Le système capitaliste est ainsi fait qu'il parait plus judicieux d'acheter du titre SG que du titre BNP, CL ou HSBC
Par une sorte de paradoxe qu'il convient d'éclairer ici, l'acheté prend en général plus de valeur que l'acheteur. En effet, et en
particulier dans le cas de la SG, banque qui dégage du profit malgré les turpitudes et les maladresses de certains traiders en herbe, l'attaqué devrait connaitre un mieux une fois absorbé par un
gros concurrent.
Il faut donc compter sur la valorisation à la fois technique et virtuelle de l'acquis et sur la baisse de
la trésorerie de l'acquéreur et donc sur la baisse de sa cote boursière .SG a tout intérêt pour redorer son blason à se laisser acheter plutôt que de mobiliser des sommes considérables
pour se protéger ou à augmenter son capital au risque de le diluer alors quelle est en plein dans la tourmente.
D'autres banques, bénéficiant d'une meilleure gestion et dégageant une trésorerie plus forte qu'elle chercheraient à placer ces liquidités ailleurs que
dans des junk founds et pourraient acquérir la SG , considérée jusqu'alors comme une banque de prestige et qui est quand même numero 3 en France. La banque victorieuse pourrait
s'imposer alors dans le jeu français et peser, comme on le devine, sur nombre de décisions politiques et dicter d'une certaine façon sa loi sur le marché financier mais aussi dans la sphère
politique nationale .
Nous assiterions à un nouveau recul de la toute puissance insolente de l'Etat dans les affaires privées et dans un système dont nous avons assisté
aux affres depuis quelques années.
Il ne fait aucun doute que les effets directs et indirects, voire inattendus d'un rachat de la SG auraient au premier chef des conséquences en terme de
modulation des frais bancaires et viendrait utilement aider les clients à faire quelques économies.
NSS toujours si prompt à defendre le pouvoir d'achat des français et la libre entreprise acceptera t-il enfin de laisser jouer la libre
concurrence dans un secteur encore bien opaque?
Cette question tombe à point au moment où le traité européen est voté par le Congrès d'une façon qui nous rappèle à quelle aulne est traité le citoyen
de la "toute petite France et de la Grande Europe".