Les racines de Besson
Indubitablement, il existe deux sortes de français; les français que je
qualifierais d' administratifs - car ils possèdent tous les documents prouvant qu'ils ont bien cette nationalité et les français de coeur et d'esprit. On pourrait
dire en paraphrasant Morvan Lebesque que chez ceux-ci , "la France vit en eux".
Voila la différence entre un Gollnisch - la France est pour lui comme une mère - et un Besson qui pense que la " France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui
veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage.
Besson se réclame également d'un président qui déclare : “Je suis un homme de sang mêlé à la tête d’une nation
métissée”.
C'est faux bien sûr, archifaux.
Besson et Sarkozy prennent leurs désirs pour des réalités.
Comment des français munis de telles responsabilités politiques peuvent-ils sortir de telles contre-vérités ? Comment vouloir un débat sur l'identité
nationale tout en la niant ? Comment comprendre cette schizoidie ?
Pour y répondre, demandons-nous quelles sont les racines de ces
hommes là, celles de leur enfance.
Besson a eu une enfance meditérranéenne, ses racines sont arabes et sans doute également juives. Il est né au Maroc d'un père français qu'il n'a jamais connu et d'une mère
d'origine libanaise dont le nom de famille est Musa (Moïse en arabe). Après la mort de son père, sa mère se remarie avec un chirurgien-dentiste, d'origine égyptienne, de la famille Bahri, avec
lequel elle aura 5 enfants.
Besson a été marié à une française dont il a divorcé récemment et a pris pour compagne une étudiante tunisienne dénommée Yasmine Torjeman (Torjeman :
"traducteur", en hébreu et araméen).
Pour Sarkozy; on retrouve à peu près le même parcours ; un père d'origine hongroise absent très tôt dans sa vie car il a déserté le clan familial. Notre futur président a été élevé par sa mère.
Cette dernière est la fille de Bénédict Mallah, chirurgien du 17e arrondissement de Paris, issu d'une famille de Juifs séfarades chassée d'Espagne puis installée à
Salonique à partir du XVIIe siècle. Le fils de Nicolas , Jean s'est marié avec une Darty-Sebaoun avec laquelle il vient d'avoir un fils nommé
Solal.
On voit bien que dans l'un et
l'autre cas, l'absence du père a renforcé les racines maternelles et généré un sentiment d'appartenance très fort à cette communauté cosmopolite.
Pour tout dire, je ne suis pas sûr que ces deux hommes soient des français "en conscience".
Et là, on peut trouver une explication à cete négation de l'identité française: car si tous les juifs ne sont pas partisans du métissage, il apparait que les partisans du métissage sont souvent
des juifs et si ceux-ci se marient exclusivement entre eux , ils sont pourtant favorables au métissage pour les autres.
Rappelons ici ce que disent leurs amis:
Pour Attali; le vrai risque, c'est de voir s'éteindre les communautés juives de par le monde, pas de voir disparaître Israël
Pour Julien Dray : il faut faire cette
éducation du pays pour qu’il apprenne que désormais son avenir c’est le métissage... »
DSK nous assure aussi que : " dans un monde globalisé, il n’y plus de place pour une solution nationale"
Il appelle Nicolas Sarkozy à "faire machine arrière" sur le débat sur l’identité nationale. "Je suis un cosmopolite résolu. J’aime le métissage et je déteste le nationalisme. Je ne vibre pas à “la Marseillaise”. J’espère que le cadre national sera un jour dépassé "
Cette idée d'un métissage généralisé européen a été pour la première fois enoncé par le comte Coudenhoven-Kalergi, membre des B'nai B'rith:
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