant de cet aristocrate catholique quasi inconnu, issu d'une
vieille famille de militaires, qui a connu un destin tragique après une vie courte mais digne et exemplaire.
/image%2F0575624%2F201305%2Fob_345924_drapeau-arm-c3-a9e-vend-c3-a9enne-2-jpg.jpeg)