Antiaméricanisme
Roland Hureaux nous retrace
l'histoire d'un certain ou prétendu antiaméricanisme français :
La défense de la langue française, comme la défense de l’ensemble de nos
intérêts essentiels, n’implique aucune haine de l’Amérique. Il ne s’agit d’ailleurs nullement d’un débat transatlantique mais un débat franco-français. L’adversaire, ce ne sont pas les Américains
qui se moquent comme une guigne de la langue française (n’hésitant pas à emprunter sans complexes autant de mots français que nous d’anglais) mais une lutte contre la veulerie de certaines élites
françaises qui se refusent aux obligations élémentaires qui furent celles de toute élite en tous temps et en tout lieu : défendre les intérêts et la culture de son pays. Quand le baron Seillière
parle anglais dans une réunion européenne où figure Jacques Chirac, ce n’est pas l’Amérique qui se montre méprisable, c’est le baron Seillière.
Il est donc parfaitement légitime que des Français et même des dirigeants français (s’il s’en trouve encore d’assez courageux) formulent des divergences vis-à-vis de la politique américaine, ni
plus ni moins que les citoyens américains ne le font.
Mais il convient de rejeter catégoriquement cette rhétorique perverse qui tendrait à culpabiliser les Français pour leur supposé antiaméricanisme viscéral ; c’est les culpabiliser de leur
liberté. C’est le début de la servitude. Il y a là, qu’on le veuille ou non quelque chose de l’attitude de Big brother tendant à « purifier le cerveau des mauvaises pensées ». Ceux qui dénoncent
le fantôme de l’antiaméricanisme cachent mal une volonté d’assujettissement total inacceptable pour une nation libre.
Et si on ne confondait pas l'amerique et le mondialisme ? Les français peuvent aimer les USA sans adhérer à une idéologie en vogue chez certains
dirigeants états-uniens issus de la haute finance internationale et des grands groupes pétroliers .
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