Sécher, Villiers, Dieudonné et nous
Nous avons vécu dans mon petit coin de Bretagne une semaine plutôt fastueuse sous l'égide de la Contre Révolution Nous étions 300 mercredi soir à Grand Champ pour accueillir Noël Stassinet, Philippe de Villiers et Reynald Sécher et prés de 3000 à Rennes jeudi soir pour Dieudonné .
Près de Vannes, dans un haut lieu de la choannerie bretonne, trois orateurs se sont succédés pour nous parler de la Vendée et de la révolution française: Noël Stassinet, l'infatigable président du Souvenir Chouan de Bretagne, a retracé avec brio les débuts de la révolution, a mis l'accent sur son catactère totalement planifié et le rôle clé de la philosophie des lumières dans la manipulation des esprits de l'époque.
Reynald Secher a ensuite clairement exposé le plan d'extermination de la Vendée conçu par le Comité de Salut Publique et son exécution par Thureau, le boucher dont le nom reste malgré tout gravé sous l'arc de Triomphe Pour Secher, c 'est l'absence de mot qui a permis l'occultation depuis 220 ans de cette horreur à grande échelle. Ce sont les juifs aprés 1945 qui ont inventé le mot génocide (et ont permis ainsi en quelque sorte d'imposer la prééminence de la shoah sur tous les autres génocides. NDR). C'est, convaincu de l'importance de la sémantique dans le récit historique et le débat des idées que Sécher a lui, à son tour, trouvé le mot qui s'imposait à propos du martyr vendéen , le "mémoricide". L'historien n'a pas manqué de souligner pour finir le rôle indispensable d'une bonne et saine lecture pour la jeunesse dont la formation historique est quasi inexistante ou pire faussée par les écoles de la république.
Philippe de Villiers terminait la soirée en captivant son auditoire pendant plus d'une heure pour retracer la vie héroïque d'Anathase Charette de la Contrie. Il a de manière vivante et simple campé l'ambiance de la marine française à la veille de la guerre d'indépendance américaine et a fait ressurgir de nos mémoire les gransds noms de l'époque ; Picquet de la Motte , de Grasse, La Pérouse, d'Estaing. Il a surtout retracé la transformation d'un garçon timide et soufreteux en un marin de grande classe, celui qui allait devenir le héros de la Vendée militaire. L'évocation des derniers instants de Charette par Villiers a été pour l'assistance un grand moment d'émotion.
Le lendemain à Rennes, c'était une autre ambiance et une autre assistance; exit les sexagenaires représentants des vielles familles bretonnes . Dieudo avait rassemblé là une population de 25 à 30 ans de moyenne d'âge, à l'allure d' étudiants babacool ou de smigards mal rasés. Ils étaient 2800 à faire une standing ovation à l'humoriste en début de soirée et à faire une quenelle d'or à Caroline Fourest en cloture du spectacle.
Il réussit à nous faire mourrir de rire en s'attaquant aux sujets les plus tabous: il n' a pas hésité pas à dénoncer le la mainmise juive et maçonnique sur le pays, à s'attaquer à la grande Amérique des droits de l'homme responsable des tueries tout azimuth, à démonter Patrick Timsit, à dénoncer l'arnaque du réchauffement climatique et de la couche d'ozone, de la finance mondiale, à se moquer du mariage homo, à s'indigner du sort inhumain fait au peuple lybien et des attaques honteuses contre les religions catholiques et musulmanes. Finalement, qui peut réveiller aussi efficacement la conscience du peuple français ? Qui peut les détourner aussi bien du libéralisme et du modernisme ? Seul Dieudonné ose parler de la conspiration judéo-maçonnique.
Nonobstant l'érudition, la conviction , la foi de nos amis "vendéens", ceux ci commettent une grande erreur en n'allant pas jusqu'au bout de leur logique. Comment parler de la révolution sans nommer Barruel et en ne citant pas une seule fois le rôle de la maçonnerie ? On ne transige pas avec l'ennemi, on ne pactise pas avec le diable.
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