Sarko déçoit
Les français ont élu en juin dernier, l'homme de la "rupture", le sauveur du pays, ceui ui a nous
compris, le candidat au slogan qui fait mouche :" travailler plus pour gagner plus" .
Avec un endettement de 1200 milliards d'euros et 39 milliards de déficit annuel ( pendant le même temps l'Allemagne a fait + 169 milliards d'euros), la France méritait des mesures
intelligentes et courageuses.
Malheureusement, il semblerait à lire les derniers éditoriaux des économistes que Sarkosy ne soit pas la Jeanne d'Arc de l'économie française.
La détaxation des heures supplémentaires (exonération de charges
sociales pour l'employeur et défiscalisation pour le salarié) apparait comme une fausse bonne mesure pour 3 raisons:
1/ outre qu'elle semble être compliquée à mettre en oeuvre (effet "usine à gaz "), cette mesure ne concernera que des salariés privilégiés; ceux dont l'employeur proposera des heures
supplémentaires.
2/ Elle sera surtout un frein à de nouvelles embauches, l'employeur préférant des heures supplémentaires détaxées.
3/ Elle aura un coût pour l'état et le salarié ne sera pas gagnant à long terme du fait que ces heures ne rentrent pas dans le calcul de sa retraite.En fait , l'effet Laffer ne pourra pas jouer pleinement car l'augmentation de revenu est incertaine et d'autre part les heures supplémentaires régulières ne pourront bénéficier de la détaxation.
Il en est de même du bouclier fiscal à 50%:
On comprend ainsi qu'un français qui atteint 50% de prélèvement avec l'ISR et l'ISF serait dispensé de payer sa taxe foncière par exemple... Cela parait compliqué et illogique
D'autre part cela favoriserait les investissements dans les actifs improductifs
Les mesures de bon sens pour beaucoup consisteraient à faire simple:
Retour aux 39 heures et retraite calculée sur toutes les heures de travail
Baisse de l'ISR mis à taux unique et proportionnel
Baisse des charges sociales pour l'employeur pour diminuer le coût du travail
Suppression de l'ISF : impôt inutile.
Suppression de tous les droits de succession
Citons pour conclure Pascal Salin
"Même si cela peut sembler paradoxal, c'est la baisse des impôts et non leur augmentation qui permettrait de rééquilibrer les comptes publics, grâce à son action positive sur l'activité économique" et Frédéric Bastiat, "même s'il y a un déficit, il faut diminuer les impôts, car ce n'est pas hardiesse, c'est prudence».
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