Commerce extérieur : la voix du salut !
Le commerce extérieur français, avec 40 milliards de déficit serait il le véritable indicateur de l'état de notre économie ?
A n'en pas douter si l'on regarde les causes structurelles de notre déficit qui n'est pas prêt de
s'éteindre.
A force de tuer le petit commerce et l'industrie, de privilégier la sous-traitance extra-territoriale , la France est en train de devenir un vaste
musée tout juste bon à recevoir (mais comment?) les millions de touristes venus piétiner les parquets de la Galerie des Glaces et à leur servir des produits de luxe de plus en plus inaccessibles
pour nous !
On se dirige à marche forcée vers un pays où la grande distribution, elle aussi à la peine, domine l'économie nationale. Or, on n'a jamais vu les
distributeurs innover et investir massivement dans la recherche et le développement.
Pour combler notre déficit, il conviendrait, comme le font les allemands de défendre les pme-pmi et de générer une nouvelle race d'entreprises moyennes
qui fourniraient emplois et taxes en valorisant les innovations technologiques et en exportant.
Personne ne dira assez le paradoxe de voir Renault avoir de la dfficulté à vendre des voitures de plus en plus bas de gamme et BMW ou Mercedes réussir
sur le marché français. Le consommateur francais est exigeant et achète à bas prix mais il sait aussi reconnaître la qualité et y mettre le prix ! Entre les deux , le marché des constructeurs
francais est mince et d'autant plus difficile à séduire !
Le patron de Renault-Nissan a beau jeu de se targuer de réussir son paris alors que les ventes nationales chutent et qu'il vient de racheter Lada dont
les ventes explosent en Russie, son ambition étant de masquer les échecs de la marque nationale par la réussite de son acquisition.
Les francais manquent plus de confiance en l'avenir que de pouvoir d'achat. Or la confiance en économie c'est tout ! La preuve, c'est le déficit
du commerce extérieur. Celui-ci montre bien que lorsque les produits sont attractifs et innovants, ils se vendent très bien en France.
Freiner la consommation par un encadrement excessif du crédit serait en cette période de crise financière une erreur fatale car cela achèverait de tuer
la confiance.Mais le réflexe des banquiers sera de limiter le crédit en France et de durcir le ton ....pour compenser les erreurs dues à leur incompétence criminelle aux USA !
La hausse des taux du crédit à la consommation aura pour effet de freiner l'économie européenne et mondiale au moment où il faudrait la relancer dans
notre bloc pour éviter la crise de confiance.
A quoi nous sert donc l'euro dans ces conditions, qui nous fait nous aligner derrière les USA ?
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