Sarkozy : demain, vous allez voir…
Sarkozy : demain, vous allez voir…
Nicolas Sarkozy est toujours en campagne électorale… Sans crainte d’être mis en difficulté par des journalistes qui n’étaient là que pour lui servir la soupe, il nous a expliqué une fois de plus
ce qu’il faut faire pour résoudre les problèmes. Si l’on comprend bien, on reprend tout à zéro à cause de la crise…
Et une fois de plus c’était : demain on rase gratis. Avec un grand luxe de précisions sur le rasoir, la mousse à raser, la taille de la serviette et la tenue du barbier.
On a même eu les grands couplets, un peu usés, sur la TVA et sur la taxe professionnelle.
Pour le reste, Nicolas Sarkozy se croit toujours président du Conseil européen, et il nous dit même ce qu’il « exigera » au G20 au nom de l’Europe…
En vrai pro de la com', il a conclu par une séquence émotion sur la difficulté de sa tâche.
Mais qui un tel discours peut-il convaincre ?
J-M Le Pen
SARKOZY A LA DROITE NATIONALE : HOMMAGE DU VICE A LA VERTU.
En termes convenus, médiocres, et que l'avenir démentira, M. Sarkozy s'est cru obligé de vilipender le Front national,
qualifié par lui d'extrémiste.
Pourtant, les seuls éléments positifs de sa prestation sont un hommage-hélas indirect et purement verbal- aux positions de la droite nationale, et d'elle seule :
- Validité du Cadre national comme protecteur des citoyens,
- Condamnation des abus de la fortune anonyme et vagabonde, circulant sans contrôle et sans limite;
- Condamnation des délocalisations, même lorsqu'elles se produisent dans un pays de l'Union européenne ;
- Nécessité de diminuer la fiscalité, et de supprimer l'inepte taxe professionnelle pesant sur les entreprises ;
- Nécessité d'alléger la charge de l'Etat et de privilégier l'investissement sur le fonctionnement ;
- Prise en compte de l'inadaptation de notre système éducatif ;
- Nécessité d'associer le Travail aux fruits du Capital ;
Rien en revanche sur l'immigration, la dénatalité, le vieillissement, la perte des valeurs...
Le Front National, dans les domaines qu'il a évoqués comme dans les autres, a été le véritable laboratoire d'idées, où Nicolas Sarkozy puise pour faire croire que, comme Président, il peut faire
le contraire de ce que lui-même et ses amis ont fait durant des années : inscrire la France dans l'Euro-mondialisme.
Mais en réalité rien ne changera, tant que l'on ne renoncera pas au dogme en vigueur du brassage généralisé et obligatoire des personnes, des marchandises et des capitaux.
Malgré cet hommage involontaire du Vice à la Vertu, la défense des identités qu'incarne la Droite Nationale est plus nécessaire que jamais.
Bruno Gollnisch
Comme le souligne le blog miscellanées, Sarkozy aura en outre réussi , alors qu'il prêche la concertation tout azimuth, à se mettre à dos ses collègues européens qui apprécient fort peu
les critiques dont ils sont l'objet même si elles sont destinées essentiellement à se faire mousser lui-même.
Autre aspect intéressant de cet interview :
le dogme du protectionnisme catastrophique se fissure petit à petit.
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