Depuis qu'il sait que l'on se dirige vers une sortie de crise honorable pour tout le monde, le président socialiste de la région Ile de France, Jean-Paul
Huchon se répand sur toutes les radios et se montre trés attentionné pour les usagers des transports, épuisés par les huit jours de grève qu'il viennent de subir sans qu'on l'ait
beaucoup entendu prendre fait et cause pour eux.
Le coût de la grève pour les usagers:
Huchon, en bon socialiste ne manque pas souffle et demande que les usagers soient dédommagés de leurs titres de transport non utilisés. Mais, il demande cela
....à la SNCF et à la RATP au nom de l'image de marque que doivent tenir ces sociétés auprès de leurs clients !!!
Cela revient en somme à faire payer 3 fois le pékin : une première fois par l'avance du titre de transport, une deuxième fois, (et cela est incalculable tant
les conséquences directes et indirectes sont multiples et inattendues) par les coûts induits par la grève et ensuite troisième coût, par les augmentations de tarifs qui ne manquent jamais
de survenir à terme pour couvrir les surcouts de la gestion de crise en interne et les augmentations de salaires, primes diverses incitatives à la reprise du travail quand ce ne sont pas les
jours de grève payés ("comme le veut la tradition") véritable achat de la paix sociale à court terme.
Et qu'on ne nous fasse pas croire qu'il ne s'agit là que d'un budget pub réservé au maintient de la qualité relationnelle avec la clientèle.
En terme de gestion, cela relève de l'inconséquence et de l'irresponsabilité. C'est pour ces raisons que les syndicats ne refusent jamais de faire usage de la grève
préventivement et qu'ils n'ont pas trop de soucis financiers puisque leur trésor de guerre se renouvelle aux frais du contribuable et des usagers (les mêmes, en fait)
Réformer le financement des syndicats:
Il serait bien que les socialistes apprennent ce qu'est réellement la gestion d'une entreprise et arrêtent de croire que l'argent public est
inépuisable. Les syndicats devraient pour leur part être financés uniquement par les cotisations de leurs adhérents et non pas par des subsides publics voire patronaux
!
Cela obligerait les syndicats à devenir représentatifs, à clarifier leurs rapports avec l'état et le monde du travail qu'ils sont sensés représenter et donc à devenir
responsables.
Il n'y a pas de fatalité sauf dans l'esprit de ceux qui profitent de la lâcheté des gouvernants et de l'impuissance des dirigeants de entreprises.
L'heure des réformes de bon sens est venu ! Il est Minuit docteur Sarko !