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Eclairage

Interpellation de Bruno GOLLNISCH, à M. Nicolas SARKOZY

22 Octobre 2008, 19:58pm

Publié par Simon Duplessis

Monsieur le Président du Conseil et de la République française, Nous discutons des soins palliatifs à apporter au malade, mais nous sommes bien discrets sur les causes de la maladie !
Comment ? Aucune institution de l’Union n’a vu venir la crise actuelle : ni le Conseil, ni la Commission, ni la Banque Centrale, ni d’ailleurs notre Parlement ! Crise prédite il est vrai par une poignée seulement d’économistes comme le prix Nobel Maurice Allais, et de responsables politiques de notre famille d’esprit comme, une fois de plus Jean-Marie Le Pen, vox clamantis in deserto, hélas !

La crise est cependant d’évidence celle du système euro-mondialiste, du libre-échange sans frein, du terrifiant découplage entre les fictions financières et nos réalités économiques et industrielles déclinantes, qui pourraient demain faire l’objet de raids de « fonds souverains » d’Etats tiers profitant de la situation actuelle.

 Votre activité même, M. le Président, témoigne de l’inadaptation de l’Union à résoudre la crise qu’elle n’a pas su, pas voulu, ou pas pu prévoir : réunion à quatre (et non à 27 !) le 4 octobre, réunion bilatérale avec la seule Allemagne le 11, réunion des seuls membres de l’Eurogroupe (zone Euro) le 12, réunion avec le Président des Etats-Unis d’Amérique le 18, pour le convaincre d’organiser encre une autre réunion, théoriquement refondatrice du Système, à laquelle, si l’on compte bien, ne seraient conviés que six des 27 Etats de l’Union, avec les USA, le Japon, la Russie, l’Inde et la Chine !… Je ne préjuge pas de l’utilité de ces réunions ; je dis qu’il s’agit là du retour à une diplomatie bilatérale ou multilatérale qui montre bien que, privée de réactivité, empêtrée dans des normes bureaucratiques, boulimique de compétences qu’elle n’est pas capable d’exercer, l’Union est un cadre dépassé. Le compte-rendu du Conseil européen en témoigne, si l’on sait lire entre les lignes ; il ratifie votre initiative ; il supplie à mots couverts la Banque Centrale Européenne de desserrer un peu l’étau des critères de Maastricht, mais il ne décide rien.

Vous avez aussi évoqué la situation en Géorgie et vos efforts pour diminuer la tension dans cette région. Vous réfutez à juste titre l’idée d’une nouvelle guerre froide, mais cette crise n’est pas arrivée toute seule ! Comment ne pas voir que la reconnaissance unilatérale du Kossovo, contre la légalité internationale, pavait la voie à la reconnaissance par la Russie de l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud ? Et à quoi rime l’extension indéfinie de l’OTAN sous contrôle américain alors que le pacte de Varsovie a disparu ?

M. le Président, la voie à suivre est différente : elle n’exclut ni la concertation européenne ni la coopération industrielle, culturelle, ou autre. Mais elle implique une rupture radicale avec le système mondialiste, la complète remise en cause des bienfaits prétendus du brassage universel des personnes, des marchandises et des capitaux, la défense non équivoque de nos indépendances et de nos
identités. Ce n’est pas s’isoler : c’est au contraire la condition du retour de l’influence de nos nations dans le monde.

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P
La crise financière n'est elle pas révélatrice du malaise qui plombait l'économie avant que de trébucher dans le tapis des subprimes?On découvre soudain ce que chacun sentait depuis longtemps et les grandes institutions le payent en premier : quand il y a assechement brutal du pouvoir d'achat en raison d'une stupide obstination de la banque centrale à se caller sur des objectifs dignes du Gosplan, alors comment croire que les particuliers et les entreprises pourraient générer des richesses en proportion des spéculateurs et autres fonds de pensions et leurs fameux 15% ! Trichet n'est pas marin car il aurait adopté un autre comportement pour avancer en louvoyant.Les critères de stabilité ne sont pas du tout adaptés à un monde en plein mouvement ! Ils imposent à l'Europe une double gymnastique interne et externe ou plus exactement une rifgidité interne et une souplesse externe qui ont conduit au "claquage" !A quoi sert d'avoir brisé le régime de l'URSS et ses contradictions pour recréer la même chose avec un cadre d'autant plus insupportable que l'Europe devait apporter richesse et liberté et que sa mission est détournée en laissant le terrain libre aux spéculaterus et aux industriels capable de mobilité au niveau mondial?Rendez nous notre liberté M Trichet et ce sera déjà pas mal !
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P
Et le vent de panique reprend ses tours ! C'est mécanique.Les investisseurs inquiets par la descente aux enfers ont attendu le sauvetage par les états du système  pour revendre leurs titres.Et cela continuera aussi longtemps que nos banques seront artificiellement soutenues alors que des masses enormes de liquidité ne trouvaient pas à s'investir faute de projets serieux avant la "crise".On se trompre bien de problème. 
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