Good morning, Irak !
Un grand bravo pour la famille occidentale célébrée par Nicolas Sarkozy et les sionistes de tout poil; le
bilan de la guerre en Irak est lourd, trés lourd ; tout cela au nom des Droits de l'homme, de la démocratie, de la lutte contre le terrorisme . Mais bon , on ne fait pas
d'omelettes sans casser des oeufs.
Le sixième anniversaire de l’invasion de l’Irak est l’occasion triste de dresser les bilans : en six ans d’occupation, un million deux cent mille citoyens ont été
éliminés, deux mille médecins tués, cinq mille cinq cents académiciens et intellectuels assassinés ou jetés en prison. Il faut compter aussi quatre millions sept cent mille
réfugiés, dont deux millions sept cent mille réfugiés de l’intérieur et deux millions qui ont dû gagner les pays voisins. Parmi ces derniers, il faut compter plus de vingt mille
médecins.
Selon la Croix Rouge, l’Irak est aujourd’hui un pays de veuves et d’orphelins : deux millions de veuves à la suite de l’embargo, de la guerre et de l’occupation, et cinq millions d’orphelins dont un grand nombre de sans abri (estimés à cinq cent mille). Près du tiers des enfants Irakiens souffrent de malnutrition. Environ 70% des filles Irakiennes ne fréquentent pas l’école. Les services médicaux (les meilleurs de la région il n’y a pas si longtemps), se sont totalement dégradés : 75% du personnel médical ont perdu leur travail et la moitié ont quitté le pays. Après six ans de « reconstruction » des services de santé en Irak, ils ne rencontrent toujours pas les standards minimaux.
À la suite de l’utilisation par les occupants de l’uranium appauvri dans leur armement, le nombre des cancers et des fausses couches a tragiquement augmenté. Selon un récent rapport d’Oxfam, la situation des femmes est des plus inquiétantes. Cette étude indique qu’en dépit des bulletins de presse optimistes, la situation des femmes empire. Les besoins essentiels ne sont pas satisfaits. L’accès à l’eau potable est problématique pour une large portion de la population, et le courant électrique n’est disponible que de trois à six heures par jour. Et cela se passe dans un pays qui fut il n’y a pas longtemps une nation d’ingénieurs. Quatre Irakiens sur dix vivent au dessous du seuil de la pauvreté, et le chômage atteint des proportions jamais égalées (28,1% de la population active. En plus des vingt six prisons officielles, il existe plus de six cents prisons secrètes. Selon l’Union des prisonniers politiques Irakiens, plus de quatre cent mille Irakiens ont connu la détention depuis 2003, dont six mille enfants mineurs et dix mille femmes. La torture est pratiquée à grande échelle, et près 87% des détenus ne sont toujours pas inculpés. La corruption est généralisée : Selon Transparency International Irak, après la Somalie et le Myanmar, l’Irak est le pays le plus corrompu du monde. Le périodique états-unien Foreign Affairs qualifie l’Irak d’« État en déroute ». Il est significatif qu’alors même que l’Irak possède les troisièmes plus importantes réserves pétrolières du monde, il est obligé d’importer massivement son pétrole raffiné.
Les autorités s’apprêtent à accorder à des entreprises pétrolières multinationales (mais aussi européennes) des concessions pour vingt cinq ans, alors qu’elles n’ont pas le mandat, et encore moins le pouvoir de le faire. Au lieu d’obtenir des dédommagements pour les énormes destructions infligées aux infrastructures du pays, et qui ont entraîné des milliards de dollars de pertes en revenus pétroliers, l’Irak continue à être mis à sac.
source : alternatives
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