le projet de loi de financement de la sécurité sociale
Le projet de loi de
financement de la sécurité sociale
Objectif pour 2008 :
Passer de 11,7 milliards de déficit à 8,3 pour 2008 avant de retourner progressivement à l’équilibre.
Quatre réformes structurelles devant rapporter 1,7 milliards d´économies :
1 la tarification à l´activité à 100 % à l´hôpital ; Le Plfss 2008 prévoit que les hôpitaux seront intégralement financés en fonction de leur activité (T2A).
2 de nouveaux modes de rémunération pour les médecins libéraux ;
3. une régulation de l´installation des nouveaux professionnels de santé dans les zones sur-médicalisées
4. les franchises médicales pour
financer les « nouveaux besoins de santé publique ». (0,50 euros par boîte de médicament et par acte paramédical, 2 euros sur les transports sanitaires)
L´apport de recettes nouvelles aux régimes sociaux, à hauteur de 2 milliards d´euros, est également au programme
:
- mise en place du prélèvement à la source sur les dividendes ( gain estimé : 1,3 milliards d´euros) ;
- fin des dispositifs d´exonérations totales de cotisation sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (gain estimé : 180 millions d´euros),
- prolongation de la taxe de 1% sur le chiffre d´affaires des laboratoires pharmaceutiques ( gain estimé : 100 millions d´euros) et demande d´une contribution de 50 millions d´euros aux grossistes-répartiteurs.
- Une expérimentation pendant 5 ans de nouveaux modes de rémunérations des professionnels de santé, sous la forme d´un forfait ou par capitation (prise en charge des patients en affection de longue durée) sera lancée « dès l´année prochaine ». demandés.
9 Concernant la démographie médicale, Roselyne Bachelot souhaite que « les partenaires conventionnels entament des négociations » pour traiter de la question des inégalités géographiques dans les prochains mois.
10 Les pharmaciens et les professionnels de transport sanitaire sont aussi concernés par le Plfss. Le gouvernement propose ainsi de favoriser les regroupements d´officines pour optimiser leur répartition sur le territoire. De nouvelles dispositions visant à renforcer l´encadrement et la régulation des transports sanitaires sont prévues.
A
plus long terme et pour ne pas se contenter « de poser des rustines », le gouvernement annonce vouloir ouvrir « un grand débat sur le financement de la santé pour réfléchir au partage
entre la prise en charge par la solidarité nationale et ce qui relève de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire ».
Il y a des choses positives comme celle de chercher à mieux répartir les praticiens sur le territoire : on dit qu'il y a plus de dermatologues dans les Alpes Maritimes que dans tout le
Royaume Uni. On sait bien que la pléthore de spécialites est inflationniste.Le système de rémunération à la capitation est à essayer . Il n'y a pas de raison par exemple de voir en consultation
un hypertendu équilibré tous les mois sous prétexte d'alimenter la caisse de certains praticiens.
En revanche , on continue à taxer les laboratoires comme des vaches à lait (le prix du médicament en France est déja moins cher qu'ailleurs) ce qui n'est pas une mesure souhaitable pour l'emploi
(l'industrie pharmaceutique "dégraisse" déja à tour de bras).
On peut douter de l'efficacité des hôpitaux qui seront rémunérés à l'acte. Il y a un risque réel de les voir développer les activités les plus rentables.
La franchise sur les boîtes : pourquoi pas si le conditionnement pour des traitements de 3 voire 6 mois existe afin de ne pas léser les malades chroniques.
Cela dit, la part de remboursement diminue à chaque plan de financement sans pour cela régler le problème du déficit.
Les réformes structurelles sont remises aux calendres grecques et de plus on ne remet pas en cause le monopole de la sécurité sociale.
Vous avez dit replâtrage ?
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