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Eclairage

Rupture avec l'étatisme

18 Septembre 2007, 21:00pm

Publié par Simon Duplessis

La dette est de plus de 1000 milliards d'euros (1145 exactement). Elle est passée de 20 % du PIB en 1980 à 65 % en 2007.
Elle représente aujourd'hui 4 fois le buget annuel de l'état!
Chaque année, la dette coûte (uniquement en intérêts) environ 50 milliards d'euros: C'est l'équivalent de 20% du budget de l'état, soit 89% de l'impôt sur le revenu ou encore 140% de l'impôt sur les sociétés qui sert à payer les intérêts de la dette nationale.
Dans le même temps le déficit annuel de la balance commerciale est de 30Md d'euros. L'eurogroupe a vivement critiqué NSS en déclarant que les réformes françaises  allaient dans le bon sens  mais étaient très nettement insuffisantes.
Il faut noter  également que les français attendaient là aussi dans le domaine économique une rupture. Visiblement , on ne peut pas faire ( défiscalisation des emprunts immobiliers) ou on fait timidement ( par exemple:le non renouvellement des fonctionnaires) ou on bricole ( ex : diminuer l'impot sur le revenu pour le compenser par une TVA sociale). Certains disent même que la marge de manoeuvre du gouvernement est identique à celle d'un commandant de porte-avion engagé dans le canal de Suez car la rigueur budgétaire en particulier entrainerait une baisse de la croissance etc.. Mme Lagarde dit que l'on pourrait à l'horizon 2012 commencer à inverser le cours de la dette si la croissance est au rendez-vous !
Bref, on ne peut rien faire sinon prier et bricoler en attendant des jours meilleurs...

Cependant, les économistes de l'Eurogroupe disent bien que le problème français est systémique Cela veut dire en clair  que l'intervention de l'état induit des effets néfastes sur notre économie.
L'augmentation de la dette (aussi bien sous Mitterand que sous Chirac) est liée au coût du social et en particulier du traitement social du chômage. Ce chômage est une particularité française ce qui indique bien la nature structurelle de celui-ci. Effectivement, les contraintes financières, sociales et administratives provoquées par l'état  sont un frein à l'embauche. Au risque de passer pour le populiste du café du commerce, je dirais également  le coût du chomâge est largement lié également à l'immigration (statistique INSSE : 25 % des étrangers sont chômeurs).

La vraie rupture ce serait :
- de libérer réellement les entreprises en diminuant les charges (impôts et charges sociales) qui pèsent sur elle, ce qui lui permettrait  d'embaucher en diminuant le coût du travail. L'effet Laffer ("trop d'impôts tue l'impôt") permettrait une augmentation secondaire des recettes fiscales après un temps de latence inférieur à 3ans.
- de diminuer le train de vie de l'état:
Pourquoi pas tuer le mammouth en libérant l'école de la tutelle de l'éducation nationale en instituant un chèque scolaire ?.
Supprimer la sécurité sociale et responsabiliser les français en  la transférant sur un systéme d'assurances inviduelles.
Etc

Pour finir, il faut citer Pascal Salin:
On ne peut pas vouloir une chose et son contraire, on ne peut pas proclamer la liberté et accepter l'esclavage. Rechercher une troisième voie mythique entre le collectivisme et l'individualisme, se prétendre tolérant parce qu'on admet les compromis, ce n'est pas seulement un manque de lucidité c'est une véritable trahison. Il faut du courage pour être libre, mais il faut aussi du courage pour être libéral dans ce monde de fausses valeurs, d'alibis douteux, de compromis idéologiques, de mimétisme intellectuel et de démagogie politicienne où l'humanisme libéral est ignoré, déformé, caricaturé jusqu'à la haine.

et également Jean-Paul II
« la doctrine sociale de l’Église n’est pas une troisième voie entre le capitalisme libéral et le collectivisme marxiste » Il nous a donc appelé au réalisme en matière économique, en reprenant l’enseignement de ses prédécesseurs sur la légitimité de la propriété privée, et sur la destination universelle des biens, mais aussi en apportant beaucoup d’éléments nouveaux sur l’entreprise, l’entrepreneur, le profit, le marché.
 « Il semble que, à l’intérieur de chaque pays comme dans les rapports internationaux, le marché libre soit l’instrument le plus approprié pour répartir les ressources et répondre efficacement aux besoins »

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Marie C 21/09/2007 20:43

Mme Thatcher n'avait pas les syndicats communistes ou autres  que nous avons en France . Les mineurs anglais étaient seuls en grève et il faut le faire remarquer , ils n'avaient pas un seul jour de payé à l'inverse de la France. En france, personne ne peut jamais faire une seule réforme sans que tout de suite, les gens descendent dans la rue, il faut en avoir du courage pour contrer cela et je n'ai encore vu aucun gouvernement y arriver.  la manipulation est une chose très au point chez nous cela va jusqu'au lycéens, aux fillettes voilées, aux ouvriers etc

Lelysdanslavallée 21/09/2007 07:33

Quitte à se faire vilipender autant mettre le paquet et ne pas se contenter de demi- mesures . Mme Thatcher a eu à son époque le taux de confiance le plus bas de l'histoire contemporaine au moment de la greve des mineurs, cela ne l'a pas empêché de mener sa poltique jusqu'au bout. C'est vrai, Sarko fait mieux que Chirac mais ce n'est ni difficile ni suffisant...

Marie-Marie 20/09/2007 20:57

Bien sur qu'il faudrait effectivement désendetter la France et favoriser le travail mais je trouve un peu dur de hurler sur ce gouvernent qui a les syndicats aux fesses dès qu'il essaie une réforme si minime soit-elle , qui a la gauche (trop contente !) qui fait de l'obstruction et ne propose rien  et qui a un Bayrou qui lui savonne la planche alors que les français l'ont complètement désavoué aux élections ! voyez les cheminots qui ont déjà déposé avis de grève en octobre et nous reverrons des fadas dirent que s'il font grève c'est parcequ'il y a sûrement une raison !Je pense que ce gouvernement est plus courageux que les précédents et j'attends de voir comment  il met en route les réformes avant de le villipender.