Pas trop souple la carte !
En toute logique, les meilleurs établissements attirent les meilleurs élèves en
particulier ceux qui étaient autrefois contraints de fréquenter les établissements imposés par la carte scolaire et cela au détriment d'un enseignement à la mesure de
leurs capacités et de leurs ambitions personnelles ou familiales
Le succès de ces établissements ne se dément pas , c'est la rançon du succès mais aussi la marque d'une difference ressentie en terme de qualité de l'enseignement et de l'attractivité des
filières "classiques" encore considérées comme étant la voie obligée pour se diriger vers les carrières les plus en-vues .
En France , les métiers manuels ont donc toujours une mauvaise cote et l'on voit bien que malgré la crise, malgré les débouchés supposés des filières techniques, les familles restent
fascinées par les métiers auxquelles préparent les filières générales . S'agit il d'une faiblesse de la communication autour des filières techniques, d'un déficit d'image ou d'autres causes
(métier plus physique, moins rémunérateur) ?
On peut se demander quelles seraient les conséquences pour les établissements demandés par des élèves de zones difficiles ; Il y aura peut être un abaissement du niveau scolaire au
bénéfice d'un brassage, d'une mixité sociale supposée devoir régler le blocage de l'ascenceur social .
En revanche, concernant les établissements les moins prestigeux on peut s'attendre à une ghettoïsation, une augmentation de la fracture scolaire et au final un effet
contre-productif .
Après les passe-droits et les combines pour échapper à la carte scolaire, on va voir apparaitre la discrimination positive pour s'adapter à la nouvelle
situation.
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