Crise chez les scouts d'Europe
Philippe de Saint-Germain explique les raisons de la crise qui est apparue avec le motu proprio. :
l’enjeu dépasse le conflit interne, la crise est celle d’un mouvement catholique traversé par les forces et les faiblesses de l’Église de France.
Extraits
"Avec 27 000 membres, le mouvement est devenu l’un des principaux pourvoyeurs de vocations sacerdotales à l’Église de France. Après avoir été longtemps ostracisé pour ne pas être assez dans
l’air du temps, les scouts et guides d’Europe deviennent l’objet de toutes les attentions. Ils sont aussi une clé pour l’avenir, mais une clé qui dérange aux entournures. "
"Aujourd’hui, 3 % des effectifs suivent habituellement le missel de 1962. Si cette minorité agite tant les esprits, c’est parfois à son
corps défendant. La gesticulation de quelques radicaux, relayée à l’extérieur par les porte-paroles autoproclamés de leur cause, leur donne une visibilité inversement proportionnelle à leur
importance, et les dessert plus qu’autre chose.
Par ailleurs, l’expression même de leur sensibilité accuse tout ce qui dans le scoutisme dérange dans la société sécularisée qui est la nôtre : des jeunes en uniforme, qui saluent les couleurs,
qui apprennent à obéir à leurs chefs, à vivre à la dure et à prendre des risques, c’est une provocation absolue. Dans ce contexte, les unités “tradis” sont un bouc émissaire bien commode.
"
"Enfin, il faut raison garder. La ligne directrice ne peut être que celle de l’Église. Le pape dit « ouvrez les portes » ? On ouvre les portes. Si des invités ne respectent pas le
règlement, on sanctionne."
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