L'économie déboussolée
Rien dans cette période de crise actuelle ne semble vouloir se passer comme les politiques de tous bords et de tous pays ont essayé de nous le faire
croire.
En économie, les choses ne sont pas comme on le voudrait qu'elles soient.
Journalistes et politiques confondus et confondants, agissant sur le même mode de l'immédiat et de l'émotionnel, ne vivant que les uns par et pour les autres en miroir de ce qu'ils pensent être
l'opinion, le peuple, se prennent au jeu de la séduction et se rendent comptent qu'en réalité, cela ne suffit pas et qu'il manque l'élément moteur de l'économie : la
confiance.
Nous ne reviendrons pas là dessus.
L'indigence voire le manque total de formation des journalistes et des
politiques a quelques exceptions près en matière économique est notoire, ce qui ne les empêchent pas depuis un mois de jouer le jeu des "experts télévisuels et radiophoniques", jeu qui
s'épuise de lui même car quand tout a été dit et redit on se retrouve au même point. Comme les media se croient autorisées à faire et défaire les rois, dicter les droits et la pensée et que cette
fois ci les choses ne se laissent pas manipulées, la "chose" médiatique va retomber comme elle a gonflé, révélant cette mise en scène ralisée par les uns pour ne pas paraître
démériter aux yeux du public incrédule et médusé, inquiet de voir fondre le fruit de leur travail et de leurs économies.
La tentative faite ces derniers jours par les media de nous étourdir et
de se chercher un nouveau gourou au travers de l'élection d'Obama a échoué et les commentateurs de s'étonner qu'avec de tels artifices, les bourses n'aient pas répondu comme il le
fallait.
Les Français n'ont pas confiance car on les a trop bercés d'illusions et à
commencer par la prétendue crise dont on nous rebat les oreilles depuis 25 ans. Ils ne savent plus qui croire;
- les politiques inconséquents et complices du système d'hypermondialisation qui a abattu de nombreux pans de notre économie et désespère les ouvriers et les cadres des entreprises confrontées à la concurrence brutalement, - les agriculteurs ligotés par les mauvaises habitudes des aides et des subventions qui n'ont fait que rendre les plus riches encore plus riches et les autres des acteurs de films pathétiques avant d'être rangés au musée vivant de nos campagnes,- les pêcheurs, eux aussi naturellement en colère devant le double ou triple langage de nos politiques et les contraintes de l'Europe, - les particuliers contraints de subir un chômage jamais véritablement maîtrisé et une augmentation constante du coût de la vie, conséquence de la dérive de l'augmentation de la taille des grandes entreprises alimentaires et autres qui captent des marchés de par le monde et créent de nouveaux monopoles imposant ainsi leurs prix tout en réduisant leurs coûts grâce à une main d'œuvre qui n'attend que d'être embauchée et croit au rêve de la société de consommation qu'on fait miroiter sous leurs yeux sur les cotes chinoises.
- les politiques inconséquents et complices du système d'hypermondialisation qui a abattu de nombreux pans de notre économie et désespère les ouvriers et les cadres des entreprises confrontées à la concurrence brutalement, - les agriculteurs ligotés par les mauvaises habitudes des aides et des subventions qui n'ont fait que rendre les plus riches encore plus riches et les autres des acteurs de films pathétiques avant d'être rangés au musée vivant de nos campagnes,- les pêcheurs, eux aussi naturellement en colère devant le double ou triple langage de nos politiques et les contraintes de l'Europe, - les particuliers contraints de subir un chômage jamais véritablement maîtrisé et une augmentation constante du coût de la vie, conséquence de la dérive de l'augmentation de la taille des grandes entreprises alimentaires et autres qui captent des marchés de par le monde et créent de nouveaux monopoles imposant ainsi leurs prix tout en réduisant leurs coûts grâce à une main d'œuvre qui n'attend que d'être embauchée et croit au rêve de la société de consommation qu'on fait miroiter sous leurs yeux sur les cotes chinoises.
Mais a trop vouloir nous parler d'économie, tout ce beau monde en oublie sa
finalité qui est d'aider l'Homme à sortir de la précarité pour se consacrer à d'autres objectifs.
Tant que l'on n'acceptera pas de parler de l'essentiel, ce monde sans
Dieu restera esclave de la consommation, but ultime et désespérant et de son corollaire l'argent.
Il est etonnant enfin de voir l'incroyable attachement de J-C Trichet , le
patron de la BCE à ne pas baisser les taux d'intérêt alors que ce fut la cause du faible taux de croissance en 2007 et 2008 en Europe et de la rareté du crêdit. L'aveuglement dont
il fait preuve est la cause de son échec car il semble que même cette arme ne soit plus suffisante pour relancer la machine. Il est comme ce passager du Titanic qui préfère se noyer
plutôt que de lacher sa précieuse valise remplie d'inutiles objets. Dès l'année dernière, il aurait du baisser les taux et demander un encadrement du crêdit sur l'immobilier pour ne pas
alimenter la spéculation et orienter le crêdit sur l'investissement productif pour soutenir la consommation. Nombres d'économistes et de financiers en appelaient au bon sens pour prévenir la
crise qui pointait.
Nous n'avons plus ni croissance , ni credît , la consommation baisse et le
chômage repart logiquement. Madame Lagarde peut mettre en place tous les thermometres qu'elle veut, cette fois connaitre la température ne nous sera pas d'une utilité majeure et l'on veut
bien lui reconnaitre le mérite de ne pas vouloir les casser pour nous assommer de certitudes et nous bercer d'illusions.
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J
B
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