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Eclairage

7 clés pour l'action

16 Novembre 2007, 07:11am

Publié par Simon Duplessis

A la lueur de la doctrine sociale de l'église, l'abbé Houard propose 7 clés pour l'action.
L'enseignement social chrétien tend à guider l'homme dans ses rapports avec son environnement, qu'il s'agisse de la nature, pour en régler l'usage ; qu'il s'agisse de son milieu humain, pour en assurer l'harmonie ; qu'il s'agisse de l'économie, pour que soit garantie la justice et la charité.

Dans ces trois domaines, l'homme est appelé à AGIR. II est donc intéressant de distinguer les différentes phases de cette action pour en déduire les besoins, en discerner les pièges et y chercher des remèdes.

7 besoins, 7 faiblesses et 7 dons:
On peut, semble-t-il, ramener ces besoins à sept. Connaître, comprendre, évaluer, choisir, ressentir, persévérer, s'appuyer, voilà ce que chacun réclame dans sa vie personnelle mais aussi dans sa vie professionnelle.
 

Les pièges dans l'action sont insidieux : la paresse est peut être le premier présent à l'esprit : il se résume par le "à quoi bon ?" et les plus dangereux sont peut être  l'orgueil et l'envie (suis-je meilleur que les autres ?)

Les 7 dons pour s'en sortir:
La SCIENCE, pour connaître, en dépassant la limite des sens ; L'INTELLIGENCE, pour comprendre au delà de l'évidence ; La SAGESSE pour évaluer à l'aulne de notre destinée ; Le CONSEIL pour choisir au delà des apparences ; La FORCE, pour persévérer à travers échecs et difficultés ; La PIETE, pour apprécier ou ressentir la joie de l'effort ; La CRAINTE DE DIEU, pour la référence suprême.

A faire connaître à tous les blogueurs !
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G
Sauf que Maslow fait de la sociologie : il constate l'existant. Il ne fait pas de théologie.Mais si les théologiens faisaient un peu de sociologie, comme le Christ, on n'en serait pas là.
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P
cette "grille pour l'action " est à rapprocher de celle du "besoin", piquée dans "le blog de françois", dont il faut saluer l'intelligence et la douce impertinence"....a été théorisé par Maslow qui nous propose une pyramide des besoins. Les 4 premiers niveaux sont plutôt des motifs de "déficit" : leur non-satisfaction entraîne la maladie ou le mécontentement. Leur satisfaction est source de santé et permet l'émergence du motif immédiatement supérieur.1 à la base : les besoins physiologiques (faim, soif). Ventre affamé n'a pas d'oreilles, c'est bien connu. Dans les camps, les ghettos, en Afrique, on a pu voir jusqu'où l'homme pouvait aller, juste pour pouvoir manger.2 Le besoin de sécurité : ce n'est pas seulement la protection contre des agressions. Avoir un toit pour dormir est un besoin immédiat, primaire. Ne pas savoir où dormir ce soir peut créer des angoisses terribles.3 Les besoins sociaux : l'homme vit de relations avec les autres. L'enfant-loup reste au stade du mammifère. La construction de la sphère relationnelle nécessite cependant une énergie qui ne peut parfois être mobilisée, soit par troubles psychiatriques, soit tout simplement, parce que les besoins 1 et 2 ne sont pas satisfaits (les SDF sont souvent seuls, et refusent qu'on s'occupe d'eux).4 Estime, besoins du "Moi" : (voir Freud pour la définition du "moi", en gros l'ego). Montrer votre mépris à quelqu'un, humiliez-le, et vous le blessez profondémént. Nous avons besoin de reconnaissance, de sentir l'estime des autres. Dire "merci" ne coûte pas cher, et fait tellement plaisir ( c'est un message pour le MEDEF).5 La réalisation de soi, un objectif insatiable dont la satisfaction génère des exigences toujours plus élevées."L'idéal serait de concilier les deux, parvenir à finaliser ses besoins par une action chrétienne.
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G
Oui, c'est une grille intéressante.Je note que les verbes impliquant la réflexion et le discernement sont nombreux, en tête. C'est bien, car une grande erreur consiste à agir à partir d'idées toutes faites (yaka les faire travailler plus...), de préjugés (tous des c...), etcLa persévérance est bien , mais elle a des limites : dans l'action, en cas de difficultés, il faut refaire le cycle du discernement pour être sûr que, l'environnemment ayant changé, il faut continuer dans la même voie. Il faut persévérer à douter, non à s'enferrer.La crainte de Dieu, c'est méritoire dans l'univers où nous vivons. les Hedge Funds, qui ne craignent pas Dieu, vous vendent, vous délocalisent, vous virent en moins de temps qu'il ne vous en faut pour aller à l'ANPE..Une difficulté est donc de savoir quelle dose d'angélisme on peut mettre dans le business.
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