L'anti-France
La minorité agissante donne le ton. La nation française doit tout
simplement disparaitre, se diluer d'abord dans l' Europe puis dans le mondialisme. Le gouvernement mondial ; voila en fait le but ultime. Quelques mots clés sont martelés
inlassablement dans son discours; diversité, antiracisme, laicité, vocation universelle. Seule la république compte à ses yeux.
Quant à la France, elle est exécrée à travers son histoire (la monarchie, Vichy, l'Algérie française, les colonies) ses valeurs chrétiennes, son peuple ( le
français moyen avec son bêret et sa baguette). D'ailleurs quand ces braves gens parlent de leur pays, ils disent avec mépris "ce pays" comme s'ils avaient le
malheur d'y habiter, la honte d'être français.
L'identité nationale n'existe pas. La seule France valable, c'est un espace républicain sans frontière, ouvert aux hordes de migrants. Voila leur pensée profonde.
Le débat ouvert par le pouvoir sarkozyste est sans doute l'occasion d'ouvrir les yeux sur ce qu'est l'anti-France.
A titre d'exemples, voici quelques contributions édifiantes :
Arno Klarsfeld ; avocat, ancien garde frontière d'Israel
l’identité nationale en dépit des différences d’origine, de religion, de couleur de peau et des inégalités sociales doit s’exprimer autour de la volonté de vivre ensemble un destin national
commun appuyé sur les spécificités du passé de la France : l’antiracisme et les droits de l’homme pour contrebalancer l’héritage colonial et Vichy, la priorité donnée à l’éducation pour tous
pour que chaque Français puisse travailler, une laïcité tolérante à vocation universelle
BHL
Bien sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, “
Claude Levi strauss (RIP)
«J'ai connu une époque où l'identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les Etats. On sait quels désastres en résultèrent.»
Elie Sémoun:
Je ne suis pas fou du « Français moyen » mais j’aime bien parce que je me sens proche de “ça” ¬ [NDLR le « Français moyen »] voilà !… je ne sais pas comment dire
… Mais si…je l’ai dit…je les aime bien…mais en même temps, j’en suis pas…c’est pas des gens avec qui je passerai beaucoup de temps.”
Jacques ATTALI:
« Six éléments caractérisent l’identité d’un peuple, quel qu’il soit : un territoire, une langue, une culture, des valeurs, une histoire, un destin commun. Aucun de ces éléments n’est stable. Tous évoluent avec le temps. La France fut chrétienne ; elle est laïque. La France fut monarchiste ; elle est républicaine. Et aujourd’hui, toutes ces dimensions sont remises en cause par le mouvement du monde : l’effacement des frontières, en particulier en Europe, remettant en cause l’idée même d’un territoire identitaire ; le nomadisme croissant des Français comme des étrangers ; la présence croissante, sur le territoire national, d’autres langues, d’autres cultures, d’autres façons de vivre ; l’universalisation des valeurs, autour des droits de l’homme et de liberté individuelle, qui en fait disparaitre le caractère national ; et, enfin, dans l’individualisme ambiant, l’incertitude quant à l’existence d’un destin commun. De tout cela il résulte que, à terme, la seule chose qui définira durablement l’identité d’une nation, c’est sa langue, et la culture, la façon de penser le monde, qu’elle implique.
Hollande
Mais, être Français est précisément une harmonie. Jamais une négation, une exclusion, une fermeture. C’est cette définition de la Nation qui n’a cessé de s’enrichir depuis la révolution
française. Elle repose sur une histoire, avec ses moments de ferveur, de conquête, de libération, mais aussi ses mémoires blessées, notamment le fait colonial. Elle porte des valeurs -celle de la
République- qui ont organisé le vivre ensemble dans la liberté et la diversité. Elle est un projet collectif : une volonté d’agir ensemble dans l’espace national ou dans le monde. C’est ce
récit national qui permet de construire, au-delà de ce qui nous rassemble tous, les lignes de partage entre les cultures politiques, entre la gauche et la droite. Il y a une Nation et des façons
d’être Français. La France ne se constate pas. Elle se bâtit. Elle est un combat perpétuel entre des aspirations contradictoires.
Anne ROUMANOFF
« Je me souviens quand j’étais déléguée de classe en quatrième et qu’on a
tous chanté La Marseillaise le 11 novembre dans la cour d’honneur du lycée Carnot. Je me souviens de mon père, qui a été caché par une école de la Croix-Rouge pendant la guerre. Je me souviens de
la finale de la Coupe du monde en 1998 quand on se sentait invincible en chantant I Will Survive. Je me souviens du score de Jacques Chirac au deuxième tour des présidentielles de
2002. ...Je me souviens des Français qui donnent de l’argent au Téléthon alors qu’ils n’en ont pas beaucoup. Je me souviens que je suis fière d’avoir des origines étrangères.
Martin HIRSCH
« […] Je trouve que la France n’a pas de problème d’identité […] Le débat
sur l’identité européenne ou sur le modèle européen est plus essentiel
Pierre MOSCOVICI,
« Développer le civisme, rappeler les valeurs de la République - liberté,
égalité, fraternité, laïcité - est une préoccupation permanente, un devoir, [...] L’identité nationale ne peut être définie une fois pour toute, elle est formée de traditions différentes, elle
évolue au fil des ans.
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