Bourse : le grand nettoyage, une crise salutaire
Nous voici enfin rendu au point où la réalité économique rejoint la fiction de la spéculation boursière assistée par les manœuvres des banques centrales pour sauver les grandes banques de la faillite.
La vague roulait depuis longtemps en profondeur en ne faisant que rider la surface de l'océan de profit que les financiers pensaient à jamais maîtrisé
par la multiplicité des warning et de blocage anti-crack des systèmes informatiques.
Finalement cette vague ravageuse remonte aux USA , ce qui n'est que justice puisque la spéculation était entretenue par les boursiers de ce continent.
L'effet prévisible est qu'une récession inévitable du marché US entraînera, du fait de la sous-traitante mondiale, un choc à l'extérieur et en particulier en Asie et plus précisément en chine,
arrière boutique des américains pour leur fabrication.
Loin de devoir nous attrister, il faut voir dans cette crise un premier réajustement par rapport au scandale des subprimes dont nous écrivions voici
quelques semaine qu'il était fondé sur l'utilisation des plus pauvres pour enrichir les plus riches, ces derniers trouvant encore le temps trop long que celui du remboursement de leur créance et
mettant la pression par la spéculation pour faire rendre à l'économie virtuelle du dollar sonnant et trébuchant !
Les spéculateurs se trouvent punis par là où ils ont péché au même titre que lors de la crise des valeurs fictives du web en son temps.
Mieux, le contre-coup de la crise et le ralentissement économique qui va en résulter sont très bons pour notre portefeuille car la Chine va connaître
une baisse de la demande de produits manufacturé des US et devra d'une part ralentir sa production destinée à l'export et d'autre part et de fait réduire sa demande de matières premières ,
limitant ainsi la hausse du pétrole qui pénalise au premier chef nos portefeuilles. Enfin, elle devra trouver de nouveaux débouchés , en particulier en Europe et devra faire des concessions en
terme de prix, autre source de limitation de l'inflation importée que nous subissons du fait des tentions sur le marché industriel.
En période de pouvoir d'achat mis à mal et d'impuissance de l'État à trouver des solutions pour redonner de la vigueur à nos portefeuilles domestiques,
qui s'en plaindra?
Commenter cet article
P
P
P
M
M
/image%2F0575624%2F201305%2Fob_345924_drapeau-arm-c3-a9e-vend-c3-a9enne-2-jpg.jpeg)