Békés et diversité
«Si l'esclavage n'est pas mauvais, rien n'est
mauvais.»
Alain Huygues-Despointes, un des "békés" interrogés sur canal +, regrette que les historiens ne s'intéressent pas "aux bons côtés de l'esclavage" et explique "vouloir préserver sa
race". "Quand je vois des familles métissées avec des Blancs et des Noirs, les enfants naissent de couleurs différentes, il n'y a pas d'harmonie",
déclare-t-il.
La plupart des békés s'est
totalement désolidarisée de ces propos. Il faut cependant bien voir qu'il y a deux affirmations dans cette citation.
La première concernant l'esclavage; c'est effectivement un non-sens de trouver des
bons côtés à l'esclavage et Abraham Lincoln disait à ce propos:
"A chaque fois que j'entends quelqu'un défendre l'esclavage, j'ai une énorme envie de lui voir appliqué personnellement."
Si l'on veut comprendre un tant soit peu les Antilles françaises , il faut bien constater que la mémoire de nos compatriotes d'outre mer est totalement imprégnée par l' esclavage. Il suffit
de dénombrer les rues "Victor Schoelcher "et les musées consacrés à cette période. Face à la population antillaise, les békés ne sont pas seulement des blancs
mais essentiellement les descendants de leurs maîtres esclavagistes. L' héritage des Békés est frelaté, c'est un fait.
J-M Le Pen, le premier, en 2007 dénonçait le système béké : "La Martinique appartient encore pratiquement totalement aux Békés. Personne ne sait cela. En 200 ans, depuis la révolution, cela
n’a subi aucun changement".
La deuxième affirmation concerne la préservation
de la race. Un lecteur du blog Fdesouche remarquait justement : “Quand Aimé Césaire (Noir) dit vouloir “sauver son sang” on lui offre des funérailles
nationales ultra-médiatisées. Quand un Béké (Blanc) dit la même chose on lui tombe dessus à bras raccourcis. Il faut dire une nouvelle fois que le métissage va
à l'encontre de la diversité mais les médias font mine de l'ignorer.
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