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Eclairage

Le déclin du courage

5 Mars 2009, 21:24pm

Publié par Simon Duplessis


Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un Etat sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place. Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup. Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l’Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ?

Extraits du discours prononcé par Alexandre Soljénitsyne, prix Nobel de littérature(1970) à Harvard le 8 juin 1978

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K
Merci, Simon, d'avoir rappelé ce triste souvenir à notre souvenir. Mars 53, vous n'étiez sûrement pas né, mais moi je m'en souviens bien. Quand je pense que Béria a osé crié devant son cadavre "il est mort le salaud! Il est mort le salaud"... Il a eu sa balle dans la nuque, lui, normal.Il a réglé le problème agraire, libéré le peuple, il a été notre espoir, comme Sarkozy en 2007.Je ne m'en remets pas
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D
Il faut tenir compte aussi de la propagande de démoralisation qui est distillée en permanence et de façon sournoise par le système médiatique. L'étude de l'ex-URSS est une très bonne leçon. Écoutez cette interview de Youri Bezmenov :http://www.dailymotion.com/video/k1sI7Q8ghPNgh7lBt1
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