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Eclairage

Populisme

22 Octobre 2007, 18:09pm

Publié par Simon Duplessis

GENÈVE (AFP) Traditionnellement résistants aux sirènes de l'UDC, les francophones de Suisse romande ont contribué à la montée de la droite populiste, devenue à la surprise générale la première force politique dans les cantons de Genève et de Vaud.

En lisant cette dépêche de l'AFP, je m'interroge sur le mot populiste. Cet terme est devenu éminemment péjoratif. Les médias ont même parlé de national-populisme pour désigner le FN. Il est presque devenu synonyme de fascisme, poujadisme et que sais-je encore. Au mieux, il désigne un mouvement démagogique qui flatte les bas instincts des masses populaires.

Pour wikipédia, le  populisme désigne un courant politique, critiquant les élites et prônant le recours au peuple (d’où son nom), s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique. Il suppose l'existence d'une
démocratie représentative qu’il critique.

On peut avoir cependant une vison plus positive de ce mot.
Certains disent que le populisme, c'est le terme par lequel on désigne le peuple quand il ne vote pas comme on le voudrait. A cet égard le "non" au référendum sur l'europe est bien représentatif de ce qu'est le populisme pour les gouvernants. Le populisme est en fait une "révolte " non violente qui se traduit dans les urnes par un rejet des partis traditionnels accusés d'immobilisme. C'est en quelque sorte un non-conformisme électoral provoqué par une démocratie dans l'impasse thérapeutique. En France, le scutin majoritaire à deux tours contribue encore davantage à entretenir cette crispation populaire.

Comme dit Alexandre Dorna: la présence du populisme est assimilable, mutatis mutandis, à un accès de fièvre. Et si la fièvre est symptôme de maladie, elle n’est pas, en elle-même, la maladie.
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