100 000 morts oubliés; 10 mai-25 juin 1940
Chaque année, la France se croit obligée de commémorer l'escroquerie
que fut l'appel du 18 juin 1940. C'est oublier que l'armée française se battait encore alors que le général De Gaulle se trouvait déja à Londres.
Parmi tous ces morts oubliés de 1940, il faut citer le capitaine Speckel dont l'attitude résume à elle seule toutes les qualités de l'officier français; panache, courage,
dévouement, sens de l'honneur poussé jusqu'au sacrifice suprême.
Cet officier St-cyrien commandait, à titre provisoire, le 1° bataillon du 16° régiment de tirailleurs sénégalais. Il fut fait prisonnier à Cressensac (Lot), avec une cinquantaine de tirailleurs
sénégalais et 4 officiers, tout ce qui restait de son bataillon. Il voit au bout d'un moment les Allemands mettre à part les Blancs, faire sortir les Sénégalais et commencer à les fusiller.
Speckel se précipite vers l'officier allemand qui lui rétorque: " Si ça ne vous plait pas, vous pouvez aller les rejoindre ". Alors, le capitaine Speckel se dirigea vers ses hommes, se plaça
devant eux, imité par les quatre autres officiers. L'officier allemand ordonna l'ouverture du feu. *
Il n'est pas inintéressant de rappeler cette histoire dramatique aux nostalgiques du III ° Reich qui ont un peu un la mémoire sélective.
* in Le casoar .
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