La détermination faiblit...
Ainsi donc, au 6 ième jour de grève, la détermination de façade de NSS se fendille.
Au départ, pas question de négocier, il fallait y aller et ce, à tout prix ! Le peuple n'avait-il pas demandé la réforme, le changement ? Après des élections présidentielles au résultat sans appel et des législatives confirmant le verdict, le terrain était dégagé pour mener cette réforme.
Au départ, pas question de négocier, il fallait y aller et ce, à tout prix ! Le peuple n'avait-il pas demandé la réforme, le changement ? Après des élections présidentielles au résultat sans appel et des législatives confirmant le verdict, le terrain était dégagé pour mener cette réforme.
On croyait le temps maudit de la négociation chiracovillepiniste révolu et on allait voir ce qu'on allait voir !!
Terminée donc la politique taillée sur les contours de la contestation des plus gueulards et après tir de barrage sur les
extrémistes, terminés également les ballons d'essais prêts à se dégonfler à la moindre interview de scribouillard de gauche ou de la pseudo-droite.
NSS a bien su faire monter la sauce, embaucher la clique de gauche en mal de consolation après l'échec de Ségolène et s'est précipité
pour les recevoir et, semble-t-il , afin de les circonvenir.
Une fois passés la stupeur et les premiers émois des fidèles priés de se taire, on aurait pu croire que de secrets accords de non belligérance allaient
être passés en retour.
Mais non, car en politique les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent et notre VRP préférait offrir des cadeaux à ses affidés
étrangers plutôt que de s'occuper de ses concitoyens en mal de rupture. Pendant ce temps là, les mauvais perdants parlaient trivialement du "troisième tour
social" comme mus par un souverain mépris du résultat des urnes.
A peine commencait-on à découvrir une ministre de la justice au caractère bien trempé et à la détermination inflexible que la presse se déchaîna
contre elle après que 7 de ses collaborateurs fussent contraints de partir; du jamais vu dans les couloirs feutrés du
ministère de la justice. Et oui , le consensus n'était plus sur la façon de phagocyter la ministre mais sur sur la façon la plus dévastatrice de la flinguer car elle apparaissait comme beaucoup
trop impitoyable pour ces fonctionnaires conservateurs et indirigeables.
Avec la grève de la semaine dernière, les choses semblaient bien engagées et la détermination du gouvernement entière. Puis les premières reculades sur
la reprise du travail avant toute négociation (mais sur quoi ?) se font jour malgré le soutien d'une France d'en bas qui souffre. On voit revenir la vieille méthode mélange
d'impuissance, d'incapacité et de manque de communication .
Alors, au moment où les choses pourraient basculer, nous allons devoir subir un nouveau camouflet de la part des syndicats. Ce n'est pas le mois
supplémentaire accordé pour la négociation qui y changera quoi que ce soit. On peut être assuré que les grèves sauvages reprendront à ce moment là.
NSS nous a pourtant habitué à mieux en cassant la gauche de façon magistrale. Pourquoi ne pourrait-il renouveler l'exploit avec les syndicats et nous
débarrasser de la peste rouge une bonne fois pour toute ?
Commenter cet article
P
J
S
P
J
/image%2F0575624%2F201305%2Fob_345924_drapeau-arm-c3-a9e-vend-c3-a9enne-2-jpg.jpeg)