Crime de guerre
Après les raids aériens, Tsahal s'apprête à lancer une opération terrestre.
Hier, quelques 60 avions et 20 hélicoptères ont participé à l'opération "Plomb durci. Ces frappes aériennes massives dans la bande de Gaza ont fait 270 victimes palestiniennes. Israël
compte cependant poursuivre les opérations.
Vendredi matin deux roquettes et cinq obus de mortier avaient été tirés de la bande
de Gaza sur le territoire israélien sans faire de blessé.
Selon les médias israéliens, l'armée a commencé à masser des troupes aux abords de la bande de Gaza. La radio publique a précisé que «des unités
blindées supplémentaires de réservistes ont pris position dans un secteur limitrophe de la bande de Gaza".
Alors que certains pays occidendaux dénoncent la riposte disproportionnée de l'état hébreux, nombre de pays
arabes jugent que l'intervention israëlienne s'apparente à un crime de guerre .
Que dit la la Convention de Genève à ce sujet ?
Cette Convention signée en 1949 est un compromis entre les impératifs militaires de sécurité (pour l'occupant) et les droits fondamentaux des civils (subissant l'occupation). C'est donc un minimum réaliste, intangible, qui s'applique « quelles que soient les circonstances ». (source wikipedia)
Avec cette Convention, les civils sont clairement protégés de tout acte
hostile :
Ils ne peuvent être pris en otage, pour par exemple servir de boucliers humains Toutes les mesures de représailles visant les civils ou leurs biens sont strictement interdites. Les punitions collectives
sont strictement interdites. L'armée qui occupe un territoire où vivent des civils doit assurer leur protection, n'a pas le droit de les déporter
et n'a pas le droit d'implanter des colons civils dans le territoire concerné.
Il est bon également de rappeler quelques règles du droit des conflits armés :
- Les
personnes mises hors de combat et celles qui ne participent pas directement aux hostilités ont droit au respect de leur vie et de leur intégrité physique et morale.
- Les parties au conflit et les membres de leurs forces armées n’ont pas un droit illimité quant au choix des méthodes et des moyens de guerre. Il est interdit d’employer des armes ou des méthodes de guerre de nature à causer des pertes inutiles ou des souffrances excessives.

- Les parties au conflit feront, en tout temps, la distinction entre la population civile et les combattants, de façon à épargner la population et les biens civils. Ni la population civile en
tant que telle, ni les personnes civiles ne doivent être l’objet d’attaque.
Les attaques ne seront dirigées que contre des combattants et des objectifs militaires.
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