Sarko et le Rwanda
Sarko fait une nouvelle fois honte à notre pays en l'accusant
implicitement de complicité dans le génocide au Rwanda en 1994.
Tout cela est malheureusement compréhensible si l'on sait que notre président fait ici comme ailleurs le jeu de la politique étatsunienne. Celle-ci est en réalité celle
des financiers internationaux très intéréssés par les ressources du continent africain et en particiler celles du Kivu, contrée immensément riche, d'or,
de cuivre, de diamant, de coltan. Le président rwandais Paul Kagamé tente avec succès de prendre le contrôle de ce territoire congolais pour le compte de la classe dirigeante
mondialiste. Jean-Louis Bruguière soupçonnait ce même Kagamé d’être à l’origine de l’attentat contre l’avion présidentiel
d’Habyarimana, qui avait causé la mort de ce dernier et marqué le début du génocide. Pour certains, le cerveau et l’exécuteur en chef du génocide, c’est Kagame lui-même.
voir la video de la repentance
Voici ce que disait Bernard Lugan, il y a quelques jours:
"A la fin du mois de février 2010 le président de la République française se rendra en voyage officiel à Kigali et cela alors que le Rwanda mène contre notre pays une virulente et
constante campagne de désinformation, notamment au moyen de rapports fabriqués par des commissions dites « indépendantes » dont il a été démontré que l’argumentaire est essentiellement fondé sur
des faux.
Après avoir fait le « dos rond » aux très graves
accusations infondées lancées par le régime rwandais, et après avoir laissé ses militaires se débattre seuls avec la calomnie, la France officielle va donc « aller à Canossa ». C’est ainsi que ce
voyage présidentiel risque en effet d’être interprété puisque le président Sarkozy sera officiellement reçu par le général Kagamé, lequel n’a pas retiré l’insulte officielle faite à la France
dans les termes suivants : « Quant aux Français, leur rôle dans ce qui s’est passé au Rwanda est l’évidence même. Ils ont sciemment entraîné et armé les
troupes gouvernementales et les milices qui allaient commettre le génocide. Et ils savaient qu’ils allaient commettre un génocide.
»
Appuyé sur les travaux du TPIR
(Tribunal pénal international pour le Rwanda) créé au mois de novembre 1994 par le Conseil de sécurité de l’ONU pour juger les présumés organisateurs du génocide rwandais, le président de la
République française, à défaut d’excuses, serait fondé à faire officiellement remarquer à son hôte qu’à aucun moment, et cela lors des milliers de journées d’audiences tenues depuis 1996, la
culpabilité (ou la responsabilité) de la France n’a été évoquée devant l’une ou l’autre des quatre Cours composant ce tribunal international, seul habilité en la
matière.
Par ailleurs, est-il possible que le
président Sarkozy tienne pour quantité négligeable le fait que des juges d’instruction français et espagnols accusent le général président Kagamé d’avoir commandité et ordonné l’attentat du 6
avril 1994 qui coûta la vie aux présidents du Rwanda et du Burundi ainsi qu’à trois citoyens français, attentat qui fut le déclencheur du génocide ?
Depuis qu’il est au Quai d’Orsay,
Monsieur Bernard Kouchner a montré qu’il était prêt à sacrifier la Vérité sur l’autel d’une hypothétique « réconciliation » avec le régime de Kigali. Que le réalisme implique un tel
rapprochement, nul ne le lui en fera naturellement le reproche, mais il est désolant de devoir constater qu’une telle politique risque d’entraîner la France sur la voie de
l’humiliation.
Bernard Lugan
Pour comprendre véritablement le rôle de la France dans cette affaire, il faut lire également les déclarations du colonel français Jacques Hogard.

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