Faut-il sauver le soldat Sarkosy ?
NSS monte de nouveau au créneau avec sa détermination habituelle pour annoncer de nouvelles mesures en faveur du pouvoir d'achat. " Je
veux être le président de l'augmentation du pouvoir d'achat ", affirmait - il au début de la campagne présidentielle. Malheureusement celui-ci ne se décrète pas a déclaré fort
justement un de ses ministres. Les français savent bien par ailleurs que les résultats d'une politique économique, si hardie soit-elle, ne doivent pas pas être escomptés au
bout de 6 mois seulement.
Néammoins, notre président espérait un coup de fouet psychologique après les premières
mesures prises l'été dernier en particulier avec la libération des hauts revenus. Préssé par la gauche et sentant monter l'inquiétude
des français après la montée du cours du pétrole et du prix des produits alimentaires, il a voulu rassurer en annonçant quelques mesures "chocs".
Je ne voudrais pas que ce modeste blog apparaisse comme un blog antisarkosiste primaire et je tiens à dire que je me réjouis de la réussite de la gestion des
émeutes de Villiers. Mais ce qui est normalement attendu de la part d'un état de droit constitue t-il un succès ? (Cela dit, on se demande pourquoi le ministre de
l' intérieur de l'époque n'a pas fait preuve de la même rigueur en 2005).
La question de fond demeure: les mesures économiques proposées par Nicolas Sarkosy sont-elles suffisantes pour relancer notre économie ?
Au regard des mesurettes annoncées, il est permis d'en douter. La rupture n'est pas là, ceci contrastant singulièrement avec la détermination de façade affichée par le président.
Le pays est paralysé par un étatisme diabolique responsable du chômage endémique et c'est d'une véritable révolution libérale dont nous avons besoin car il n'existe pas de 3° voie
entre une économie socialiste et une économie libérale.
Prenons quelques exemples :
Exemple des régimes spéciaux : on sait bien que le nivellement à 40 ans pour tous de la durée de cotisation est une mesure symbolique sans grande portée financière et qui a
couté cher au pays et aux usagers en journées de grève. La véritale révolution consisterait à passer dans un système de capitalisation permettant une véritable liberté et une véritable
équité en matière de retraite.
2° exemple; si le slogan de campagne "travailler plus pour gagner plus" a été approprié par les français, n'aurait-il pas été judicieux d'abandonner complètement la loi sur
les 35 heures au lieu de surcharger la législation du travail de dispositions compliquées et quasi inopérantes ?
3° exemple : la sécurité sociale que plus personne ne nous envie vu son coût exponentiel a fait l'objet d'un nième plan dirigiste qui ne sera pas plus suivi d'effet que les précédents.
A quand un système basé sur la concurrence et la responsabilité ?
4° exemple: les mesures promises qui vont dans le bon sens sont le plus souvent incomplètes et par conséquent sans effet positif (non-renouvellement des fonctionnaires, loi sur le
service minimum).
Ce ne sont pas les hauts revenus qu'il faut libérer. Certes, il faut alléger les impots sur l'épargne et le patrimoine mais il faut surtout abaisser les prélévements
obligatoires et les charges sociales qui pèsent sur l'entreprise et qui sont les causes indirectes du chômage.
La véritable prouesse de Sarkosy aura été de rassembler les français autour d'un consensus sur la nécéssité et la légitimité de réformer notre pays. Malheureusement l'essai n'a pas été
transformé.
/image%2F0575624%2F201305%2Fob_345924_drapeau-arm-c3-a9e-vend-c3-a9enne-2-jpg.jpeg)